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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
En bonne forme, 28 septembre 2009
Air nous avait donné du fil à retordre avec son précédent Pocket Symphony, un album d'ambiance, lent, sans titre phare, un peu en-dessous de leur travail avec Charlotte Gainsbourg (l'excellent 5:55). Avec Love 2, on retrouve les gimmicks déjà présents sur Moon Safari: voix féminines, musiques lancinantes, quelques tubes en puissance (Sing, Sang, Sung), un couple synthés/guitares bien foutu... bref, on retrouve Air tel qu'on le connait.
Mais pour autant, plus de 10 ans se sont écoulés, et après avoir expérimenté sur 10 000 Hz Legend et utilisé des rythmiques asiatiques sur le précédent, Air ne pouvait pas se contenter d'un retour en arrière, le groupe avance donc, fort de ses expériences, et nous livre un album qui apparait comme une bonne synthèse de ce qu'il sait faire (avec une énergie nouvelle), un peu moins pop que Talkie Walkie, l'album n'en demeure pas moins accrocheur; mélangeant les moments de calme (ainsi You can tell it to everybody) et ceux de tendre excitation (comme sur Eat my beat); pour autant le voyage n'est pas toujours si facile d'accès que ça et les versaillais s'amusent avec les oreilles de son auditeur, notamment avec des morceaux comme Be a Bee (où le groupe excelle). Il est amusant de constater qu'après avoir sorti son album le plus calme (Pocket Symphony manquait presque de rythme), Air sort son album le plus rythmé (avec des rythmes d'ailleurs assez variés, pour preuve la chanson Love, hymne au rythme à la fois lent et jungle), parfois presque rock (comme sur l'introductif Do the Joy ou Be a Bee), les morceaux les moins bons étant étrangement les morceaux les plus électroniques (Missing the Light of the Day, un peu en-dessous du lot).
Oui, il y a beaucoup de choses à entendre sur Love 2, et c'est tant mieux parce qu'il n'est pas prêt d'arrêter de tourner sur nos platines.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Pop soporifique, 5 octobre 2009
J'avais adoré Premiers Symptômes, beaucoup aimé Moon Safari, un peu moins 10000 HZ Legend. Et après ? Ben après Air est devenu chiant à mourir. Je n'ai jamais réussi à écouter Talkie Walkie et Pocket Symphony en entier sans piquer du nez ou sans avoir une irrésistible envie de vaquer à d'autres occupations. Et ce Love 2 ne fait malheureusement pas exception à ce constat.
Ca me fait mal de le dire tant j'ai de respect pour Dunckel et Godin et pour le vent de fraîcheur qu'ils ont apporté à la pop française à leurs débuts, mais d'album en album, Air a perdu l'inspiration et fait aujourd'hui de la musique d'ascenseur.
Avec ces 12 nouveaux titres, Air est souvent dans la redite, fréquemment dans l'insipide, jamais dans l'excitant. Ca bidouille, ça trifouille les sons mais pour quoi faire ? Ben c'est là tout le problème : on ne sait pas à quoi sert cette musique.
Certains accrocheront peut-être, moi non, je ne prend plus de plaisir à écouter Air. Une chose est sûre, à part d'être fan hardcore, cet album ne vaut pas les 15 que vous en demandera votre disquaire préféré, tarif moyen d'un CD neuf de nos jours. Il fera en revanche les beaux jours des bacs à soldes, d'ici très peu de temps, je le crains.
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11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
En petite forme ..., 6 octobre 2009
Air a souvent surpris en débarquant la ou on ne l'attendait pas forcement et, des l'intro de ce nouvel album, on est bien force de reconnaître que sur ce point la, au moins, ils n'ont pas changes. C'est en effet sur un riff de guitare dans le plus pur style stoner rock que s'ouvre cette nouvelle aeuvre des versaillais aériens, mais très vite on retombe dans un univers bien plus familier avec grosses basses moelleuses, claviers caressants, voix asexuées, flutiaux et autres effets bien sentis entre 2 gazouillis d'oiseaux qui nous rappellent invariablement la bande son idéale d'un porno soft estampille 70s.
Dans la continuité de leurs derniers albums, les instruments plus organiques ne sont pas en reste avec notamment des guitares wahwahisees en pagaille, une vraie batterie servie par l'extraterrestre qui leur sert de batteur depuis l'ébouriffant Virgin Suicide. Cette fois ci, par contre, nos 2 amis ne se sont pas entoures d'une brochette de guests mais ont trousse leur nouveau petit bijou tout seuls dans leur coin.
Be a Bee, me fait bizarrement penser a la BO d'un film des Charlots de la grande époque, compliment ou pas, c'est l'un des rare titre qui tire son épingle de ce jeu mollasson et, quoiqu'on ait pu en dire ici ou la, sans grande inspiration si ce n'est quelques gimmicks sympathiques comme ces marimbas synthétiques sur Missing the Lights of the Day ou le saxo très jazzy du titre suivant qui malheureusement finira remplace par une très pastorale flute et je ne parle pas de celle de ce beau plombier moustachu venu réparer les fuites de la châtelaine auquel la musique fait irrémédiablement penser.
Sing, sang, sung est un petit single sympathique mais assez anecdotique et si Eat my Beat durcit gentiment le ton, rien de bien neuf néanmoins sous le soleil.
Finalement ceux qui ne supportent pas nos versaillais 70s ne changeront certainement pas d'avis à l'écoute de cette nouvelle livraison, les autres se retrouveront avec un nouveau disque dans la moyenne basse des productions précédentes. Rien à reprocher vraiment, quelques expérimentations sont même plutôt réussies, mais on sent que l'inspiration n'était peu être pas au rendez vous. La prochaine fois peut etre ?!
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