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4,3 sur 5 étoiles
Lolita
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Paru en 1955, Lolita, de Vladimir Nabokov a connu le scandale, la censure puis un immense succès : plus de 50 millions d'exemplaires vendus en 50 ans. Sa notoriété est si forte qu'une Lolita désigne dans le langage courant une nymphette, une préadolescente délurée.

Le sujet est d'une audace marquante : la pédophilie. La hardiesse sulfureuse a payé : le vent des critiques de moralité a attisé le brasier de la notoriété. Et pourtant, seuls des lecteurs primaires peuvent y voir un éloge de la pédophilie. Le narrateur et héros, Humbert Humbert, souffre de graves troubles psychiques. Avant de connaître (bibliquement) sa Lolita de 12 ans, il a été plusieurs fois interné : c'est un malade mental, déprimé et paranoïaque.

Dans les années 50, le sujet est passé « à l'arrache ». Je suis persuadé qu'en 2011, il serait bloqué à la fois par le politiquement correct, père d'une pensée unique appauvrissante, et par la psychose de la pédophilie qui tourne parfois à la chasse aux sorcières.

Un des thèmes du roman est l'ambivalence du double rôle de Humbert Humbert, à la fois père (adoptif) et amant (passionné). La tragédie devient touchante quand on s'aperçoit que sauf au début où elle se donne volontiers, Lolita n'éprouve pas d'amour pour son amant, elle ne fait que subir. D'autres femmes traversent la vie du narrateur, elles l'aiment sincèrement mais lui est obsédé par la « nymphescence », en pauvre malade qu'il est. Cette capacité à émouvoir est propre à l'aeuvre d'art littéraire.

Le style est flamboyant. Nabokov possède une richesse de vocabulaire époustouflante surtout quand on songe qu'il a écrit en anglais tandis que sa langue maternelle est le russe. De nos jours, son style apparaît si soutenu qu'il vire au précieux, mais peut-être faudrait-il dépoussiérer la traduction qui date d'un demi-siècle. Il y a quelques longueurs lors de digressions, inévitables dans une aeuvre de 500 pages au format poche.

Le récit ne manque pas d'humour corrosif. Le narrateur décrit au vitriol les personnages qu'il croise. Son aeil est à la fois lucide et médisant. Voici comme il dépeint par exemple sa première femme :

« Bientôt, Humbert eut sur les bras une massive et bedonnante baba, avec une poitrine ballonnée, des jambes trop courtes et un cerveau quasi inexistant. »
Et lorsqu'il décrit le « corps » médical, avec lequel il n'est jamais tendre :
« Étranges créatures que ces infirmières fessues qui sont toujours si pressées et font si peu de choses. »

Quel est le message ? La morale ? Nabokov répond : « (...) Lolita ne contient aucune leçon morale. À mes yeux, un roman n'existe que dans la mesure où il suscite en moi ce que j'appellerai crûment une volupté esthétique, à savoir un état d'esprit qui rejoint (...) d'autres états d'esprit dans lesquels l'art - c'est-à-dire la curiosité, la tendresse, la charité, l'extase - constitue la norme. De tels livres sont rares. Tous les autres ne sont que des fadaises de circonstance. » Fin de citation.
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16 sur 17 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Que dire d'autre ? Oubliez le parfum de scandale, qui encombre inutilement le phénomène littéraire. Vous pouvez aussi oublier les adaptations ciné, même l'excellente de ce cher Stanley, car Lolita, comme Don Quichotte, fait partie de ces fameux inadaptables.

Lolita est un monstre culturel et stylistique au service d'une perversion que Nabokov parvient à sacraliser par pure jouissance esthétique, débarrassé de toute morale, morale qui pour lui n'a pas sa place en art. Tout y est fluide, parfait, imagé, coulant, merveilleux comme un long rêve odieux. Un livre pour provoquer des syncopes chez les moralistes donc. A la base, c'est une histoire plutôt simple sur le plan psychologique : un fin, cultivé et hypernévrosé de la vieille Europe arrive dans le Nouveau Monde en sachant pertinemment qu'il a complètement foiré son adolescence sexuelle en passant à côté du coup de sa vie. Résultat des courses : tel un Bambi courant après sa jeunesse volée, l'Humbert-Humbert ne cessera de courir après la nymphette. La suite est une asymptote presque logique évoluant peu à peu vers la folie, et le sang.

