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Loveless
  

Loveless [Edition limitée, Import]

My Bloody Valentine Album vinyle
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Page Artiste My Bloody Valentine

Discographie

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Biographie

Kevin Shields (né à New York le 21/05/1963, chant, guitare et un peu de basse) et Colm Cusack (né O'Ciosoig le 31/10/1964, batterie) se rencontrent dès leur adolescence à Dublin, à la fin des années 70. Passionnés de punk rock, les deux amis participent à de nombreuses formations (notamment Complex) avant de créer leur propre groupe avec Dave Conway (chant) et Tina (claviers) en 1984.

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (28 avril 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Edition limitée, Import
  • Label: Sony UK
  • ASIN : B00197X1VS
  • Autres éditions : CD  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (9 commentaires client)
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Un Essentiel amazon.fr

En 1991, avec ce disque, le rock du XXe siècle faisait pour la dernière fois table rase de son passé de petit bourgeois. Comme Can, Wire, Brian Eno et d'autres explorateurs géniaux qui l'ont précédé, Kevin Shields, le leader des My Bloody Valentine, ne connaissait pas le sens du mot "revival". Les chroniqueurs de l'époque durent sortir des chemins traditionnels de la "rock critic", vous savez le style "ça rappelle machin avec un zeste de bidule". Parce que là, franchement, ça ne ressemble à rien ! Après avoir passé plusieurs années en studio, entre expérimentations et fumette, le groupe a offert au monde ébahi onze morceaux vaporeux et malades : des voix des deux sexes ânonnent des mots bleus, les guitares sont tellement distordues qu'elles en perdent toute dynamique, les samplers semblent programmés par Steve Reich, et la batterie - ultime repère des rockers - mixée tout au fond, galope à côté des ruines. Le choc fut tel que, malgré un surprenant succès commercial, le groupe a ensuite implosé et s'est muré dans le silence. --Hubert Deshouse

Critique

« La musique la plus vague à jamais avoir été un hit ». S’exprimant sur « Soon », l’emblématique dernier titre de l’album, Brian Eno mettait en lumière mieux que quiconque l’étrangeté du phénomène Loveless. Cette oeuvre extrême, aux contours insaisissables, est devenue un classique quasi instantané. L’un de ces disques familiers à tant d’amateurs de rock, au même titre que le premier Velvet Underground ou l’Electric Ladyland de Jimi Hendrix.

Une œuvre dont la genèse est, comme ses illustres prédécesseurs, entourée par la légende. Celle du coût exorbitant : selon le label Creation et d’autres observateurs, l’enregistrement aurait atteint la somme record de 250 000 £ (400 000 €). Dans une interview récente de Kevin Shields pour le magazine Magnet, le leader du groupe avance que le label aurait surestimé la somme pour masquer des problèmes financiers récurrents et une inexpérience de son responsable Alan McGee, alors âgé de 27 ans.

Celle, aussi, de la lenteur et du despotisme de l’ingérable guitariste irlandais. Trois ans et 18 ingénieurs du son différents – dont le célèbre Alan Moulder - furent nécessaires pour accoucher de Loveless. Reclus en studio des mois durant sous l’influence de la marijuana, la tête pensante de My Bloody Valentine, seul maître à bord, n’avançait plus qu’à raison d’une ou deux heures de travail par jour. L’épreuve a presque rendu fou Alan McGee, lequel aurait supplié le groupe, à genoux et en larmes, de mettre un terme à l’album. Face à ces appels désespérés, Kevin Shields, ironique et impassible, récitait en guise de réponse des titres de son répertoire : « To here knows when », « When you sleep », « Sometimes. Soon », avant d’interdire au patron de Creation l’accès aux sessions d’enregistrement !

La légende veut enfin que la sortie de l’album, le 4 novembre 1991, ait évité de justesse la faillite de Creation, avant que le label ne se refasse une éclatante santé grâce à Oasis.

Conjectures à part, le résultat musical se révèle époustouflant. La puissance sonore du groupe prend à la gorge dès les premières secondes d’ « Only Shallow ». Une batterie sèche et métronomique, ces fameuses guitares étranges, violentes et désaxées, quelques boucles stridentes et la voix de Bilinda Blutcher, comme noyée dans le flot instrumental. Après un passage instrumental signé du batteur Colm O’Coisoig (« Touched ») et l’étouffant « To here knows when », le lumineux « When you Sleep » laisse enfin apparaître des bribes de paroles audibles. Un bouffée d’air de courte durée pour l’auditeur, vite emporté dans une longue  tempête sonique (« I only said »), suivie du lent et hypnotique « Come in alone ». L’acoustique « Sometimes » marie à merveille douceur et saturation lourde, jusqu’à une montée de synthé aux accents très Cocteau Twins. Pour qui se laisse embarquer ad nauseum dans ce boucan spectral et organique, l’ultime « Soon » constitue le sommet orgiaque de l’album : une rythmique dance music lorgnant vers Madchester (Happy Mondays, New Order), noyée dans des nappes de guitares aux harmonies mélancoliques. La voix éthérée de Kevin Shields y prend ses accents les plus plaintifs, avant d’abandonner l’auditeur dans 3 minutes répétitives dignes d’un Steve Reich.

