Je sais c'est pas très "branchouille",mais quand j'ai un peu le blues,les chansons de Bourvil me font l'effet d'un bain de jouvencelles.Sa fausse candeur,sa niaiserie calculée,sa tendresse de grand benet,cet humour d'un autre temps,certainement un reste d'enfance mal effacé.
"Les crayons", à la limite du nonsense so British("il me semble que si j'avais un enfant je le reconnaitrais, à condition qu'il me ressemble naturellement").
"C'était bien" (le petit bal perdu),son accordéon en mode mineur, son ambiance Gabino-Carnéenne,aussi émouvant que le Lacrimosa du Requiem de Mozart.
La parodie de "je t'aime moi non plus" avec Maillan,bon enfant mais on a jamais fait mieux depuis.
La "discussion anti-alcoolique" (l'eau ferrugineuse),écrite par Roger Pierre, mais que n'auraient pas renié Pierre Dac et Francis Blanche (Gross Nostalgie!)
De jolies mélodies toutes simples,"la ballade irlandaise", de l'émotion poétique,"vive la mariée","Fredo le porteur".
Evidemment, tout n'est pas du même métal,"Salade de fruit","la tactique du gendarme", etc...Mais je trouve qu'en cette période de cynisme galopant,entre un petit blues et un petit Bach, tout ça me remet un peu les pendules à l'heure(place!).