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Lizard

King Crimson CD
4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • CD (1 janvier 1970)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Discipline Global Mobile/Musea Distribution
  • ASIN : B00065MDS6
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 31.208 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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1. Cirkus (Including Entry Of The Chameleons)
2. Indoor Games
3. Happy Family
4. Lady Of The Dancing Water
5. Lizard
6. Prince Rupert Awakes
7. Bolero - The Peacock'S Tale
8. The Battle Of Glass Tears (Including Dawn Song,Last Skirmish,Prince Rupert'S Lament)
9. Big Top

Descriptions du produit

Critique

Si le jeu de chaise musicale continue à plein au sein du personnel de King Crimson, permettant à Fripp et Sinfield, qui s’adjugent la totalité des compositions, de s’emparer définitivement de la barre du vaisseau amiral (Gordon Haskell prend totalement en charge basse et chant, à une exception près dont on reparlera, un nouveau batteur, Andy Mac Culloch, arrive, une section d’instruments à vents, dont les interventions multiples auront une influence prépondérante sur la tonalité de l’album, issue en partie du groupe Centripète du pianiste Keith Tippet, toujours «invité de luxe», vient épauler le saxophone et la flûte de Mel Collins), les orientations déjà entrevues dans le précédent album ont cette fois-ci abouti à un équilibre et une perfection faisant, huit mois seulement après le brillant intermède d’In the wake of Poseïdon, définitivement oublier le premier album et postuler Lizard au titre de deuxième chef-d’œuvre absolu du groupe.

Car la nouvelle formule achève une fusion des genres parmi les plus inouïes, où la diversité des timbres et des influences (de la fluidité rythmique et autres enluminures jazzy, la perfection formelle des mélodies, les sombres déjections mellotroniques, les interventions classicisantes des flûtes, hautbois et autres trombones et cornets, à l’énergie sous-jacente des racines progressives et rock) se fondent en un renversant et splendide amalgame où finalement toute étiquette, toute référence s’estompent dans l’inutile, pour laisser l’auditeur abasourdi de tant de nouvelle et étrange beauté.

Et si les quatre premières pièces sont superbes (des majestueux et envoutants «Cirkus» et «Happy Family» à l’énergique et énigmatique «Indoor Games», sans oublier l’élégiaque et serein «Lady of the dancing water» seul peut-être à rappeler certaines atmosphères antérieures), c’est la merveilleuse suite (la plus longue pièce jamais écrite par King Crimson et surement la seule à s’accorder pleinement avec cette forme musicale si prisée dans le rock progressif) donnant son titre à l’album qui en constitue la plus vibrante réussite. S’ouvrant sur une mélodie aérienne portée par le chant divin de Jon Anderson, gracieusement prêté par Yes, après des méandres d’une richesse infinie où tous les instruments à vent, sur les ponctuations inspirées du piano de Keith Tippet, finissent par unir leurs voies dans une apothéose de notes fiévreusement emmêlées, elle culmine dans sa section centrale sur un thème d’une sublime et troublante désolation introduit par le cor anglais, pour s’achever, après un passage furieux de mellotron et trombone hurlants, sur le lamento déchirant et unique de la guitare de Robert Fripp recouvrant définitivement le champ de bataille de son inénarrable plainte.

Alors que cet album soit celui d’une formation si éphémère qu’elle ne se produira jamais sur scène, que les conflits récurrents entre Fripp et son parolier laissent pour toujours au maître un souvenir amer des sessions d’enregistrement, ne lui permettant jamais d’en parler en toute impartialité, tout ceci devant tant d’immense musique ne relève finalement que de l’anecdote.      

Olivier Souane - Copyright 2013 Music Story

Descriptions du produit

24 bit Remastered third album of deeper exploring & experimenting reissued on Robert Fripp's own DGM label.

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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inoubliable 28 juin 2005
Format:CD
Bien que l'on ait pu dire du mal de la voix de Gordon Haskell (qui ne renouvellera jamais son expérience avec King Crimson) ou lire certains commentaires désabusés de Robert Fripp lui-même, cet album est pour moi le meilleur du groupe. C'est ici que le jazz est le plus présent, et visiblement la symbiose avec les auteurs d'In The Court... est parfaite : jazz-band et sons électroniques en parfaite harmonie, passages mélodiques sublimes (sur Lizard et Cirkus notamment), chant original et paroles d'une subtile poésie... Bref, même si je me fais des ennemis, Lizard est le plus grand album de rock "progressif", ou du moins le meilleur de King Crimson !
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un grand album magnifiquement raté! 22 avril 2009
Par Hervé J. COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 50 COMMENTATEURS
Format:CD
Si l'on est admirateur de King Crimson et que l'on veut être objectif (c'est possible Docteur?), il est assez difficile de donner son sentiment, son impression sur cet album,tant il fluctue entre sublime et irritant,tant il hésite entre merveilleux et avant-gardisme stérile.
Pourtant tout commence très bien avec la sublime pochette,très classieuse(surtout la version vinyl),mélange d'enluminures moyen-âgeuses et de peinture naîve(on peut reconnaitre entre autres les Beatles parmi les personnages de la pochette!)
Mais tout de suite certains partis-pris de Robert Fripp étonnent et inquiètent: pourquoi vouloir imposer ce chanteur à la voix irritante,hésitante et mal placée,alors qu'en plus il ne sait visiblement pas jouer de la basse. Tout l'album sera handicapé par le manque de cohésion (c'est un euphémisme!)entre la basse et la batterie (Andy Mc Culloch étant , lui , un très bon batteur). Seulement peut-être dans "Lady of the dancing water",Gordon Haskell "sauvera un peu les meubles"! Et la comparaison est d'autant plus dure avec la sublime voix de Jon Anderson dans "Prince Rupert awakes" ( ce morceau sera hélas gâché par un très mauvais mixage du mellotron trop en avant et trop strident).
En général la qualité des compositions de la première face est assez médiocre(exception-faite pour "Lady of the...) et seule la production avant-gardiste, à la limite humoristico-jazzy , la sauve de l'ennui.
La deuxiéme face est beaucoup plus aboutie,"Prince Rupert",bien qu'imparfaite est très sympa,la voix de Jon plus grave que dans Yes ,amène ici un couleur totalement originale. Et c'est en arrivant à "Boléro" et "the peacock's thème" que l'on touchera au sublime(le hautbois à vous tirer les larmes!).Si l'album avait pu être seulement de la moitié de cette qualité, on frisait le chef-d'oeuvre!
Malgré tout celà Lizard reste un album très attachant,n'est pas le chef-d'oeuvre proclamé par certains( il aurait pu l'être,mais la patience n'est pas la qualité première de sieur Robert!).
Il reste cependant d'un accès très difficile aux non-initiés (par qui d'ailleurs?) et demandera de longues soirées d'hiver afin d'en extraire la substantifique moelle (ouf!).
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 apothéose 25 octobre 2005
Par Kh.
Format:CD
c'est album est pour moi "le plus progressif" du groupe et par conséquent le moins accessible, mais pourant si beau!
Tout simplement superbe, cet album nous emmène dans un autre univers, engendré par cette ambiance si particulière, mélée de rock et de jazz, d'un niveau de recherche musicale très élevé... Malgré tant d'écoutes, je ne m'en lasse pas! à chaque passage de nouvelles découvertes... Pour moi le meilleur!
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