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Lucky Luke - tome 17 - Ballade des Dalton et autres histoires (La) Album – 3 juillet 2005

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Présentation de l'éditeur

Ce personnage immortel parcourt depuis 1947 (44 ans !) l'histoire de l'ouest américain. Il y a rencontré des personnages célèbres (Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, Sarah Bernhardt...). Lucky Luke est l'homme des missions impossibles, le défenseur des pauvres, des veuves et des orphelins, bref le parfait héros ! Son cheval, Jolly Jumper, est un parfait compagnon de ce "poor lonesome cowboy". Les frères Dalton se dressent perpétuellement sur le chemin de Lucky Luke ce qui permet à ce dernier de les poursuivre continuellement et de les confier à la justice. Autre personnage traditionnel de la série : Rantanplan, le chien le plus bête du farwest qui a vécut de façon autonome 2 albums. Lucky Luke est, avec Astérix et Tintin, le plus célèbre personnage de l'histoire de la BD : cette série, accessible à tous, est devenu un mythe grâce à Morris et Goscinny. Ce personnage a fait l'essentiel de sa formidable carrière dans les pages de SPIROU, PILOTE et LE JOURNAL DE LUCKY LUKE. Une exploitation merchandising et audiovisuelle (dont aux États-Unis) a permis d'introduire Lucky Luke auprès d'une très large couche de la population et auprès de plusieurs générations de lecteurs. A noter qu'après la disparition de Goscinny, plusieurs scénaristes ont travaillé sur la série : Vicq, De Groot, Fauche et Léturgie, Lodewijk, Lo Hartog Van Banda et Vidal. L'essentiel des albums se trouvent chez Dupuis et Dargaud., la nouveauté chez Lucky Productions.