Comme il a été plusieurs fois notifié - et c'est plutôt rassurant - qui pense que Lolita est un livre polémique n'a rien compris. Comme Genet, comme Sade et comme d'autres, chez Nabokov l'art transcende la morale. Son "Lolita" n'a tué personne et n'a probablement engendré aucun pervers ni aucun pédophile à travers le monde, qui existent très bien tout seuls, sans littérature (mais parfois avec l'Église). Par contre, "Lolita" a enchanté et enchantera encore des lecteurs avides de génie et de grande littérature.

Cher(e) amazonien(ne), tu sais ce qu'il te reste à faire.
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5 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 octobre 2014
Un camarade adolescent m'a fait connaître ce chef d'œuvre au lycée dans les années 60. En Terminale, il rêvait des nymphettes "en duvet" des classes de Sixième à la Quatrième. Malgré trente ans de psychanalyse, il a cultivé ses fantasmes pédophiles jusqu'à l'âge de la retraite. Le sachant un peu détraqué, j'éprouvais quelque répulsion à lire le roman qu'il me conseillait, et que je présumais pervers et pornographique. Erreur ! J'ai lu enfin Lolita à 60 ans. J'ai alors été ébloui par le style de Nabokov et la finesse de son observation. En fait, sous le voile d'une passion "pédophile" (mais aussi adultère et incestueuse), Nabokov révèle les mécanismes classiques de la passion amoureuse, telle que les adultes la vivent aussi : fascination de l'interdit, obsession de la jalousie, de la trahison. Sous les traits de l'innocence, elle le manipule tout au long d'un "road movie" sur les routes américaines. On partage ensuite avec le héros l'angoisse de la culpabilité, puis la crainte du châtiment, que le coupable finira par désirer comme une délivrance. S'il est bien un chef d'œuvre qu'on puisse comparer à "Lolita", c'est "Les Liaisons dangereuses", de Choderlos de Laclos, merveilleusement adapté au cinéma par Stephen Frears. Comme chez Nabokov, l'Amour y est une guerre où tous les coups sont permis, sauf les effusions sentimentales !
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Road movie libidineux d'un intellectuel oisif et d'une nymphette délurée.
Cela pourrait résumer les 500 pages de ce livre. Oui cela pourrait, mais pas seulement.
Il faut le situer dans son époque, sorti dans les années cinquante, ce livre a du soulever d'énormes polémiques. Que ce soit dans la vieille Europe ou dans cette Amérique puritaine et bien pensante. Car Nabokov n'y va pas avec le dos de la cuillère et appuie là où ça fait mal. Il évoque le mariage, le veuvage, la mort, les rapports sexuels incestueux, l'oisiveté, la fuite et la fureur.
C'est un livre qui mériterait une critique plus fine, plus étayée, plus docte. Sachez néanmoins qu'il s'agit d'un grand livre, compliqué, amphigourique. Parfois lassant, exhaltant. J'ai eu envie de le poser et de ne plus y toucher, mais je l'ai toujours repris.
Je n'ai jamais eu de sympathie pour Humbert Humbert, ni pour Lolita d'ailleurs qui préfigure assez bien l'adolescence actuelle.
Ce livre a eu une influence notoire sur plein d'autres artistes, fait-il parti de ses ouvrages qui ouvrent une brêche et qui laisse le trop plein d'une époque se déverser sans retenue. Car HH serait déboussolé à notre époque, ou les moeurs ne cessent de se débrider, où les lolitas fleurissent par bouquets aux quatres coins de notre monde médiatisé. Un grand livre dont je n'ai sans doute pas compris le dixième. Mais j'ai été devant Lolita comme à l'écoute d'une symphonie que l'on trouve belle instinctivement sans rien comprendre aux difficultés du musicien, sans connaître les arcanes,ni la structure secrète du morceau. C'est cela aussi Lolita, une symphonie et surtout une mélodie qui n'échappe à aucune oreille.
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le 28 novembre 2013
Que dire de ce chef-d'oeuvre à part que tout le monde doit l'avoir lu au moins une fois dans sa vie ( moi c'est la deuxième tellement il est bon!)
L'histoire sulfureuse, certes, n'en demeure pas moins excellente et pleine de tendresse. Je ne l'ai pas pris comme la plupart des gens comme un pervers amoureux d'une jeune fille mais comme une véritable histoire d'amour impossible et éphémère. Nabokov décrit sa Lolita délicatement , choisissant ses mots pour la rendre magnifique mais parfois telle qu'elle est, une adolescente avec ses coups de gueules et tout ce qui va avec!
Je l'ai lu très jeune (13 ans) alors que tout le monde me disait que ce n'était pas de mon âge mais tous les détails un peu érotiques sont implicites, délicats et donc passent inaperçus , ce n'est pas un roman érotique mais une histoire d'amour envoûtante.
Ne vous laissez pas influencer par les rumeurs et lisez ce livre car vous ne le regretterez pas!
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11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Lolita... Le prénom évoque une histoire sulfureuse, encore fallait-il savoir de quoi il s'agit. Donc j'ai acheté Lolita.
L'histoire en bref : le récit d'un homme qui a gardé le souvenir ému de ses amours d'adolescent et n'est attiré que par des « nymphettes », pré-adolescentes dégourdies qu'il décrit avec une sensualité bouleversante. Les hasards de la vie vont aider ses manœuvres diaboliques et lui permettre de mettre le grappin sur une Lolita superficielle et pas farouche qu'il va enlever et soumettre à ses désirs, à moins que ce ne soit elle qui le manipule. Abject surtout au XXIème siècle où les histoires sordides font régulièrement le 20h et où nous sommes devenus très regardants sur la pédophilie (et encore plus quand vous avez deux petites filles).

