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Ruya abandonne Galip en laissant derrière elle une lettre brève et énigmatique. Le jeune avocat turc, ainsi privé de son amour d'enfance, ne voit d'autre alternative pour retrouver sa femme disparue que de se plonger dans son passé et les écrits du demi-frère de celle-ci, Djélàl. Mais cet écrivain secret et inspiré que Galip vénère semble également s'être volatilisé... Commence alors pour Galip une quête acharnée de la vérité à travers les méandres d'Istanbul.
Hommage à la ville natale de l'auteur, Le Livre noir est habité par une Istanbul foisonnante et labyrinthique. Elle s'habille ici d'une dimension ésotérique, vibrante des signes que le héros tente à tout prix de percevoir. À la recherche de ses proches, mais aussi de lui-même, le héros de Orhan Pamuk devient un autre lui-même au fil de ce voyage initiatique. Il acquiert une clarté d'esprit qui lui fait toucher du doigt les secrets de l'existence où les identités se confondent dans l'incertain. L'écrivain turc signe ici un roman envoûtant, au questionnement perpétuel, semblable par moments à un rêve halluciné. --Hector Chavez --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Quatrième de couverture
Pendant une semaine, jour et nuit dans Istanbul, une jeune avocate, Galip, part à la recherche de sa femme Ruya, qu'il aime depuis l'enfance, et qui lui a laissé une lettre mystérieuse : est-ce un jeu ? Un adieu ? Dans le fol espoir de la retrouver, il fouille ses souvenirs et le passé militant de Ruya. Il lit et relit les écrits de Djélâl, le demi-frère de sa femme, chroniqueur dans un grand quotidien - un homme secret qu'il admire. Mais lui aussi semble avoir disparu. A la recherche des deux êtres qu'il aime, Galip est en même temps en quête de sa propre identité et bientôt, de celle d'Istanbul. Orhan Pamuk présente ici la ville sous un aspect singulier, toujours enneigée, toujours boueuse, et ambiguë : d'un côté occidentalisée, plongée dans l'actualité immédiate, avec ses néons, ses cinémas, ses mannequins, de l'autre traditionnelle, enracinée dans une vieille histoire ; brillante en surface mais creusée de souterrains, de catacombes et dérobant aux regards ses quartiers interlopes ; ici, superbe, éminemment poétique, ailleurs vulgaire ou violente. Insaisissable. C'est ainsi par le biais de la ville qu'Orhan Pamuk confère à ce roman d'amour et d'amitié, simplement pathétique, une grande dimension historique.


