Dans cet album enregistré fin 2000 Odetta (1930-2008) revisitait le répertoire du légendaire Leadbelly (1889-1949) ,une de ses influences principales, pour plus d'infos sur ces 2 là je vous renvoie sur mes commentaires de
Blues Everywhere I Go et de
Important Recordings . Cet ultime come back de la divine chanteuse fut une grande réussite, si Blues everywhere I go où elle reprenait les blues singers était excellent, celui-ci est du meme niveau. Odetta se réapproprie les standards de Leadbelly , mettant sa fabuleuse voix - qui n'a sans doute jamais été si mature, passionnée habitée - au service des chansons du géant, superbement accompagnée par un band impressionnant de cohésion, avec au fil des titres guitare (Jimmy Vivino) piano, banjo, mandoline, violon et en invités Kim Wilson sur 2 titres à l'harmo, Clarence Gatemouth Brown sur un au violon et le pianiste Henry Butler sur 2.
Dans les notes de pochette,
Pete Seeger, compagnon des 2 dans les années folles de Greenwich Village, nous raconte qu'il a entendu Odetta chanter du leadbelly la première fois vers 1950 et qu'il attendait un tel album depuis, et qu'il est ravi du résultat, le contraire m'eut étonné vu l'excellence atteinte ..
En detail, on commence par Irene, plus souvent appelée Goodbye Irene, sans doute le titre le plus connu de Leadbelly , en fait , comme souvent dans ces années où les droits d'auteur n'existaient pas, c'est une chanson de 1886 d'un menestrel nommé Gussie Davis qu'il a adapté. Ce titre fut son plus reprit (Sinatra,Dr John,Tom Waits,Jerry Lee Lewis,Johnny Cash,Ry Cooder,Garteful Dead,Pogues, etc).
Ensuite deux blues puis When I was a cowboy , formidable morceau country western , qui incite à se lever danser autour du feu de bois, ou du radiateur si vous êtes en appartement, puis un titre plus folk , In the pines avec Gatemouth Brown au violon.
How long est un superbe blues lent bien accompagné par l'harmonica de kim Wilson , titre qui fut un hit dans les 40's chanté par le duo
Leroy Carr/ Scrapper Blackwell et la encore la paternité du morceau est incertaine, faudrai faire des tests ADN.
Bourgeois blues est la plus fameuse protest song de Leadbelly dirigée contre Whasington , qualifiée de "Bourgeois town" , blues enlevé avec Kim Wilson à l'harmo, irrésistible !
Alabama Bound est un traditionnel que Leadbelly enregistra avec le Golden Gate Quartet en 1940 et qui fit un beau succés ; enchainé de Boll Weevill, chanson apprise de son oncle qui parle de ces insectes qui ruinent les champs de cotton, theme souvent utilisé dans le blues, par Charley Patton par exemple (Mississippi Bo Weavill blues Avril 1910), et qui donne son nom a un groupe blues frenchy
Mo' Diggin'Nous avons encore Roberta, un blues ecrit dans sa jeunesse ; suivi de New Orleans qui n'est autre que The house of the rising sun,dont j'ai déjà évoqué la paternité dans mon commentaire
ici, superbe version profonde d'Odetta ;avant 2 work songs Whoa black buck et Julie ann Johnson;
CC Rider parfois appelée easy rider , classique multi enregistré , premiere fois par Ma Rainey en Aout 1924 ,et à l'origine incertaine.
Enfin, pour finir en beauté, voici Midnight special, que
Creedence Clearwater Revival [Intégrale] reprit , chanson que Leadbelly ecrivit lors de son séjour à la prison de Sugarland , Texas, qui évoque la ligne San Antonio-Houston et son train que les prisonniers entendaient
15 TITRES 66:20 HAUTEMENT RECOMMANDE !
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