undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

  • Lolita
  • Commentaires client

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles44
4,3 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:9,20 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 14 décembre 2011
Paru en 1955, Lolita, de Vladimir Nabokov a connu le scandale, la censure puis un immense succès : plus de 50 millions d'exemplaires vendus en 50 ans. Sa notoriété est si forte qu'une Lolita désigne dans le langage courant une nymphette, une préadolescente délurée.

Le sujet est d'une audace marquante : la pédophilie. La hardiesse sulfureuse a payé : le vent des critiques de moralité a attisé le brasier de la notoriété. Et pourtant, seuls des lecteurs primaires peuvent y voir un éloge de la pédophilie. Le narrateur et héros, Humbert Humbert, souffre de graves troubles psychiques. Avant de connaître (bibliquement) sa Lolita de 12 ans, il a été plusieurs fois interné : c'est un malade mental, déprimé et paranoïaque.

Dans les années 50, le sujet est passé « à l'arrache ». Je suis persuadé qu'en 2011, il serait bloqué à la fois par le politiquement correct, père d'une pensée unique appauvrissante, et par la psychose de la pédophilie qui tourne parfois à la chasse aux sorcières.

Un des thèmes du roman est l'ambivalence du double rôle de Humbert Humbert, à la fois père (adoptif) et amant (passionné). La tragédie devient touchante quand on s'aperçoit que sauf au début où elle se donne volontiers, Lolita n'éprouve pas d'amour pour son amant, elle ne fait que subir. D'autres femmes traversent la vie du narrateur, elles l'aiment sincèrement mais lui est obsédé par la « nymphescence », en pauvre malade qu'il est. Cette capacité à émouvoir est propre à l'aeuvre d'art littéraire.

Le style est flamboyant. Nabokov possède une richesse de vocabulaire époustouflante surtout quand on songe qu'il a écrit en anglais tandis que sa langue maternelle est le russe. De nos jours, son style apparaît si soutenu qu'il vire au précieux, mais peut-être faudrait-il dépoussiérer la traduction qui date d'un demi-siècle. Il y a quelques longueurs lors de digressions, inévitables dans une aeuvre de 500 pages au format poche.

Le récit ne manque pas d'humour corrosif. Le narrateur décrit au vitriol les personnages qu'il croise. Son aeil est à la fois lucide et médisant. Voici comme il dépeint par exemple sa première femme :

« Bientôt, Humbert eut sur les bras une massive et bedonnante baba, avec une poitrine ballonnée, des jambes trop courtes et un cerveau quasi inexistant. »
Et lorsqu'il décrit le « corps » médical, avec lequel il n'est jamais tendre :
« Étranges créatures que ces infirmières fessues qui sont toujours si pressées et font si peu de choses. »

Quel est le message ? La morale ? Nabokov répond : « (...) Lolita ne contient aucune leçon morale. À mes yeux, un roman n'existe que dans la mesure où il suscite en moi ce que j'appellerai crûment une volupté esthétique, à savoir un état d'esprit qui rejoint (...) d'autres états d'esprit dans lesquels l'art - c'est-à-dire la curiosité, la tendresse, la charité, l'extase - constitue la norme. De tels livres sont rares. Tous les autres ne sont que des fadaises de circonstance. » Fin de citation.
0Commentaire|16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 6 janvier 2012
Lolita... Le prénom évoque une histoire sulfureuse, encore fallait-il savoir de quoi il s'agit. Donc j'ai acheté Lolita.
L'histoire en bref : le récit d'un homme qui a gardé le souvenir ému de ses amours d'adolescent et n'est attiré que par des « nymphettes », pré-adolescentes dégourdies qu'il décrit avec une sensualité bouleversante. Les hasards de la vie vont aider ses manœuvres diaboliques et lui permettre de mettre le grappin sur une Lolita superficielle et pas farouche qu'il va enlever et soumettre à ses désirs, à moins que ce ne soit elle qui le manipule. Abject surtout au XXIème siècle où les histoires sordides font régulièrement le 20h et où nous sommes devenus très regardants sur la pédophilie (et encore plus quand vous avez deux petites filles).

Mais on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments et il ne faut pas s'arrêter là. Lolita c'est aussi un style splendide, riche, travaillé, évocateur. Lolita ce sont des pointes d'humour et de lucidité qui viennent en permanence alléger le récit et rendent attachant la psychologie complexe du héros, dans ses fantasmes et sa déchéance.
Lolita c'est une histoire d'amour, qui trouve son apothéose dans les derniers chapitres, intenses et bouleversants d'humanité.

