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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Unplugged looping,
Par Stad (Beyrouth, Liban) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Llyria (CD)
A l'autre pôle d'un Nils Petter Molvaer qui, avec Khmer (ECM - 1997), demeure celui par qui l'échantillonnage aura poussé la porte du jazz, le pianiste helvétique Nik Bärtsch est l'artisan d'un parti pris égal en audace, qui consiste à reproduire les boucles rythmiques (looping) sans recours aux samplers, mais avec un simple quatuor d'instruments acoustiques, le Ronin.Après le succès des albums "Stoa" (ECM - 2006), et Holon (ECM - 2008), le Nik Bärtsch's Ronin sort Llyria (ECM - 2010), un opus digne des attentes les plus ambitieuses, notamment au niveau de la complexité des rythmes Zen Funk marqués par l'influence du compositeur minimaliste Steve Reich. Ici, comme dans tous les albums des formations conduites par Nik Bärtsch d'ailleurs, les plages dites modules ne portent pas de titres mais de simples numéros. Cela laisse penser que chaque plage n'est en fait qu'un segment d'une musique évolutive, qui existerait au moins en théorie, et n'aurait ni commencement, ni fin. Ce choix, loin de n'être que formel, consacre l'abstraction sonore au plus haut niveau, et avec elle, la liberté de l'auditeur d'associer à la musique des images propres à lui, dépourvues du facteur d'influence qu'un titre traditionnel aurait constitué. Enfin, par rapport à Stoa qui reste quand même mon album préféré, Llyria brouille d'avantage ce qui reste des frontières entre la composition et l'improvisation. Il est certes plus musical et moins 'robotique' (Modul 48), dans l'ensemble plus jazzy (Modul 51), et se distingue par plus d'éspace accordé aux merveilleuses percussions d'Andy Pupato. En revanche, le génie lui, demeure intact, comme en atteste le très beau Modul 49-44 de clôture. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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