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le 29 décembre 2010
Je crois qu'il est bon de rappeler que les commentaires qui sont soumis, NE CONCERNENT PAS L'OEUVRE PROPREMENT DITE, MAIS CE QUI EST ENREGISTRE SUR LE DVD.

Comment des chanteurs de la qualité de Jonas Kaufmann, Anja Harteros et les autres, car tous sont à un très haut niveau, peuvent accepter de se commettre avec un tel metteur en scène?

Sur scène nous avons en arrière-plan: des parpins, une bétonnière, une échelle....enfin du matériel de BTP avec un Jonas Kaufmann qui arrive, soi-disant tiré majestueusement par un signe, en tee-shirt, bleu de travail et chaussures de sport. Quelle majesté!!!

Je n'ai pas réussi à m'y faire, alors j'ai fermé les yeux pour apprécier à sa juste valeur l'immense talent des chanteurs.

Comment un petit metteur en scène se permet de démolir un monument, Lohengrin, d'un génie de la musique, Richard Wagner?
Sous prétexte de créativité il arrive de plus en plus que les metteurs en scène fassent n'importe quoi. Qu'ils restent à leur place et essaye de nous proposer des mises en scène qui amplifient la magie de l'oeuvre du compositeur dont ils ne doivent êtres que des interprètes et les servir au mieux. Heureusement que l'on en trouve encore beaucoup qui nous proposent un travail de qualité.

Un opéra c'est un tout. Il y a la musique qui raconte une histoire et accompagne des sentiments, puis il y a les interprètes qui, par leur talent d'acteur et leur art musical, leur 'instrument', se doivent de magnifier l'oeuvre, et enfin la mise en scène qui doit 'mettre en image' et transmettre ce que le compositeur a voulu exprimer. Lorsque la mise en scène est grotesque, comme celle-ci, l'édifice s'écroule. L'émotion disparait car l'oeil est toujours gêné par ce qu'il voit, ce qui empêche de profiter pleinement de l'ensemble. Dans ces conditions, mieux vaut écouter un cd.

Je vais donc revendre ce dvd et acheter le cd correspondant. Dommage!!!!
1414 commentaires|66 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 juillet 2014
Toscanini disait qu'il était très simple de monter Le Trouvère (Verdi) car il suffisait de réunir les 4 meilleurs chanteurs du monde (dans les 4 tessitures de base). On pourrait dire la même chose pour Lohengrin car en dehors du couple Lohengrin/Elsa il ne peut y avoir de bonne interprétation sans un grand couple Telramund/Ortrud (Ah, le duo au début de l'acte II ...!!). Or on avait ici presque atteint l'objectif : un fantastique duo Kaufmann/Harteros et un inattendu mais excellent Wolfgang Koch (Telramund). Seule M.Schuster est un peu en dessous mais très bonne quand même.
Hélas.... vint M. Richard Jones (le "metteur en scène") qu'on devrait faire juger pour crime contre l'Humanité et dégradation de patrimoine (musical). Quelle honte !!! Je n'en décolère pas.
Inutile ici de revenir sur ce Lohengrin chez Bricorama. On est habitué à ce genre d'indignation quasi-générale, mais le problème posé est : quelle solution ???
Bien sûr, on peut clouer au pilori le metteur en scène : toujours ce type de bobo appartenant à un petit cénacle parisien et qui masque son inculture et son incompétence par une surenchère dans l'iconoclasme et la provocation. Mais c'est inutile car non seulement il s'en fout complètement (autant que de l'oeuvre musicale) mais en plus il raffole de ce genre de scandale : plus on le hue, plus il fait le buzz , plus on parle de lui et plus ses cachets augmentent !!
Alors on voudrait incriminer les directeurs de théâtre car s'ils refusaient ces mises en scène le problème se règlerait tout seul. Manque de chance, ils appartiennent tous aujourd'hui à ce même "star-système" que les metteurs en scène : il faut qu'on parle à tout prix de leur théâtre et quoi de mieux qu'un bon scandale ? Pour eux aussi les cachets suivent la courbe du buzz... et tant pis pour la musique !
Il reste alors que les chanteurs pourraient refuser ces mises en scène grotesques. Mais ils sont tellement absorbés par leur course effrénée au cachet tout autour du monde qu'ils acceptent tous les compromis et boivent la coupe jusqu'à la lie (Qu'importe la saveur pourvu qu'il reste l'argent). Où donc est l'époque où d'immenses chanteurs se produisaient pendant 10 ans et plus dans la même ville au sein de la même troupe ?
Alors bien sûr j'ai réécouté ce DVD les yeux fermés mais je n'ai pu m'empêcher de voir en pensée J.Kaufmann et A.Harteros en train de monter un mur de parpaings...!!!! Colère, colère....
44 commentaires|23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juillet 2012
Ce Lohengrin de Munich à la mise en scène même pas désastreuse, tout simplement
ridicule.

