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Raymond Aron
L’opium des intellectuels
Introduction de Nicolas Baverez
Philosophe, Raymond Aron (1905-1983) a été professeur de sociologie à la Sorbonne, tout en continuant une activité de journaliste commencée pendant la guerre à La France Libre. Il a été élu au Collège de France en 1970. Il est notamment l’auteur, dans la collection « Pluriel », de Essai sur les libertés.
Nicolas Baverez, avocat, est l’auteur notamment de Raymond Aron : un moraliste au temps des idéologies (Flammarion).
Introduit par Nicolas Baverez qui présente le contexte dans lequel il fut écrit et publié, ce livre est devenu un classique. Raymond Aron y prend vivement à partie les intellectuels compagnons de route du parti communiste, notamment Sartre et le groupe des Temps modernes, et analyse les raisons de leur aveuglement. Il montre comment la volonté de croire en un avenir enchanté peut conduire à refuser de voir la réalité d’un système qui piétine la liberté et la dignité humaines. Ce message peut continuer à nourrir une éthique intellectuelle telle que la définit les dernières lignes du livre : « Si la tolérance naît du doute, qu’on enseigne à douter des modèles et des utopies, à récuser les prophètes de salut, les annonciateurs de catastrophes. Appelons de nos vœux la venue des sceptiques s’ils doivent éteindre le fanatisme. »
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34 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pertinent en 1955, pertinent en 2006,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Opium des intellectuels (Poche)
Peu de livres auront marqué autant l'histoire de notre pays que l'Opium des intellectuels d'Aron. Partant de ce constat, il est alors assez surprenant que quatre ans après la critique d'Enguerrand, personne n'ait eu l'idée d'ajouter un deuxième commentaire à ce prodigieux bouquin.Sur le contenu, c'est cette impression de recul, d'objectivité, mêlé à un souci permanent de défense des valeurs occidentales essentielles qui impressionnent le plus. On n'a pas fait mieux depuis pour mettre en valeur des mots simples comme liberté, démocratie, et rappeler en toile de fond une idée indispensable, le refus du relativisme moral. Trop de ses contemporains se sont perdus dans des raisonnements manichéens douteux... heureusement l'Histoire donne aujourd'hui raison à un homme qui s'est contenté toute sa vieavec justesse de choisir entre "le préférable et le détestable" Telle est la limite raisonnable qu'il cherche à tracer dans ce livre, à une époque ou Staline était encore considéré comme un sympathique bonhomme, seul rempart contre la "rage" américaine. Une leçon encore valable tant elle fait écho à la timidité de nos comportements face aux nouvelles idéologies du XXIe, ainsi qu'au défi économique actuel que certains refusent encore d'envisager par amour de l'Etat Providence. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
44 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un grand classique,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Opium des intellectuels (Poche)
Une approche liberale de la vie politique par une denonciation de la langue de bois et des prises de position ideologiques.La pertinence de la reflexion permet de sortir des lieux-communs véhiculés habituellement par les commentateurs politiques. Dans le meme ordre d'idées, lire "la route de la servitude" de Friedrich Von Hayek Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
ON LIQUIDE ET ON S'EN VA,
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Raymond Aron était un Honnête Homme. Ses analyses étaient de vraies analyses car il traitait des faits et ne mélangeait jamais ce travail avec ce qu'il en pensait et qu'il ne manquait, pas le temps venu, de faire savoir. En cela, il s'est toujours opposé aux imprécateurs moralisants, juges imprécis et partiaux, réfugiés dans leurs nuées pour mieux éviter de se confronter aux faits.Il s'agit ici de Sartre, subtil littérateur faisant éditer "Les Mouches" à Paris ce qui nécessitait l'imprimatur d'Abetz alors qu'Aron est à Londres et Camus dans la Résistance. Il s'agit aussi de tous ces universitaires, mélanges réussis de fonctionnaire et de penseur marxiste dont le poids continue d'envahir et de figer la pensée. Il s'agit enfin d'ignares politico-médiatiques qui n'ont plus rien de commun avec leurs géniteurs-car il faut reconnaître à Sartre, de Beauvoir, Althusser et autres compagnons de routeune véritable érudition. Aron s'est, en gros, dans une posture gaullienne, retrouvé seul face à ce flotd'inquisiteurs/Imprécateurs et n'a jamais abdiqué. Un jour viendra où les ouvrages de ces pseudo-prophètes, vrais lâches et maîtres à penser à la petite semaine s'empoussièreront et pourriront dans un fond de bibliothèque oubliée car, ultime renversement de situation, leurs clones ne lisent pas. On liquide et on s'en va. Ce jour là, Aron pourra vraiment dormir en paix avec la satisfaction du devoir accompli. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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