Biographie de l'auteur

Né en 1923, Maurice de Bevere, dit Morris, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée belge. Créateur en 1947 de la série Lucky Luke, de son héros éponyme et de son univers, il a également créé Rantanplan en 1987, ainsi que les éditions Lucky Productions, pour promouvoir son oeuvre, en 1990. On lui décerne, en 1992, le Grand Prix spécial 20ème anniversaire du Festival d'Angoulême, en hommage à sa carrière, et il est fait Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en 1998. Morris s'éteint en 2001, à l'âge de 77 ans. C'est à Courtrai, le 1er Décembre 1923, qu'est né Maurice de Bevere dit "Morris", l'un des pères fondateurs de la bande dessinée. Après le baccalauréat et des études de droit, il apprend la technique de l'animation grâce aux cours de dessin de Jean Image et il entre bientôt à la Compagnie Belge d'Actualités, studio de dessins animés où il fait la connaissance d'André Franquin, d'Eddy Paape et de Peyo. En 1945, il est sollicité pour illustrer le journal humoristique Le Moustique dont il réalise pas moins de 250 couvertures. C'est à cette époque précisément qu'il décide de choisir le pseudonyme de Morris pour scénariser et dessiner les premières aventures pleines d'humour de Lucky Luke. Celles-ci paraissent pour la première fois - sous le titre Arizona 1880 - dans l'Almanach Spirou 1947. Lucky Luke, c'est le cow-boy solitaire au grand coeur, c'est aussi le parfait justicier imperturbable et sympathique, toujours accompagné de son sage et inséparable compagnon, Jolly Jumper, et du chien le plus stupide de l'Ouest, Rantanplan. Autour d'eux, Morris crée toute une série de personnages pittoresques auxquels il mêle des grandes figures de l'Ouest américain : les quatre Dalton, bêtes et méchants, Billy the Kid, le juge Roy Bean, Calamity Jane, ainsi que d'autres personnalités historiques comme l'illustre actrice Sarah Bernhardt. Lucky Luke se place très vite aux tout premiers rangs des incontournables de la bande dessinée internationale, grâce au graphisme simple, expressif et combien efficace de son créateur. De 1948 à 1955, Morris sillonne les États-Unis avec ses amis André Franquin et Joseph Gillain (Jijé). Il y fréquente les spécialistes de la bande dessinée parodique du magazine Mad : Kurtzman, Davis et Wood. Il rencontre à New York René Goscinny qu'il s'adjoint comme scénariste à son retour en Europe. Ces deux monstres sacrés du neuvième art collaboreront avec passion jusqu'à la disparition de Goscinny en 1977. Une vingtaine de scénaristes seconderont ensuite Morris et à ce jour, les aventures de Lucky Luke se comptent dans près de 90 albums traduits en une trentaine de langues et tirés à plusieurs centaines de millions d'exemplaires. Morris entretient avec le cinéma une passion dévorante qu'il partagera pour la première fois avec Lucky Luke en 1971 dans Daisy Town, avec la complicité de René Goscinny, Pierre Tchernia et Claude Bolling (Studio Belvision, Bruxelles). D'autres longs métrages suivent en 1978, La Ballade des Dalton (Studio Idefix, Paris) et en 1983 Les Dalton en cavale (Studios Hanna-Barbera, Los Angeles). En 1984, une série de 26 dessins animés de 26 minutes basés sur les albums de Lucky Luke est produite pour la télévision par Gaumont, Hanna-Barbera et France 3. En 1991, Dargaud Films, I.D.D.H. et France 3 sortent à leur tour une seconde série de 26 épisodes, tandis que Terence Hill incarne le cow-boy solitaire dans dix films Lucky Luke La notoriété sans cesse croissante de Lucky Luke débouche sur des produits dérivés dont la variété prospère de jour en jour : peluches, puzzles, jouets, vêtements, chaussures, articles scolaires, montres, figurines, ... Avec les personnages de son univers, Rantanplan et les Dalton, Lucky Luke se retrouve fréquemment au coeur de campagnes publicitaires, de lignes de produits et d'adaptations dans le multimédia. Il crée la série Rantanplan en 1987, scénarisée au début par Jean Léturgie et Xavier Fauche. En 1990, Morris fonde Lucky Production, qui a pris l'appellation Lucky Comics de nos jours, en partenariat avec les éditions Dargaud. Titulaire de nombreuses distinctions, Morris apprécie particulièrement la médaille que l'Organisation Mondiale de la Santé lui a remise à Genève en 1988, pour avoir enlevé à Lucky Luke sa sempiternelle cigarette. Autre hommage exceptionnel : le 27 Juin 1992, l'Académie des Grands Prix lui décerne le Grand prix spécial 20ème anniversaire du Salon International de la Bande Dessinée d'Angoulême : c'est la consécration par ses pairs. C'est donc tout naturellement lui qui préside en 1996 aux manifestations internationales du Centenaire de la Bande Dessinée, d'autant plus que, polyglotte accompli, il s'exprime en quelque sept ou huit langues. Le cinquantenaire de Lucky Luke en 1997 est célébré en France, en Belgique et en Suisse, comme en Allemagne, du Portugal aux pays scandinaves, par une multitude d'animations qui ont trouvé leur couronnement à Paris le 10 Septembre 1997 : soit jour pour jour, 50 ans après que Morris eut créé le fameux dessin emblématique du lonesome cow-boy qui s'éloigne vers le soleil couchant de l'Ouest. Le 20 Octobre 1998, le Ministre français de la Culture et de la Communication nomme Morris au grade d'Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres. On peut encore signaler que le choix de l'appellation « Neuvième Art » pour la bande dessinée lui revient, tout comme l'expression « plus vite que son ombre » (Le Robert -Dictionnaire des Expressions) abondamment utilisée dans des contextes aussi multiples que variés. Morris s'éteint le 17 juillet 2001, à l'âge de 77 ans.