  En dépit de son abord difficile, les critiques rock l’avaient très bien compris en leur temps : Loveless est le sommet discographique du rock indépendant britannique des années 90, l’aboutissement artistique d’un groupe dont aucun « shoegazer » (Ride, Slowdive et consorts…) n’atteindra jamais la flamboyance. Brian Eno le prédisait : My Bloody Valentine avait ouvert là de nouveaux territoires pour la pop music. A tel point qu’eux-mêmes s’y perdront, incapables de se renouveler après un tel chef d’œuvre. On ne leur en voudra pas, bien sûr.

       

Jérôme Pichon - Copyright 2012 Music Story

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21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du Mozart ultra-saturé : migraine jouissive, 14 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Loveless (CD)
S'attaquer au monstrueux « Loveless » n'est jamais une mince affaire : à la première écoute, on a l'impression de perdre tous ses codes et repères du bon vieux rock classique : ici, le bruit est constant : désaxé, déstructuré, défiguré par des bandages d'effets sonores, par le vrombissement de centaines de guitares superposées. La batterie, autiste, martèle ses coups comme elle le peut derrière le fracas, la basse sous-mixée ne se distingue plus de l'ensemble, et personne ne comprend un traître mot des appels au secours murmurés par les plaintes de voix féminines qui semblent émaner de sirènes sous valium. Et c'est pourtant tout ça qui rend « Loveless » irrésistible : un travail de studio insensé pour parvenir à un ultime objectif bien ruminé dans le cerveau de Kevin Shields, son auteur : réussir à déconcerter l'auditeur par tant de créativité sonore, aussi bien que par les émotions dégagées par les onze titres complexes du disque. Aucun des instruments (y compris vocaux), pris un par un, n'est le héros du disque, mais tous participent à leur manière à bâtir une certaine texture sonore carrément jouissive. Les compositions, elles, sont également de haute volée. Il me semble ne jamais avoir entendu quelquechose d'aussi beau, d'aussi complexe et d'aussi émouvant que le passage de trente secondes compris entre 1:45 et 2:15 d' « I Only Said ». Au fil des années, « Loveless » reste inflexible, ne prend aucune ride, surprend encore, inroyable de maîtrise : le travail de Kevin Shields est énorme, surpassant de loin tous les modèles du Shoegazing, allant jusqu'à devenir la référence absolue du genre, manifeste cinglant contre la musique progressive et ses solos de guitare interminables. A la deux-centième écoute, lorsqu'on a définitivement adopté les accords torturés d' « Only Shallow », assimilé le bloc sonore unique qu'est « To Here Knows When », ou encore les mélodies suggestives à la Cocteau Twins telles que « Blown a wish », on devient atteint d'une grande dépendance, qui se caractérise notamment par monter encore et toujours le son afin de connaître les limites de ses propres tympans. Loveless est un disque envoûtant, passionnant, spectaculaire, assommant d'émotion, de malaise et de fascination. Expérience à vivre absolument.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Manque de superlatifs ..., 17 juillet 2008
Par 
Chaves Carlos "Glimpse" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Loveless (CD)
Je vais y aller de mon commentaire car après les avoir finalement vu en concert ... j'en reviens toujours pas.
C'est toujours difficile de parler de meilleur, de préféré parmis les préférés, de choix unique, ... indiscutablement ce disque est l'un des plus marquants qu'il m'est été donné de vivre.
Selon moi l'un des dix albums les plus importants de l'histoire de la musique contemporaine.
A écouter à fond à la limite de la saturation ...
En concert c'est une orgie de watts à vous crâmer les oreilles ... mais c'est tellement bon. J'avais l'impression de nager dans la musique, toujours à la limite de la noyade.
J'en suis ressorti en me disant 'Vivre une expèrience tellement intense ça remet plein de choses à leur place.'
MBV c'est différent, ce n'est pas pour tout le monde mais c'est tout ou rien.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un jour, je serai sourd..., 6 octobre 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Loveless (CD)
à force d'écouter cet album au casque à plein volume...et je ne pourrai plus l'écouter.... On comprend K Shields qui n'a pas réussi à sortir un album après ça. Pour les nostalgiques, je conseille "The True Meaning of BoodleyBaye" de Mice Parade, qui s'inspire sur certains morceaux du son de MBV, dans une esprit post-Rock.
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