Belle couverture , un graphisme proche de Marc Silvestri , un sujet original ,et un prix intéressant : Loving Dead face aux machines de guerre Walking Dead et Zombies allait t'il inaugurer une troisième voie ? On peut le croire pendant le premier quart du livre . Suite à un virus censé éradiquer la mort , l'humanité se décompose . L'originalité indéniable de Loving Dead c'est que les zombies ont conscience de leur état , ils gardent leurs souvenirs , éprouvent la peur de mourir.
Ils se divisent en faction : le stade ultime est le zombie dégueulasse tel qu'on le connaît , il y a les purificateurs qui les chassent et les entre deux nos héros donc qui voient leur humanité se dissoudre.
Alan , un jeune ouvrier meure accidentellement ; il rencontre Lynn , une splendide mourante et l'aime instantanément . Accompagnés de d'une belle transsexuelle , ils cherchent un remède à leur état .
Loving Dead a les défauts de ses qualités : ancré loin du mainstream , il propose un univers décalé , provocateur , original encore que ...) . Le trait de Raffaele est immédiatement aguicheur , le lecteur accroche bien avec ses héros. Cependant l'auteur a voulu mélanger des genres qu'il affectionne sans que le mariage ne soit des plus heureux : horreur avec une touche de Western , de Mad Max et de sci-fi. N'est pas Garth Ennis qui veut ! Pour réussir ce genre d'exercice , il faut du temps , et beaucoup de talent . Or le récit dans son milieu devient complètement alambiqué , ponctué d'ellipse qui donnent l'impression d'avoir loupé un épisode .
Au fur et à mesure de son intrigue Raffaele flingue son histoire : les purificateurs noirs avec un look sorti tout droit de Dragon Ball Z des zombies avec des dents pointues et des cornes....) sont ridicules et aussi bêtes que les Dupondt , le combat final se fait via des exosquelettes , des zombies de trois mètres de haut et des lance roquettes ...
Une fois que l'auteur a bien taché son récit , il conclue l'histoire de nos tourtereaux de manière inutilement précipitée.
Hop ! Direction le bac à soldes ! Comme au cinéma , l'underground peut parfois être pire que le mainstream.