Entendre un des plus beaux préludes de Wagner avec Elsa esquissant sur une
(véritable) planche à dessin le plan de sa future maison, il fallait le faire...
Et les pauvres choristes avec leurs costumes misérables. Quant aux décors rien ne manque
pour apprendre comment construire soi-même une maison : agglomérés, ciment, outils
et jusqu' à une bétonnière. Et les symboles d' une future maternité (berceau, landau)
quelle imagination !

Comment une direction d' opéra a-t-elle pu accepter un sabotage pareil ?

Le comble dans ce désastre (concerté ?) c' est que le spectacle est sauvé par la
musique (forcément !) - bien que Nagano ne soit pas le wagnérien idéal - et surtout
par les chanteurs : Kaufmann, pour qui on épuise rapidement les superlatifs pour
parler de son chant (Dieu que son « in fernem Land » est beau ! Toute la quintessence
de sa voix et de son génie est là, pour ne citer que cet exemple, parmi tant d'autres !)
Anja Harteros si belle chanteuse, tellement émouvante, et tous les autres personnages
Telramund beau baryton, Ortrude inquiétante, et rôles secondaires sans aucune
faiblesse - chœurs bons, sans plus.

Le public ne s'y est pas trompé qui a fait une ovation aux artistes et même un triomphe
à Anja Harteros et Jonas Kaufmann.
11 commentaire|26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 février 2012
J'ai vu cet opéra sur Mezzo et je n'achèterai pas le DVD. J'en ai assez de ces mises en scène grotesques qui créent en moi un sentiment de malaise car il y a une complète distorsion entre la musique et le texte d'un côté et ces élucubrations de metteurs en scène, incapables de donner une vision moderne de l'oeuvre tout en la respectant. Le " Regietheater", c'est cette école qui sévit en Allemagne et qui se sert de l'oeuvre au lieu de la servir. Ce qui dit l'oeuvre, la musique, on n'en tient pas compte, ce qui compte c'est ce que le metteur en scène a dans la tête, surtout si c'est très laid, grotesque, ridicule, que ça démolit l'oeuvre et que ça peut choquer le spectateur. Oui, dans ces mises en scènes il n'y a aucun respect ni du compositeur ni du spectateur. Désormais, avant d'aller à l'opéra, je regarde qui est le metteur en scène, car même s'il y a des chanteurs que j'admire, Jonas Kaufmann par exemple, je n'y vais pas pour me mettre en colère à cause de la mise en scène. Alors le Cd oui, le DVD, non. Je conçois que les chanteurs aient besoin de gagner leur vie mais comment peuvent-ils se prêter à de telles farces? Si les chanteurs refusaient de le faire, si les spectateurs n'allaient plus voir ces spectacles ou se levaient et partaient quand ça devient insupportable, peut-être qu'il y aurait une évolution vers des mises en scènes intelligentes, modernes et respectueuses. Ça doit bien exister, soyons optimistes.
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le 15 novembre 2014
Manifestement le metteur en scène a abordé son Lohengrin avec un seul objectif : ridiculiser une œuvre pourtant sublime. Eh bien, il y est parvenu et on ne peut que lui tirer son chapeau. Pour peu que l'on coupe le son (ce qui serait dommage car les interprètes sont exceptionnels) , on ne sait plus si l'on visionne une représentation de Wagner ou une vidéo-conseil de chez Leroy-Merlin. Voilà un DVD que je recommande sans hésiter à tous les bricoleurs.
11 commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Effectivement un vrai gâchis ! Au sens propre comme au sens figuré, avec une mise en scène" maison" peut être plus naïve et prétentieuse que nulle.
Le symbole : construire son nid d'amour, pour héberger leurs amours récentes est un « cygne » révélateur de la profondeur d'analyse de la didascalie wagnérienne vue par le chef de chantier Master Jones !
Les costumes sont de la même eau... trouble. Le summum : Kaufmann en bourgeois bavarois." Laisse béton"...