Mais on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments et il ne faut pas s'arrêter là. Lolita c'est aussi un style splendide, riche, travaillé, évocateur. Lolita ce sont des pointes d'humour et de lucidité qui viennent en permanence alléger le récit et rendent attachant la psychologie complexe du héros, dans ses fantasmes et sa déchéance.
Lolita c'est une histoire d'amour, qui trouve son apothéose dans les derniers chapitres, intenses et bouleversants d'humanité.

Lisez le et si possible lisez le en anglais car la traduction altère le style à commencer par le jeu extraordinaire d'allitérations des premières phrases :
« Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta. »
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le 24 novembre 2007
J'ai longuement hésité à lire ce best-seller qui avait tant fait scandale à sa sortie ; mais ne voulant pas gâcher le plaisir de la lecture en m'abrutissant devant la version de Kubrick, j'ai finalement cédé et ouvert ce roman qui garde, malgré les années, un léger parfum d'interdit.

Le lecteur découvre bien moins l'histoire de Lolita, "nymphette" d'à peine une dizaine d'années, que Humbert Humbert, qui écrit depuis sa prison le récit de son étrange "passion", cette passion interdite pour les "nymphettes" de neuf à quatorze ans. Tel un docile patient devant un jury de psychiatres, il dissèque minutieusement sa première expérience en tant que petit garçon, l'amour puissant mais incapable de s'épanouir qu'il avait ressenti au contact de la première Lolita, Annabel. Cette frustration serait à l'origine de sa déviance, si on le croit. Puis, c'est la poursuite de ce rêve éveillé, le désir de posséder une "nymphette", qui le mène de dépression en dépression, d'aventures avortées et de tentatives maladroites de s'approcher de ses toutes premières expériences sensuelles.

C'est un roman qu'il est un peu dur d'appréhender, on se demande si on ne va tout simplement pas lire les ébats puants de ce monstre (c'est ainsi qu'il se considère, se comparant souvent à une bête immonde), si on ne ferait pas mieux de refermer ce bouquin dont le sujet est resté marqué du sceau du tabou. Paradoxalement, c'est le protagoniste - narrateur - anti-héros qui m'a captivée. Tour à tour drôle, ironique à souhait, romantique désespéré, dépressif coincé par sa passion qui ne peut le satisfaire, on finit par comprendre son mécanisme de pensée. On a tour à tour envie de le voir mort, battu, on aimerait le voir redevenir "normal" bien qu'il ne l'ait jamais été, on le prend en pitié.