Lisez le et si possible lisez le en anglais car la traduction altère le style à commencer par le jeu extraordinaire d'allitérations des premières phrases :
« Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta. »
0Commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 novembre 2007
J'ai longuement hésité à lire ce best-seller qui avait tant fait scandale à sa sortie ; mais ne voulant pas gâcher le plaisir de la lecture en m'abrutissant devant la version de Kubrick, j'ai finalement cédé et ouvert ce roman qui garde, malgré les années, un léger parfum d'interdit.

Le lecteur découvre bien moins l'histoire de Lolita, "nymphette" d'à peine une dizaine d'années, que Humbert Humbert, qui écrit depuis sa prison le récit de son étrange "passion", cette passion interdite pour les "nymphettes" de neuf à quatorze ans. Tel un docile patient devant un jury de psychiatres, il dissèque minutieusement sa première expérience en tant que petit garçon, l'amour puissant mais incapable de s'épanouir qu'il avait ressenti au contact de la première Lolita, Annabel. Cette frustration serait à l'origine de sa déviance, si on le croit. Puis, c'est la poursuite de ce rêve éveillé, le désir de posséder une "nymphette", qui le mène de dépression en dépression, d'aventures avortées et de tentatives maladroites de s'approcher de ses toutes premières expériences sensuelles.

C'est un roman qu'il est un peu dur d'appréhender, on se demande si on ne va tout simplement pas lire les ébats puants de ce monstre (c'est ainsi qu'il se considère, se comparant souvent à une bête immonde), si on ne ferait pas mieux de refermer ce bouquin dont le sujet est resté marqué du sceau du tabou. Paradoxalement, c'est le protagoniste - narrateur - anti-héros qui m'a captivée. Tour à tour drôle, ironique à souhait, romantique désespéré, dépressif coincé par sa passion qui ne peut le satisfaire, on finit par comprendre son mécanisme de pensée. On a tour à tour envie de le voir mort, battu, on aimerait le voir redevenir "normal" bien qu'il ne l'ait jamais été, on le prend en pitié.

Plume alambiquée, métaphores recherchées, une classe indéniable et un grande culture littéraire pour un héros que l'on a simplement classé comme pédophile dans l'imaginaire collectif. Certes, c'est un pédophile, mais qui ne cède au final qu'à une seule Lolita, et dont il reste finalement amoureux même lorsqu'elle quitte le terrible âge limite de la "nymphette".
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je n'avais ni lu ce livre, ni vu les films, et pourtant cela faisait plusieurs décennies que ce titre m'était familier.
Entre 2 thrillers, je me suis décidé à aller faire une pause dans la littérature classique.

Cette pause n'en fût pas une tant le sujet abordé est lourd et sulfureux, quand bien même est-il écrit avec beaucoup de légèreté et d'humour, sans jamais tomber dans la vulgarité.
Mais au-delà de l'écriture que je trouve excellente, le style de l'auteur dépeint avec un énorme talent aussi bien la perversion qui habite l'esprit de ce pédophile, que la confusion calculatrice d'une Lolita que le nombre d'années ne semble pas perturber outre mesure.
Un roman fort d'où l'on sort avec l'esprit rempli d'interrogations et qui va se prolonger jusqu'à l'obtention des réponses qu'elles appellent.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2013
C'est un livre excellent qui a su mettre à jour une vie amoureuse "dite" impossible.
Combien aujourd'hui se retrouvent dans le même cas ? Beaucoup n'assume pas leur différence d'âge. Est-on plus heureux lorsque nous sortons de la normalité ? La réalité c’est souvent la majorité qui la définit. Ce n’est pas forcément la meilleure ou la plus logique, mais c’est celle qui est la plus adaptée aux attentes de la société. Certaines choses sont déterminées par le bon sens, et d’autres sont préétablies jusqu’à ce qu’elles soient adoptées par le plus grand nombre.
Un livre à faire lire à toute personne qui se retrouve prisonnière des principes établis par la majorité.
Libérez-vous de vos préjugés. Construisez votre vie comme bon vous semble. VIVEZ LA.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 juin 2011
Lolita est un livre dérangeant, oppressant, magnifique. Un narrateur dont on ne sait jamais s'il aime l'objet de son désir et dont nous, lecteur, sommes l'objet constant de la séduction, une séduction qui passe par les mots, par l'esthétisation de situations pourtant abjectes (pédophilie, viol...). On se surprend à éprouver de la sympathie pour cet "immonde Humbert Humbert" (le mot est de Nabokov dans son interview à Apostrophes en 1976). Les thèmes du livre sont cachés, mais omniprésents, au-delà de l'évidence de l'innocence menacée: l'éternité contre l'éphémère, l'amour contre le désir, l'imagination contre la réalité, l'art contre les étouffantes conventions...Ce livre est bien cette "montagne d'imagination" au sommet de laquelle l'auteur attend le lecteur actif pour une rencontre inoubliable. C'est aussi un passionnant jeu de piste où Nabokov multiplie les références littéraires, les clins d'oeil et invite véritablement le lecteur à rester aux aguets à chaque ligne (qui,par exemple va prêter attention à la première et fugace apparition physique de l'infernal double de Humbert, l'inquiétant Quilty?). Un des livres les plus importants de la littérature du XXème siècle.
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mai 2007
Un roman vraiment boulversant, où on se fait le complice du débauchage de la jeune amérique par la vieille Europe (ou s'agit-il plutôt de la jeune Amérique débauchant la vieille Europe ?).
Par delà le côté scabreux de la trame de fond du roman, c'est l'histoire d'un amour fou mais impossible...
J'en profite pour dire que l'adaptation cinématographique réalisée par Adrian Lyne est vraiment suprerbe, et bien supérieure à celle de Stanley Kubrik.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Voici un classique dans lequel le grand Vladimir Nabokov développe toute sa virtuosité. Le thème de la passion destructrice d'un homme d'âge mur pour une mineure y est mené d'une façon palpitante. Cette passion va crescendo, tenant le lecteur en haleine, emportant les personnages (le narrateur et Lolita) dans une cavale infernale jusqu'au désastre, inévitable et programmé: le destin, tragique, était écrit. C'est un très grand roman qui, s'il paraissait aujourd'hui, ferait certainement scandale et serait peut-être boycotté en raison de son sujet particulièrement sulfureux, mais c'est une véritable oeuvre d'art. Point de morale ici; pour ceux qui se demanderaient quel est le plus coupable, de notre vieux pédophile (malgré lui serais-je presque tenté d'écrire), ou bien de cette diabolique Lolita, la réponse est complexe. Et je ne pense pas d'ailleurs que la question soit ici pertinente.