Heureusement car, à mon sens, il y a Un heureusement, même deux : l'éclairage qui souvent sauve la laideur de certaines scènes et surtout le tournage qui utilise énormément le gros plan, évitant ainsi de subir le chantier.
Pour les chanteurs, je crois que tout a été dit : Wolgang Koch, terrible Telramund, sur-jouant, peut être, mais le rôle s'y prête. Shuster, très bonne Ortrud, cependant loin derrière Waltraud Meier, splendide Harteros en Elsa et génial Kaufmann. Tout a été dit sur ce ténor fabuleux, qui avec son medium si riche me fait penser aux cires laissées par Caruso ! Oui, j'ai osé !
Juste une petite réserve, à mon sens il ne rentre pas immédiatement dans le personnage de Lohengrin, à l'inverse de Vogt qui dès son apparition nous bouleverse. Par contre il nous gratifie d'un 3ème acte sublimissime, UNIQUE. Les mots sont impuissants à décrire ce que l'oreille entend !
Fin du chantier merci d'avoir « gâché » du temps en ma compagnie.
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Wagner, "Lohengrin" (1850), Kent Nagano-Richard Jones, Munich, 2009, 2 DVD Decca.

On a tellement dit la laideur de cette mise en scène, signée Richard Jones, sa pauvreté d'inspiration et sa désolante bêtise (car oui, c'est encore beaucoup plus bête que laid), que j'ai longtemps hésité avant de commander ces DVD; et il est vrai qu'on en viendrait à préférer la plus routinière des productions viennoises ou newyorkaises des années 80 à une telle accumulation de pauvretés prétentieuses, de puérilités grotesques. Mais comme on y est préparé, on hausse plus les épaules qu'on ne s'indigne. Et qu'en sort-il finalement ? L'oeuvre !
Oui, il faut le dire bien haut : "Lohengrin", opéra romantique de monsieur Richard Wagner sort, sinon indemne, du moins victorieux de ce jeu de massacre, toujours beau, noble, poétique, et ce n'est pas une mince victoire !

On sait que Lohengrin est un symbole, l'image idéalisée de l'artiste romantique, de l'"homme entré dans le monde par le ciel", qui malgré l'admiration qu'il inspire reste inconnu et inconnaissable, si ce n'est incompris et suspect; inapte, de par sa nature, à établir et à conserver des rapports humains normaux, il cherche dans l'amour un apaisement que lui refuse la création. Mais le monde auquel l'artiste appartient exerce sur lui une puissance supérieure à ses propres sentiments ou à ses propres désirs et l'isolera toujours. "Lohengrin" c'est le drame de la solitude et de l'incommunicabilité dévolue à l'artiste, parabole de sa grandeur ET de son impuissance à triompher durablement de la mesquinerie, un drame que Richard Wagner vivra en personne, par une incroyable ironie, à Munich, une quinzaine d'années après la création de son opéra : Richard-Lohengrin venu "au secours" de Louis II-Elsa pour l'aider, par son art et son amitié paternelle, à supporter le poids de la couronne, sera rejeté par tous les bien-pensants munichois, accusé d'avoir envoûté le roi, lui, l'étranger, le Saxon, le saltimbanque dont les pouvoirs ensorcelants doivent cacher d'infâmes secrets... Triomphe de la médiocrité sur le génie !
Voilà ce que Richard Jones aurait pu essayer d'illustrer, s'il en avait été capable. Tant qu'à changer la donne d'une oeuvre, il faut avoir des arguments qui fassent le poids et ne pas se contenter de la solution de facilité : le nivellement par le bas !

Une remarque : la coupure à l'acte III, lors de la scène des adieux, acceptée par Wagner pour les représentations en-dehors de l'Allemagne, ne se justifie plus aujourd'hui et à Munich moins qu'ailleurs, d'autant qu'elle casse la progression musicale et dramatique, fragilise le rôle d'Elsa qui semble accepter un peu trop facilement le départ de Lohengrin, comme elle rigidifie excessivement l'image du héros.

