Depuis quelques temps, le nom de Feverish commençait à circuler dans le circuit. Après vérification sur scène, le buzz est légitimé. Oeuvrant quelque part entre le neo-metal à la Deftones et l’emo à la Thursday en passant par une très nette influence Snapcase, les Grenoblois offrent un premier album à la personnalité extrêmement marquée. En ce sens que Feverish ne ressemble qu’à Feverish, fait suffisamment rare sur un premier album pour mériter d’être souligné. Servi par une production du feu de dieu, très live, signée Fred Norguet, le groupe, porté par son chanteur au timbre si atypique (dans l’esprit de Tabreski meets Saez !) délivre 10 titres respirant la fraîcheur et l’honnêteté. Ce n’est pas le hasard qui a poussé Barclay à signer Feverish. Le potentiel du groupe est énorme, puisque ne rentrant vraiment dans aucune case de par son originalité, il pourrait bien séduire un public relativement large, du djeunz en baggy au djeunz à mèche en Converse. Le problème vient du fait qu’en ayant quelque part le cul entre deux chaises, le groupe ne semble pour l’instant pas rencontrer le succès escompté. J’aurais pour ma part choisi mon camp, celui de ceux qui disent que ce groupe est tout simplement excellent et qu’une telle formation pourrait bien aspirer à une carrière internationale. Reste que le groupe pourra autant enchanter que rebuter…