Il s'agit là d'une des oeuvres les plus surprenante, courageuse et audacieuse qu'il m'est été donné de visionner. A savoir le partage et la passion physique entre un jeune adulte et un fragile initié à peine pubère. Le débutant concerné faisant preuve ici d'une exeptionnelle et sidérante précocité. Ces enfants très en avance sur leurs âges et que beaucoup d'écrivain et cinéaste éludent de peur de mettre en page ou en image un des plus grands tabou encore debout à notre époque. Thème néanmoins déja abordé en littérature, notamment dans le direct, mais touchant : "L'agneau chaste" de Franck Varjac, ou le très jeune personnage n'avait qu'un an de plus et s'initiait lui aussi avec quelqu'un du même sexe. Puis, plus finement dans le magnifique "Notre amour" de Roger Peyrefitte, ou cette fois le nombre d'années d'existence du concerné était identique. Aussi le cinéma s'en est très occasionnellement emparé, notamment dans "Clément" de Emmanuelle Bercot, ou un autre garçon de treize ans entrenait ce même type de relation avec cette fois une jeune femme. Ainsi pour finir que dans "La petite" de Louis Malle, ou une fillette de douze ans avait les même rapports, avec cette fois un homme. Si le premier manquait à mes yeux, singulièrement d'émotion, le second, bien que remarquablement mise en scène, virait plutôt dans le scabreux, la jeune fille étant en effet élevé dans un bordel. Ici, les faits se passent en 1944, ou un enfant citadin de douze ans est envoyer par sa mère à la campagne pour éviter les nombreuses privations dont été victime Amsterdam. Il va comme d'autres gamins dans la même situation que lui être recueilli par un couple de paysan plutôt aimant (Le mari va être très doux et compréhensif avec lui) C'est dans cet environnement qu'il va vivre intensément son éveil personnel. Il va se découvrir homosexuel. D'abord en scrutant attentivement les formes dépouillé de son camarade de chambrée, quand il se retrouve ensemble dormant dans le même lit (il va même "esquisser" avec la main les courbes de son corps quuand il est endormi), ou se reposant dans les prés. Ensuite il va faire la connaissance d'un jeune soldat Canadien, faisant parti des armées alliées qui vont investir le village de pécheur ou il est réfugié. Les contact vont se faire de plus en plus rapproché. Au cours d'une soirée, il va l'initier à la danse, le soulever, le faire tourner en rond. Cette scène d'une beauté et d'une poésie éblouissante, n'est qu'une première étape de séduction. Puis au bout de quelques jours, il vont faire les actes considérés comme sacrilège et partager une intense connivence, avant que l'homme ne soit contraint de le laisser, appeler à devoir rentrer. Il laissera le garçon malheureux et abandonné qui vivra dans la mémoire de cette inoubliable union et de ce premier amour. Le (très) délicat sujet de la sensualité et sexualité infantile filmé avec une tendresse qui doucement défile. Avec cette manière de ne pas dénoncer, sans blamer, ni jetter la pierre. En n'étudiant que les réactions d'un petit et d'un grand garçon parfaitement éveillé et consentant dans ce qu'il font (Le metteur en scène a clairement voulu expliquer que finalement, tout cela ne regardait et ne concernait que ces deux là) Un petit gosse très mature et qui recherche avant tout douceur et chaleur. Dans ces scène le coté érotique transparait, mais il est avant tout suggéré. Avec une profonde affectivité partagée et surtout une énorme tendresse qui n'exclue pas "l'interdit", mais le met entre prenthèse. Car, une nouvelle fois, bien au delà de ça, c'est un épique lien affectif qui nourri leur relation exclusive. Ce sont par dessus tout d'énormes et d'émouvants calins fait de geste intime, avec des corps mêlés et des baisers sous le nez. Et un acte malgré tout plus équivoque ou le directeur de scène à vouler fixer la frontière que l'adulte à voulu dépasser. C'est le seul instant ou l'enfant semble un peu éprouvé. D'ailleur il est utile de préciser que toute ces parties sont loin d'être dominante dans le film. On y voit avant tout une superbe et haute complicité entre cours de conduite d'une jeep, jeux sur une plage (les pas immobiles), explorations, bavardages et autres apprentissages. Le jeu subtil et tout en nuance du tout jeune et si mignon Marteen Smit et la caresse continuelle de la caméra sur le déroulement de l'histoire permette une reflexion mesurée sur quelques chose systématiquement condamnée par la société, quelque soit les quelques rares cas particulier. Une exeption qui ne prône aucune généralité et ne sombre jamais dans le voyeurisme. Le réalisateur nous met devant le fait accompli d'un très jeune "apprenti", se situant dans la pré-adolescence. Age ou justement le désir amoureux commence véritablement à s'animer et ou ce genre de transgression peut arriver. Dans ce long métrage, en évidence, de souffrance il n'y en a point. Alors on met ses étendards morales au placard devant ce cas tellement à part tout en continuant à condamner avec virulance les sévices commis sur des enfants honteusement abusé et à jamais traumatisé. Ici le plein consentement est avéré et l'adulte si tendre et complice ne salit jamais l'innocence et la pureté de ce garçon. Cet un enfant très doux et très sensible tout comme ce film, qui en plus d'être abordable se démarque d'un effet marquant, tellement que l'émotion y est superbement présente. Salué et encensé par un certain nombre de critiques ("The New York time", "San Francisco Chronicle", "Los Angeles times"),c'est la preuve que dans d'autres pays, les esprits sont beaucoup plus ouvert qu'ici. D'ou mon incertitude que ce long métrage soit un jours traduit chez nous. Ce qui n'enlevera rien de son charme et de sa finesse. Splendide et inoubliable !