Avec cet album,le groupe trouve enfin son identité musicale grâce à l'arrivée providentielle de Bob Ezrin qui ensutite produira the Wall , Peter Gabriel , Lou Reed , Aerosmith , Kula Shaker et Nine Inch Nails.
La pochette donne le ton : en 1971 un groupe de rock en noir et blanc faut oser! Mais habillé en léopard , avec ces poses lascives , c'est quasiment porno à l'époque! C'est également l'apparition du maquillage toile d'araignée qui inspirera le look d'Orange Mécanique.
Attitude donc , mais musicalement , le groupe est enfin au point; Chaque titre révéle le talent d'écriture de Cooper reconnu depuis par Dylan et même Roger Waters !
"18" est LA chanson de l'album : Alice se pose comme un James Dean dépravé ( "j'ai 18 ans , et je ne sais pas ce que je veux / je suis un gamin / je suis un adulte/ j'ai 18 ans et j'aime ça!!"). Kurt Cobain , Johnny Ramone ou Franck Black se rappeleront de l'enchainement couplet tout en aprège/refrain rageur en power chord.
"Black Juju" cousin germain du "When the Music is over" des Doors.
grave l'attirance du groupe pour le macabre.
" The ballad of dwight frye" . Sur des accords très Johnny Cash , Alice incarne un voleur en prison qui cherche à s'échapper et sombre dans la folie. L'ironie est de rigueur ( "Bon sang comme je voudrai revoir ma gamine/ elle n'a que 4 ans / je lui ramenerai tous ses petits jouets / même ceux que j'ai volé" ) et vocalement Alice fait des merveilles.
L'album se termine dans l'euphorie avec Sun Arise : une reprise d'une chanson .....Aborigène (!!) que le Coop reprend avec panache.
Au final Love it to death est le premier classique du groupe. Cooper a enfin trouvé sa voix éraillée qui fera des miracles sur l'album suivant : Killer.