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L'obsession Vinci Broché – 8 novembre 2007


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Extrait

Les hurlements de la prison
8 avril 1476

- Je n'ai pas peur du noir. Pas du tout. J'aime le noir. Tout naît du noir. J'ai besoin du noir pour faire la lumière.
La voix qui s'élève de ce trou exigu appartient à un très jeune garçon aux allures d'éphèbe, à peine sorti de l'enfance. Étrange de le voir en pareils lieux. Tant de blondeur, d'éclat et de beauté en prison. Il est d'une longueur et d'une finesse qu'exagère sa minceur fuselée. Élancé, les épaules larges, les hanches étroites, habitué à se mouvoir dans la nature, en force et en souplesse. Recroquevillé dans un angle étriqué et humide de ce réduit obscur, les bras enserrant les genoux, il fanfaronne pour rassurer Zoroastre ou conjurer le sort :
- Pourquoi veux-tu que j'aie peur ? Patiente une demi-minute les yeux fermés, rouvre-les, et là, tu vois, le noir n'est plus si opaque. Regarde par terre, des rais de lumière filtrent par la porte. Pas beaucoup. Mais quelle heure peut-il être ? Le soleil n'est-il pas déjà couché ? Allez, Astro, calme-toi. Cesse de trembler, ça fait bouger même les murs de cette prison. Il ne fait pas si noir. Enfin, pas davantage que la nuit. La nuit, tu ne trembles pas.
Massimo de Peretola, dit Zoroastre ou, plus familièrement, Astro, a la même taille que Léonard de Vinci, deux, trois ans de moins.
Pour alimenter le secret, il ne dit pas son âge. Vraisemblablement entre vingt et vingt-cinq ans... Très grand, le visage marqueté de petite vérole, le cheveu aussi noir que Léonard l'a blond clair, l'oeil aussi sombre que celui de Léonard est bleu-vert... Orphelin de naissance, de naissance plus qu'obscure d'ailleurs, il ne cesse de s'inventer des origines plus ou moins nobles, plus ou moins fantaisistes. Actuellement, il est byzantin ! Arrivé à Florence à l'âge de douze, treize ans, nul ne sait d'où ! De Byzance, il n'a ni les manières ni les lettres... Il n'en a que le culte du mystère et son pseudonyme. Zoroastre.
- Vraiment, tu n'as pas peur ?
- Du noir ? Non. De l'enfermement, si. Il ne faut pas que ça dure trop, sinon je vais tout casser, menace Léonard.
- Tu as bien commencé à l'atelier. On peut dire que tu leur as donné du fil à retordre. Ça, tu étais salement dépenaillé, mais tu ne les as pas laissés intacts non plus. Ils ont dû se mettre à six pour te ceinturer.
- Oui, on ne s'est pas laissé traîner à l'abattoir sans résister. Même «Dieu» n'avait pas l'air fâché des dégâts causés chez lui. En partant, il m'a fait un clin d'oeil. J'ai eu le sentiment qu'il ne désapprouvait pas. Et qu'en dépit des accusations, il était de notre côté.
- À toi, il passe toujours tout. Quoi que tu fasses. D'ailleurs, tout le monde te passe tout. À se demander même comment tu peux te retrouver ici. C'est à n'y rien comprendre.
- Dénonciation anonyme ! Tamburo ! Tamburazione... La délation !
- Mais qui a bien pu nous dénoncer ? Tu as une idée ?
- Le fameux Anonymus, le personnage le plus courageux de Florence.
- Mais qui est-ce ?
- Peu importe. Parmi les autres accusés, il y a le fils Tornabuoni, précise Léonard. Ça va vite remonter chez les Médicis. Des gens hauts placés doivent déjà être en train de s'agiter pour nous sortir de là.
- Si on te libère, tu ne m'oublieras pas ?
- Astro ! Comment oses-tu ? C'est nous deux ou personne. Comme toujours. Depuis que je suis arrivé à Florence, est-ce que je t'ai jamais quitté ? Jamais trompé ? Tu es comme mon frère.

Biographie de l'auteur

Sophie Chauveau répond à toutes ces questions avec la rigueur, la curiosité et l'intuition qui ont fait le succès de La Passion Lippi et du Rêve Botticelli. Elle rend ainsi hommage aux hommes qui, il y a cinq siècles, inventèrent la liberté pour les artistes. "Le siècle de Florence" s'éteint avec le plus grand et le plus mystérieux d'entre eux.



Détails sur le produit

  • Broché: 435 pages
  • Editeur : Editions SW Télémaque (8 novembre 2007)
  • Collection : ROMAN HISTORIQU
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2753300569
  • ISBN-13: 978-2753300569
  • Dimensions du produit: 23,5 x 3,1 x 15,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jean Dazil le 31 août 2009
Format: Broché
Une vision glauque de la vie de Léonard. Peinture probablement bien documentée de son entourage et de sa vie mais beaucoup de répétitions et , à mon avis, la fascination de l'auteur pour le personnage ne justifie pas le renouvellement des scènes de débauche à chaque chapitre. En résumé, m'a profondément déçu.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par Denys Rousseau TOP 1000 COMMENTATEURS le 9 juillet 2008
Format: Broché Achat vérifié
A la suite de la "passion Lippi" et du "rêve Boticelli", ce livre sur Vinci clôt le travail de Sophie Chauveau sur le "siècle de Florence". De nombreux recoupages avec "Au temps où la Joconde parlait" et donc pas de grande surprise. Cependant, Chauveau fonde une grande partie de son livre sur l'homosexualité de Vinci et s'appesantit sur cet aspect du personnage tout au long des pages. De plus, au fil de la lecture on se demande comment un personnage qui a autant raté de choses peut être resté comme le génie de la renaissance (c'est sans doute ça le génie...). Il y aurait moins de 15 peintures attribuées avec certitude à Léonard de Vinci et il reste à la lecture du livre surtout comme un extraordinaire ordonnateur de fêtes. L'amitié avec François 1er à la fin de sa vie est étonnante, alors que ce type ne pouvait littéralement plus vivre de son art en Italie. On croise dans le livre son cheval Azul, ses amis Lippi et Botticelli, sa haine pour Michel Ange, son âme damnée Salaï et, à la fin de sa vie, son jeune élève secrétaire Melzi
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Christine Tulli le 30 juillet 2010
Format: Broché
La trilogie des peintres a ce mérite de retracer une époque, une vie construite sur une même trame publique, mais à chaque fois différente. Le XV° siècle en Italie, les dignitaires et leur cour.... Les habitudes et les lois, l'esprit et les goûts, le peuple et ses dirigeants.... L'auteur s'attarde moins sur le talent de chacun que sur le quotidien de sa vie : c'est une facette souvent obscure et choquante qui donne à l'artiste l'éclairage nécessaire pour être révélé comme un homme avant d'être un peintre. Il émane du « Vinci » une telle diversité, due à la personnalité même de l'homme, qu'on l'oublierait presque dans ce fouillis de passions. Passions des couleurs, des sciences, des stratégies guerrières ou des macchabées, mais aussi la passion des sens et de la débauche. L'auteur était sûrement tenu d'insister sur ces outrances extrêmes pour le faire accepter, comprendre et connaître. C'est heureusement une trilogie : je ne serais pas allée à 4, en séquence immédiate !!!!
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