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Lodger
 
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Lodger

David BowieTéléchargement MP3
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Lecture   1. Fantastic Voyage (1999 Digital Remaster) 2:58 EUR 0,99
Lecture   2. African Night Flight (1999 Digital Remaster) 2:58 EUR 0,99
Lecture   3. Move On (1999 Digital Remaster) 3:20 EUR 0,99
Lecture   4. Yassassin (Turkish For: Long Live) (1999 Digital Remaster) 4:13 EUR 0,99
Lecture   5. Red Sails (1999 Digital Remaster) 3:47 EUR 0,99
Lecture   6. DJ (1999 Digital Remaster) 4:02 EUR 0,99
Lecture   7. Look Back In Anger (1999 Digital Remaster) 3:10 EUR 0,99
Lecture   8. Boys Keep Swinging (1999 Digital Remaster) 3:19 EUR 0,99
Lecture   9. Repetition (1999 Digital Remaster) 3:01 EUR 0,99
Lecture 10. Red Money (1999 Digital Remaster) 4:18 EUR 0,99
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un album extraordinaire, 27 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lodger (CD)
Parler d'incoherence a propos de lodger est un peu déroutant...
Encore un fois un album hors norme...Et rien que pour le dement "african night flight" cet album vaut le detour...
Bowie est encore une fois un genial interprete...
Red sails est sublime...et le tranquille fantastic voyage nous annonce exactement ce qui nous attend a l'ecoute d'une fantastique collaboration avec Eno...
Vous me manquez monsieur Bowie...
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des 5 Bowie indispensables., 10 avril 2006
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lodger (CD)
Lodger est un chef d'oeuvre au même titre que Low. Sorti après le baclé et autoparodique (mais attachant) Heroes. 1979. La même année que le fabuleux Fear of Music des Talking heads avec lequel il partage les interventions de Eno/Belew. Lodger est le disque le plus world et groovy de Bowie, le plus chaud, bouillonnnant, moite et tendu. Un disque Africain, voyageur qui respire une liberté totale. Chaque pièce est un petit bijou. Une section rythmique galopante, des zébrures de guitares détraquées, des mélodies sobres et retenues. Un chant grave et racé. Des arrangements audacieux et ludiques. Envôutant. Et précurseur.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 encore un album extraordinaire de l'homme qui venait d'ailleurs, 1 février 2008
Par 
prince saphir (au bord du monde) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lodger (CD)
Dernier volet de la trilogie berlinoise (même si enregistré à Montreux puis à New York) en compagnie de Brian Eno, "Lodger" est plus orienté pop, plus divers et coloré aussi que "Heroes" et "Low", les deux albums précédents, mais tout aussi expérimental et surtout aussi inventif et inspiré sinon plus...
Aucun instrumental ambiant cette fois-ci mais des titres tendus et concis, bourrés d'idées et de sonorités nouvelles.
Bowie, qui chante (superbement), joue du saxophone et de la guitare comme à son habitude, est entouré ici du fidèle Carlos Alomar (batterie, guitare rythmique), qui l'accompagne depuis "Young Americans" et qui jouera encore sur quelques albums ultérieurs ("Scary Monsters", "Tonight", "Outside"), Brian Eno (synthétiseurs, "ambiant drone", piano préparé et effets sonores en tout genre), Adrian Belew, futur King Crimson (guitares très innovantes, mandoline), Georges Murray (basse), Dennis Davis (percussions), Sean Mayes (piano), Simon House (violon), Roger Powell d'Utopia (synthétiseurs) et Tony Visconti (chant, guitare et co-producteur de l'album avec Bowie, comme tant d'autres depuis "The Man Who Sold The World").
L'album est composé de deux parties, les deux faces du vinyl : la première est une sorte de voyage, de cartes postales de voyages (voyages qui sont censés ouvrir le coeur et l'esprit), tandis que la seconde s'intéresse à dénoncer certains travers du monde occidental, non sans auto-critique ni sens de l'humour tout britanniques :

