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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De l'art de la subtilité maîtrisée,
Par Qazor Back "Qazor IV" (Over the Rainbow) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost In A Dream (CD)
Bravo à ECM ! Ce trio improbable va vous emmener dans un très beau voyage musical ! De la rencontre de ces trois musiciens naît une musique apaisée, riche et passionnante ! Jason Moran n' a jamais sonné comme ça, Chris Potter atteint des sommets, tout celà sous l'impulsion subtile d'un Paul Motian des meilleurs jours ! Alors, certes, ce n'est pas du hard-bop frénétique, mais une musique aérienne, subtile et sensuelle ( enfin à mes oreilles du moins ) ! Vu qu'il s'agit d'un concert au Village Vanguard datant de février 2009, je ne peux qu'espérer un album studio qui nous emmènera encore plus loin ! Quant à l'embourgeoisement du jazz, ce n'est pas ici qu'il se trouve ... loin de là !
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14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
l'embourgeoisement d'un certain jazz...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost In A Dream (CD)
On ne le dira jamais assez, mais des musiciens prestigieux, aussi talentueux soient-ils, ne "font" pas forcément un grand disque, quand bien même ils seraient réunis dans un lieu mythique. Et de lieu, parlons-en, puisqu'il s'agit du Village Vanguard (New-York). Lieu très prestigieux s'il en est. Celui-ci pourrait nous laisser croire que la magie sera forcément au rendez-vous... Malheureusement, force est de constater, aujourd'hui, que le nom tient plus souvent du mythe et du fantasme que d'autre chose... Quant à ECM, label prestigieux qui a produit ce concert, que dire là encore? Sa réputation en terme de musique éthérées n'est plus à faire. Et bien, voilà, tout est dit: cette galette, malgré quelques bons moments, est une petite déception...La musique que l'on entend dans Lost in A Dream ne décolle quasiment jamais. C'est une musique qui a sa cohérence, un gros son aussi, mais c'est d'un ennui presque rédhibitoire, à la limite du soporifique. Et pourtant, ce disque laissait espérer de grandes choses. Paul Motian que l'on ne présente plus (sa discographie est l'une des plus riches dans le jazz contemporain) est un batteur hors norme. L'un des plus grands. Une palette inouïe au niveau des tessitures, des sons et des couleurs. Quant à Chris Potter, l'un des saxophonistes les plus remarquables de ces quinze dernières années, là aussi, la réputation n'est plus à faire: une technique éblouissante, un travail sur le son (notamment au ténor) qui laisse pantois. Enfin, Jason Moran, pianiste fougueux et inspiré en diable, notamment dans ses disques en co-leadeur, son imagination, son talent, en font l'un des plus en vue à l'heure actuelle. Alors que se passe-t-il dans ce disque? Et bien, pas grand chose à vrai dire. C'est bien là le problème. Il s'agit là d'une belle affiche, mais ne vous y trompez-pas, si je peux me permettre. Car finalement, c'est plutôt un jazz d'un sentimentalisme contemplatif, où il ne se passe quasiment rien (hors mis sur deux thèmes: Drum Music et Abacus). Dès les deux premiers morceaux (Mode VI et Casino), la musique s'appesantit, les solistes tournent un peu en rond, et l'on devine que c'est un jazz qui s'embourgeoise, qui se regarde le nombril, comme sa capitale, New-York... Que rajouter à cela? Si ce n'est, d'une part, qu'il vaut mieux se tourner vers d'autres disques de Chris Potter, notamment aux côtés de Dániel Szabo, ou bien écouter les derniers albums de David Binney, Ambrose Akinmusire et John Escreet (scène new-yorkaise bien plus roborative)... Dernière solution: se projeter vers la région des Grands Lacs, du côté de Chicago... Avec des artistes comme Mike Reed, Josh Berman, Dave Rempis, Nicole Mitchell, Fred Anderson, Matana Roberts ou encore Corey Wilkes, pour y découvrir une musique moins nombriliste et, surtout prenant bien plus de risques qu'ici... Vraiment dommage... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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