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le 24 mai 2003
Dans l' "obsolescence de l'homme", Günther Anders nous propose une remarquable analyse des rapports entre homme et technologie, à nous faire frémir. Loin des oripeaux heideggeriens de la critique de la technique, il dresse un portrait frappant de l'"homme moderne" dépassé par sa production technologique et devenu l'esclave dévôt de celle-ci. Mêlant développements proprement conceptuels et exemples précis, ce portrait à charge n'en devient que plus convaincant et dérangeant dans un monde où l'on se contente bien souvent de fonctionner. Une lecture à faire d'urgence, notamment pour nous "internautes" prisonniers du réseau...
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le 22 septembre 2014
Je crois que bien des intellectuels français devrait lire cet ouvrage.
Le préambule est un véritable explosif qui remet toute notre civilisation à plat et rebat les cartes - c'est franchement époustouflant.
Voilà un de mes nouveaux livres de chevets - comme tous ceux de cet éditeur !
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Quelle que soit la validité toujours actuelle de la critique marxiste du capitalisme, fondé, non sur la liberté du commerce et de l'industrie (comme voudraient nous le faire croire les néolibéraux), mais sur l'exploitation de masse et la recherche effrénée du profit, certains auteurs ont souhaité aller plus loin dans la critique de la société industrielle, en actualisant et en approfondissant certains aspects que Marx n'avait fait qu'effleurer. Et de ce point de vue, l'oeuvre de Günther Anders et en particulier son ouvrage majeur, "l'obsolescence de l'homme", constitue un jalon indispensable permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et surtout celui dans lequel nous risquons de vivre demain.

"Hiroshima ist überall !" ("Hiroshima est partout"). Günther Ander a 43 ans en 1945 lorsque explose les deux bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki et cet évènement va avoir un impact déterminant sur la pensée du philosophe. Pour la première fois de son histoire, l'homme a acquis, grâce à la maitrise de l'atome, le pouvoir de s'exterminer lui-même. "L'humanité a atteint le temps de sa fin possible" dira-t-il . Pour lui, les deux guerres mondiales n'ont été que des répétitions générales et la fin du monde pourrait bien s'inscrire dans le prolongement des génocides perpétrés au XXième siècle. L'obsession de Günther Anders face aux dangers du nucléaire pourrait paraitre excessif, si le monde n'avait pas vécu 40 ans sous l'équilibre de la terreur et si les accidents de Tchernobyl et Fukushima ne s'étaient pas produits pour nous rappeler que même le nucléaire civil comporte des risques majeurs; risques jugés suffisamment importants et inacceptables pour que l'Allemagne décide en 2012 de sortir du nucléaire...

Mais l'originalité de la pensée du philosophe se situe ailleurs. Pour lui, si des hommes, des ingénieurs, ont été capables de construire un arsenal nucléaire susceptible d'anéantir plusieurs fois la planète, c'est le signe qu'ils ne comprennent plus rien au monde dans lequel ils vivent, un monde où la machine a supplanté l'homme et, pire, où l'homme s'est mis au service exclusif de la machine. Et il n'est aujourd'hui que d'observer tous ces êtres humains branchés en permanence à leur smartphone pour se demander, à la suite de Günther Anders, de l'homme ou de la machine, qui est le maître et qui est l'esclave ? Günther Anders parle de "honte prométhéenne" pour caractériser ce sentiment, largement diffusé dans les médias et les discours officiels, d'un homme devenu inférieur à la machine. Et la somme de toutes les machines auxquelles l'homme est sommé de se soumettre forme la mégamachine, vaste système totalitaire sans contrainte, mais capable de contrôler nos vies de A à Z...

A propos des médias de masse justement, le philosophe constate que leur rôle est avant tout de produire un homme conformiste qui n'aurait plus besoin d'être aliéné par la contrainte puisqu'il s'aliénerait lui-même en intériorisant comme allant de soi la doxa des classes dominantes et la soumission aux machines. "les médias substituent à la réalité une image de la réalité qu'ils impriment dans tous les esprits de telle sorte que tous les hommes finissent par avoir la même réalité en tête, situation qui, à long terme, renforce leur isolement et les dispense de communiquer ".

Que dire de plus ? En réactualisant ainsi la pensée marxienne, Günther Anders ne fait que confirmer l'intuition de Marx selon laquelle le capitalisme ne serait qu'une entreprise de destruction massive courant à sa perte, victime de ses propres folies et contradictions. Bien sûr, il n'est pas question de nier l'incroyable capacité d'innovation et d'adaptation dont a pu faire preuve le capitalisme au cours des deux siècles passés, mais toujours au bénéfice du pire avec les guerres et les génocides les plus effroyables que le monde ait connus, un niveau insoutenable d'inégalités et de disparités de richesses et des atteintes mortelles à l'environnement pour un bilan qui, au final, reste de loin largement négatif.

Selon un groupe d'experts et scientifiques internationaux, sur les 9 ressorts écologiques fondamentaux permettant la vie sur Terre, 4 seraient déjà gravement menacés :

- la biodiversité se réduit à un rythme alarmant
- le taux de concentration de CO2 dans l'atmosphère continue d'augmenter avec des risques accrus pour le climat
- l'utilisation excessive des fertilisants à base de nitrate/phosphate dégrade la qualité des terres arables et des eaux
- la disparition des zones forestières se poursuit de manière effrénée

Les cinq restant donnant également des signes de faiblesse :

- l'utilisation excessive de l'eau douce
- l'acidification des océans
- la réduction de l'ozone atmosphérique (qui nous protège des rayons du soleil)
- la dissémination des nouvelles substances (plastiques, phtalates, etc....)
- le croissance des aérosols atmosphériques

Pour Günther Anders, il existe bien des êtres profondément "inadaptables", qui ne se conforment pas aux impératifs de la mégamachine (le philosophe aimait à se définir lui-même ainsi). Des êtres capables de voir ce que les conformistes ne voient plus. Il resterait donc un espoir, même s'il se fait peu d'illusions....

Le mégamachine ne se rendra pas sans combattre.
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le 12 octobre 2014
a lire pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et la societe dans laquelle nous évoluons...ce livre ecrit en 1956 est toujours d'actualité ,a sa lecture on a l'inpression qu'il a été ecrit mosi dernier tellement la vision de G.Anders est precise d'avant-gardisme....attention cela reste un texte tres abscon,donc munissez vous d'un dictionnaire,car c'est tout de meme tres philo et tres socio et psycho.....mais genial tout de meme... A lire à tete reposée...
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le 28 février 2015
C'est un auteur qui n'a rien d'attirant de prime abord tant sa vision du monde est sombre; Et puis, on commence parce que son raisonnement est si juste et si intelligent, il nous fait penser à ces poètes maudits aussi brillants que désespérés. C'est un auteur essentiel à mon travail de thèse.
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le 15 mai 2015
Une analyse ontique de la technique, c'est-à-dire de ses structures existentielles. Les analyses sur la technique, moins abouties que celle d'Heidegger, ont le mérite non négligeable, de montrer comment la technique peut être pensée comme une fin, et non comme un moyen, et comment la modernité accomplit une dématérialisation de la responsabilité qui se donne à voir dans l'extermination des Juifs d'Europe. La bombe atomique comme paradigme de cette optimisation de la technique est interpellante et en même temps contestable. A lire absolument.
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