Kent Nagano (sous l'effet de la mise en scène ?) ne semble pas toujours à même d'élever l'orchestre à la hauteur de la partition, et de lui rendre toute sa poésie et sa grandeur; les choeurs font un maigre effet, mais cela tient peut-être à leur positionnement sur scène, trop avancés ou trop éloignés. Passons sur la fausse bonne idée de faire annoncer l'arrivée d'Elsa au II° acte par quatre gamins pas du tout accordés, et venons-en aux interprètes : un Héraut (Evgeny Nikitin) un peu léger : ce rôle purement fonctionnel, doit être assuré par une voix de stentor, clairon sans âme du pouvoir royal; un roi au timbre séduisant (Christof Fischesser), mais encore trop vert pour ce rôle très exigeant; un Telramund (Wolfgang Koch) au fort tempérament, mais sacrifiant le style à l'investissement; une Ortrud (Michaela Schuster) plus qu'honorable, mais limitée en puissance et en noirceur.
Reste le couple Lohengrin-Elsa, et quel couple ! Malgré leurs accoutrements, il n'y a pas d'autres mots (merci monsieur ou madame Ultz !), et quoi qu'on ait fait pour amoindrir, ridiculiser, ou appauvrir leur personnage, leurs voix irréprochables les font beaux, héroïques, émouvants, nobles et humains. Rarement les intentions de la partition ont été respectées et comprises à ce point : pour Anja Harteros, malgré quelques toutes petites imperfections lors de son entrée, on n'hésite pas à évoquer l'immense Elsa pour tous les temps que fut Elisabeth Grümmer : splendeur du timbre, stabilité de la projection sur toute l'étendue du registre, elle a tout pour ce rôle, la puissance et la grâce ! Le public ne s'y trompe pas qui l'ovationne.
Quant à lui, que dire ? C'est messire Jonas Kaufmann ! On ne peut que s'incliner bien bas : il rivalise avec ses plus grands devanciers, c'est Völker, Melchior, Kónya, tous ensemble, et en leurs plus belles années !

En conclusion, même si Wagner sort "vainqueur aux points", grâce à son génie et à ses interprètes, qu'on nous donne vite un "Lohengrin", avec Kaufmann et Harteros, lui en "chevalier sans peur", elle en "princesse en détresse", dans un "décor" qui leur soit propre, et aussi beau à voir qu'à entendre !
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le 27 septembre 2015
Je suis entièrement d'accord avec l'ensemble de vos commentaires ! J'adore le couple Artéros/Kaufmann mais, lorsque je vois Anja arrivée sur scène en salopette et monter un mur de parpaings, je renonce à acheter le DVD !
Je me suis donc offert la version HERZOG qui a beaucoup plus d'allure avec les voix de Studer et Frey !
Cependant, je viens de lire sur le magasine Diapason une interview de Jonas Kaufmann qui disait que, par manque de moyen, les mises en scène ridicules vont être "bannies" car le public n'a plus les moyens de venir à l'opéra pour voir des horreurs !!!
Jonas a même été qualifié par Angéla G. de "Champion des pires productions !"...Mais lui, contrairement à elle, n'a pas quitté la troupe huit jours avant la première obligeant le MET à trouver une soprano "en urgence"...Donc patience mes amis, les mises en scène plus traditionnelles vont revenir au goût du jour !
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DVD: Lohengrin à Munich, dirigé par Kent Nagano, mis en scène par Richard Jones avec Kaufmann et Harteros.

Un metteur en scène a eu un jour une idée géniale... "Encore un?", me direz-vous avec comme une pointe d'exaspération dans la voix... Oui, mais que ferions nous, pauvres amateurs à l'esprit léger que nous sommes, s'ils n'étaient pas là pour intensément fouiller, enfin comprendre et mettre à notre portée Mozart, Haendel, Verdi ou Wagner?

A force de se creuser la cervelle, ces gars ont un grand trou à la place. Et voilà que ce grand trou, dans le cas présent, par on ne sait quelle sorte de miracle dont le théâtre n'est pas avare, se matérialise sous l'apparence de fondations, celles de la maison d'Elsa von Brabant.

Car voici, enfin révélée aux foules superficielles, primaires, inconséquentes, irresponsables, la véritable intrigue de Lohengrin.

