Un des grands avantages de ce livre réside dans le fait qu'il s'agit d'un journal rédigé pendant les années nationale-socialistes de l'Allemagne (avant et pendant la guerre). Au delà de l'étude de la manière dont les nazis ont pu communiquer, il s'agit en plus d'un formidable texte sur le quotidien d'un juif allemand qui a eu la chance de traverser cette période et de s'en sortir vivant.
Il est aisé penser tout savoir sur cette période, tellement de choses ayant été relatées au travers de différents médias, mais on peut être encore surpris par certains actes décrits dans ce livre et commis au quotidien par les nazis.
L'étude des méthodes utilisées par les nazis (mots, tournures, médias) pour diffuser leurs idées se mêle à la vie de Victor Klemperer, propulsé/aspiré qu'il était dans ce monde que les nazis produisaient.
Ce livre va au delà de l'étude de la langue du IIIème Reich, c'est un formidable témoignage d'acte de résistance intellectuelle (ce qui est souligné par Alain Brossat dans la postface du livre), là où tout autre forme de combat s'avérait inutile et sans espoir.
Cette double lecture m'a donc surpris dans un premier temps (je m'attendais à lire quelque chose de plus technique, plus axé sur le langage), pour finalement me passionner totalement, la forme d'un journal se mariant finalement très bien à ce genre de récit.
A lire.