En lisant d'un trait ce livre, j'ai ressenti la même accélération irrésistible qu'avec le joueur d'échecs de Stefan Zweig. Je conseille de lire plutôt en anglais si possible ce roman que Nabokov a écrit directement dans cette langue (certaines de ses oeuvres ont en effet été écrites en français, d'autres en anglais; le mieux est de se référer à la spontanéité de la version originale).
11 commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce roman écrit en anglais(alors que l'écrivain est russe), publié pour la première fois à Paris dans sa version originale en 1955, connaît une censure importante tant en Amérique qu'en France. Cette passion entre une nymphette et un adulte est évidemment condamnable dans l'absolu. Il n'est pas admissible qu'une préadolescente de 12 ans puisse avoir des relations sulfureuses avec un homme d'âge mûr et pourtant...

La force de ce livre est de montrer que l'amour est capable de trangresser toutes les barrières morales, que le maniement d'une écriture juste et touchante peut sublimer n'importe quel sujet. Oui, Nabokov sait entrer au coeur des émotions et nous transperce malgré les contraditions de cet homme, malgré son péché dont il ne parvient pas à se défaire: "Lolita. Lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme".

Ce déchirement de l'être ainsi que la magie des mots rendent ce roman absolument fabuleux.Jusqu'au bout nous ne doutons pas que cet homme a aimé, que cette jeune fille devenue femme a succombé malgré l'impossibilité d'une telle passion.Elle a su très tôt profiter de cet amour et très vite lui aussi s'est laissé envahir par un désir interdit, par une passion secrète contre laquelle il ne parvient pas à lutter. Tous deux marchent sur un fil, deux funambules en équilibre au bord d'un précipice qu'ils voient, qu'ils redoutent mais qu'ils franchissent.

Tout lecteur, sain d'esprit, reconnaît qu'un pédophile doit être châtié et pourtant dans cette histoire on plaint Humbert Humbert, on le comprend. Peut-être parce que cet homme aime de toute la force de son corps et de son coeur et que l'amour est alors plus fort que la morale, que la condamnation publique, que l'interdit absolument indispensable.

Livre dangereux certes, à ne pas mettre en toutes les mains mais si sublime.

J'ai cependant gardé en mémoire que certains passages étaient parfois un peu confus, long, notamment lorsque l'auteur s'écarte du sujet principal. C'est le seul bémol que j'ajouterai.Pour le reste, une merveille de prose poétique au service de l'amour en guerre contre la morale établie: dangereux, sulfureux, condamnable et malgré tout terriblement passionnant.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 décembre 2010
Il faut se laisser dérouter par ce petit bijou de Nabokov.
Divinement bien écrit, qui vous prend, ne vous lache plus...
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,95 €
2,00 €