Elsa est une petite bonne femme bavaroise en salopette qui aspire à posséder son petit intérieur cosy.
Truelle en main, elle s'emploie, brique par brique, à réaliser tant bien que mal, son idéal.

Elle est alors interrompue dans ce dessein innocent par un couple de méchants qui, probablement - c'est la seule excuse que je peux leur trouver - détestent l'architecture bavaroise.
Elle est accusée de choses insensées, traînée devant le tribunal, soumise à l'ordalie et doit en conséquence interrompre son oeuvre de maçonnerie.

Heureusement, elle a vu en rêve un beau garçon bavarois, en tee-shirt, avec des baskets argentées.

Taratata! le voici qui débarque.
Oh! chance! ce n'est pas à moi que ça arriverait! C'est le beau Jonas, qui renonçant à vendre la volaille qu'il tient sous le bras, s'empare de la truelle, pose deux ou trois briques, estourbit le méchant et sauve la pauvre petite.

Je vous sens passionnés, mais si vous voulez, à tout prix, savoir la suite, achetez donc le DVD, l'oreille et la sensibilité y trouvent quand même leur compte.

L'orchestre sonne bien, avec les piani extatiques et les envols de violons de rigueur, sous la direction discrète, et non tonitruante, de Kent Nagano,

les choristes, tassés sur les cinquante centimètres que la baraque d'Elsa leur a laissés, font ce qu'ils peuvent,

le méchant, Telramund, alias Wolfgang Koch, occupe bien la scène, quand il y a encore assez de place, et a une belle voix de baryton dont il se sert très bien, sans les vociférations wagnériennes traditionnelles,

la méchante, Ortrud-Michela Schuster, vocifère un peu, mais c'est,
1) parce qu'elle est vraiment méchante,
2) parce que le rôle est impossible à chanter sans vociférations,
3) parce que, sans vociférations, personne ne reconnaîtrait Ortrud, femme à imprécations par excellence.
A part ça, elle est bien, mais elle a une vilaine perruque,

le roi, Christoph Fischesser (je n'ai pas le temps d'expliquer pourquoi il est là) a une jolie voix de basse et est très sympa,

le héraut, Eugeny Nikitin a, bien sûr, une voix puissante pour appeler Lohengrin qui habite à la montagne, et des cheveux roux, ça je ne sais pas pourquoi, finalement, à la réflexion, c'est peut être parce qu'il est roux,

Elsa, Anja Harteros, est plus belle en robe qu'en salopette, elle est grande, elle est mince, elle est gracieuse, elle est jolie, elle a une belle voix, elle fait de magnifiques choses avec cette voix, elle est touchante, surtout quand elle regarde avec ses grands yeux inquiets, bref, c'est Elsa, Elsa, Elsa! je comprends que Lohengrin ait envie de l'aider à peindre ses fenêtres!

Lohengrin, Jonas Kaufmann, est beau aussi, tout le monde le sait (lui aussi, mais depuis peu, paraît-il, averti par voie de presse), mais je n'aime pas ses baskets. Il a une belle voix, il fait de magnifiques choses avec cette voix, il est assez grand, il est assez mince, il est gracieux, à part les baskets. Il est touchant, surtout quand il pleure à cause du bébé, et même à d'autres moments, peut être à cause du cygne dont tout le monde se moque, moi y compris, et peut être aussi à cause de ses baskets qui ne lui plaisent pas. Quoi qu'il en soit, les gens sont très contents de le voir, et moi aussi.
(Vous ne me voyez pas, mais j'étais là.)

Par contre, je n'ai pas du tout compris les sous-titres qui n'ont aucun rapport avec l'action.
1717 commentaires|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 juin 2011
Le drame et la musique sont là exceptionnels grâce à la qualité des chanteurs, vocalement et scèniquement,
Mais cette mise en scène est tout à fait grotesque : le cygne en peluche, doudou de Lohengrin .. le lit du bébé + (aucas où le spectateur n'aurait pas compris ) un landau. Les choeurs entassés sur un même plan. Bétonnière, matériel de chantier... bleus de travail. Qui a le droit de travestir ainsi l'inspiration d'un
compositeur ? Mais quel plaisir à l'écoute. On aimerait retrouver les mêmes participants dans un autre
univers. (c'est un appel...)
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