1- Fantastic Voyage : Un "grand voyage" sans retour... et une chanson réminiscente de "Word On A Wing" dans le style et la façon de chanter; un des quelques titres calmes de l'album... Pas un des plus fantastiques, plutôt une sorte d'intro avant l'avalanche de créativité qui suit...
2- African Night Flight : Précurseur de la world music; un drôle de périple nocturne dans une jungle délirante et synthétique peuplée de drôles de créatures sautillantes et d'étranges bruits indéfinis dont une énigmatique "cricket menace"... Me fait penser à l'étonnant "Motorbike In Africa" de Peter Hammill sorti un an plus tôt.
3- Move On : Une cavalcade rythmique et des choeurs qui rappellent les musiques des westerns des années 50.
4- Yassassin : L'autre morceau "world" du disque, qui annonce le "Remain In Light" de Talking Heads qui sortira l'année suivante, proche aussi de ce que fait Police à la même période. Une sorte de reggae transfiguré aux sonorités électroniques avec violon arabisant...
5- Reds Sails : Inspiré par un morceau du groupe "kreutrock" Neu. Une superbe envolée new wave avec ses entrelacs de guitare et de synthétiseurs, un chant un peu virulent, le saxophone toutes voiles dehors... Comme un ultime voyage en haute-mer, sous un ciel rougeoyant... Là, je pense au Phil Manzanera de 801 en plus fort, plus original.

6- D.J. : Comme les deux suivants, titre rythmique et hit-single fulgurant, qui a fait l'objet d'une vidéo mémorable avec Bowie dédoublé et travesti de manière sobrement spectaculaire.
7- Look Back In Anger : De très belles voix là encore, pour un titre très enlevé, avec une rythmique et des guitares électriques particulièrement fabuleuses. Ce morceau annonce l'album suivant, le grandiose "Scary Monsters..."; il y est question du passé qui ne reviendra jamais, et d'ange déchu (Bowie ?).
8- Boys Keep Swinging : Dansant, entêtant, presque funk, et qui se termine en beauté par un solo acrobatique de guitare électrique.
9- Repetition : A propos de la violence domestique et de la monotonie de la vie conjuguale, des regrets de ne pas être avec la bonne personne (on n'est jamais avec la bonne personne). David Bowie chante un peu comme David Byrne, voix robotique et totalement détachée, ironique...
10- Red Money : La reprise du "Sister Midnight" d'Iggy Pop sur "The Idiot" produit par Bowie, dont les paroles ont été changées en partie. J'aime l'effet de miroir dans le jeu des titres avec "Red Sails", mais ici, la musique est complètement différente, plus lente, lancinante... Excellent titre final qui parle de la folie de l'argent qui surviendra dans les toutes proches années 80.

Avec cet album magistral et brillant, David Bowie démontre une fois de plus ses capacités exceptionnelles de se renouveler, d'innover en permanence, en transcendant les genres et notamment la new wave qu'il a contribué à inventer, tout en se tournant déjà vers de nouveaux horizons (world music, etc), loin devant tout le monde ou presque.
Un génie avant-gardiste à la fois dans son temps et en avance sur son temps, ignorant les clichés et les sonorités stéréotypées, et qui sait s'entourer à chaque fois d'excellents musiciens, à la mesure de sa musique si particulière, aux multiples facettes, expérimentale mais aussi rock'n roll, genre qu'il a toujours adoré.
Il inspirera d'ailleurs nombres de groupes lassés de la pauvreté musicale du punk à l'instar de Joy Division, Bauhaus, Echo And The Bunnymen et tant d'autres jusqu'à des groupes plus récents comme Placebo, Nirvana ou Marylin Manson et même Interpol ou TV On The Radio.
"Lodger" est sans conteste l'un de ses albums indispensables, qui réussit l'exploit d'être aussi créatif, novateur et intelligent qu'accessible et attractif, et de sonner aussi moderne et futuriste qu'en 1979... C'est mon préféré du Thin White Duke, même s'il y en a plusieurs autres que j'adore, à commencer par les extraordinaires "Station To Station" et "Low", mais aussi "Aladdin Sane" (cabaret, composite, rock'n roll), "Diamond Dogs" (fantastique et inquiétant), "Ziggy Stardust" (parfait dans son étrangeté "alien glam") ainsi que "Scary Monsters & Super Creeps". Dans les années 80, Bowie est au creux de la vague malgré un bon "Let's Dance" (et son tube du même nom, génial !), un honorable "Tonight" qui contient de très bons moments aussi, et un pas si catastrophique que ça "Never Let Me Down", mais il faudra attendre les années 90 puis 2000 pour une véritable renaissance créative, avec ses hauts ("Earthling", "Outside", dans une moindre mesure "Black Tie White Noise"), ses bas ("Hours") et ses entre les deux ("Heathen", "Reality"), même si dans l'ensemble en-deça des fulgurances des années 70.
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