Plume alambiquée, métaphores recherchées, une classe indéniable et un grande culture littéraire pour un héros que l'on a simplement classé comme pédophile dans l'imaginaire collectif. Certes, c'est un pédophile, mais qui ne cède au final qu'à une seule Lolita, et dont il reste finalement amoureux même lorsqu'elle quitte le terrible âge limite de la "nymphette".
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Lolita est un livre dérangeant, oppressant, magnifique. Un narrateur dont on ne sait jamais s'il aime l'objet de son désir et dont nous, lecteur, sommes l'objet constant de la séduction, une séduction qui passe par les mots, par l'esthétisation de situations pourtant abjectes (pédophilie, viol...). On se surprend à éprouver de la sympathie pour cet "immonde Humbert Humbert" (le mot est de Nabokov dans son interview à Apostrophes en 1976). Les thèmes du livre sont cachés, mais omniprésents, au-delà de l'évidence de l'innocence menacée: l'éternité contre l'éphémère, l'amour contre le désir, l'imagination contre la réalité, l'art contre les étouffantes conventions...Ce livre est bien cette "montagne d'imagination" au sommet de laquelle l'auteur attend le lecteur actif pour une rencontre inoubliable. C'est aussi un passionnant jeu de piste où Nabokov multiplie les références littéraires, les clins d'oeil et invite véritablement le lecteur à rester aux aguets à chaque ligne (qui,par exemple va prêter attention à la première et fugace apparition physique de l'infernal double de Humbert, l'inquiétant Quilty?). Un des livres les plus importants de la littérature du XXème siècle.
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le 6 avril 2010
Que dire sur ce livre, qui ne soit pas pures répétitions ?

Première chose que je m'empresse de dire : Si vous ne connaissez Lolita qu'à travers les films qui ont été tirés du livre (l'un comme l'autre, bien que le film d'Adrian Lyne de 1997 soit plus proche du livre), vous ne connaissez pas vraiment "Lolita".
L'expérience du roman est d'une toute autre nature.

Second point, avant toute chose, lire Lolita est un plaisir littéraire, un plaisir de gourmet pourrait-on ajouter. Ici nous est offert la prose de Nabokov a son meilleur.
C'est pour moi très clairement son meilleur livre.

Mais le plaisir fourni par la lecture de ce livre ne s'arrête pas là.

L'auteur a conçu une oeuvre dont la richesse est foisonnante, et ce, sans même s'aventurer sur le terrain des éventuels divers niveaux de lectures.
D'abord, les références culturelles sont innombrables et pas toujours évidentes.
Ensuite, la trame du livre est un enchevêtrement habile qui donne toute son épaisseur au livre et lui assure une indéniable durée de vie.
En effet, soyez prévenus, vous ne profiterez pleinement de cette lecture qu'après une, voire plusieurs relectures. Certaines choses sont absolument invisibles au nouveau lecteur.

L'histoire, bien connue, narre l'enchaînement d'évènements tragiques résultant de l'amour-passion d'un pédophile pour une jeune fille de 12 ans (du moins au début) et leur conclusion dramatique.
Si vous avez peur d'être mit mal à l'aise par le sujet, sachez que Nabokov reste assez discret sur les détails et s'évertue à rester assez évasif sur la description des faits les plus "osés". Tout est dit "sans être dit". Le style est dans l'ensemble assez "lyrique".

Précisons aussi ici que malgré la teneur assez sombre du contenu de ce livre, l'ambiance générale est loin d'être pesante et, qu'au contraire, le récit de Vladimir Nabokov est parcouru d'un certain humour - une touche de légèreté bienvenue au regard de l'histoire qui nous est contée.

Pour moi la réputation de ce livre de 1955 est amplement méritée et ne doit rien à son thème supposément "racoleur" (Enfin bien sûr, je ne suis pas naïf, l'histoire sulfureuse est pour quelque chose dans sa notoriété, mais le livre tient toutes ses promesses par sa seule valeur artistique et littéraire). Posséder "Lolita" est tout simplement un "must". Vous pouvez considérer votre bibliothèque comme incomplète si vous ne l'avez pas.
Essayez-le.
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VINE VOICEle 19 juin 2010
Je n'avais ni lu ce livre, ni vu les films, et pourtant cela faisait plusieurs décennies que ce titre m'était familier.
Entre 2 thrillers, je me suis décidé à aller faire une pause dans la littérature classique.

Cette pause n'en fût pas une tant le sujet abordé est lourd et sulfureux, quand bien même est-il écrit avec beaucoup de légèreté et d'humour, sans jamais tomber dans la vulgarité.
Mais au-delà de l'écriture que je trouve excellente, le style de l'auteur dépeint avec un énorme talent aussi bien la perversion qui habite l'esprit de ce pédophile, que la confusion calculatrice d'une Lolita que le nombre d'années ne semble pas perturber outre mesure.
Un roman fort d'où l'on sort avec l'esprit rempli d'interrogations et qui va se prolonger jusqu'à l'obtention des réponses qu'elles appellent.
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