Né en 1923, Maurice de Bevere, dit Morris, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée belge. Créateur en 1947 de la série Lucky Luke, de son héros éponyme et de son univers, il a également créé Rantanplan en 1987, ainsi que les éditions Lucky Productions, pour promouvoir son oeuvre, en 1990. On lui décerne, en 1992, le Grand Prix spécial 20ème anniversaire du Festival d'Angoulême, en hommage à sa carrière, et il est fait Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en 1998. Morris s'éteint en 2001, à l'âge de 77 ans. C'est à Courtrai, le 1er Décembre 1923, qu'est né Maurice de Bevere dit "Morris", l'un des pères fondateurs de la bande dessinée. Après le baccalauréat et des études de droit, il apprend la technique de l'animation grâce aux cours de dessin de Jean Image et il entre bientôt à la Compagnie Belge d'Actualités, studio de dessins animés où il fait la connaissance d'André Franquin, d'Eddy Paape et de Peyo. En 1945, il est sollicité pour illustrer le journal humoristique Le Moustique dont il réalise pas moins de 250 couvertures. C'est à cette époque précisément qu'il décide de choisir le pseudonyme de Morris pour scénariser et dessiner les premières aventures pleines d'humour de Lucky Luke. Celles-ci paraissent pour la première fois - sous le titre Arizona 1880 - dans l'Almanach Spirou 1947. Lucky Luke, c'est le cow-boy solitaire au grand coeur, c'est aussi le parfait justicier imperturbable et sympathique, toujours accompagné de son sage et inséparable compagnon, Jolly Jumper, et du chien le plus stupide de l'Ouest, Rantanplan. Autour d'eux, Morris crée toute une série de personnages pittoresques auxquels il mêle des grandes figures de l'Ouest américain : les quatre Dalton, bêtes et méchants, Billy the Kid, le juge Roy Bean, Calamity Jane, ainsi que d'autres personnalités historiques comme l'illustre actrice Sarah Bernhardt. Lucky Luke se place très vite aux tout premiers rangs des incontournables de la bande dessinée internationale, grâce au graphisme simple, expressif et combien efficace de son créateur. De 1948 à 1955, Morris sillonne les États-Unis avec ses amis André Franquin et Joseph Gillain (Jijé). Il y fréquente les spécialistes de la bande dessinée parodique du magazine Mad : Kurtzman, Davis et Wood. Il rencontre à New York René Goscinny qu'il s'adjoint comme scénariste à son retour en Europe. Ces deux monstres sacrés du neuvième art collaboreront avec passion jusqu'à la disparition de Goscinny en 1977. Une vingtaine de scénaristes seconderont ensuite Morris et à ce jour, les aventures de Lucky Luke se comptent dans près de 90 albums traduits en une trentaine de langues et tirés à plusieurs centaines de millions d'exemplaires. Morris entretient avec le cinéma une passion dévorante qu'il partagera pour la première fois avec Lucky Luke en 1971 dans Daisy Town, avec la complicité de René Goscinny, Pierre Tchernia et Claude Bolling (Studio Belvision, Bruxelles). D'autres longs métrages suivent en 1978, La Ballade des Dalton (Studio Idefix, Paris) et en 1983 Les Dalton en cavale (Studios Hanna-Barbera, Los Angeles). En 1984, une série de 26 dessins animés de 26 minutes basés sur les albums de Lucky Luke est produite pour la télévision par Gaumont, Hanna-Barbera et France 3. En 1991, Dargaud Films, I.D.D.H. et France 3 sortent à leur tour une seconde série de 26 épisodes, tandis que Terence Hill incarne le cow-boy solitaire dans dix films Lucky Luke La notoriété sans cesse croissante de Lucky Luke débouche sur des produits dérivés dont la variété prospère de jour en jour : peluches, puzzles, jouets, vêtements, chaussures, articles scolaires, montres, figurines, ... Avec les personnages de son univers, Rantanplan et les Dalton, Lucky Luke se retrouve fréquemment au coeur de campagnes publicitaires, de lignes de produits et d'adaptations dans le multimédia. Il crée la série Rantanplan en 1987, scénarisée au début par Jean Léturgie et Xavier Fauche. En 1990, Morris fonde Lucky Production, qui a pris l'appellation Lucky Comics de nos jours, en partenariat avec les éditions Dargaud. Titulaire de nombreuses distinctions, Morris apprécie particulièrement la médaille que l'Organisation Mondiale de la Santé lui a remise à Genève en 1988, pour avoir enlevé à Lucky Luke sa sempiternelle cigarette. Autre hommage exceptionnel : le 27 Juin 1992, l'Académie des Grands Prix lui décerne le Grand prix spécial 20ème anniversaire du Salon International de la Bande Dessinée d'Angoulême : c'est la consécration par ses pairs. C'est donc tout naturellement lui qui préside en 1996 aux manifestations internationales du Centenaire de la Bande Dessinée, d'autant plus que, polyglotte accompli, il s'exprime en quelque sept ou huit langues. Le cinquantenaire de Lucky Luke en 1997 est célébré en France, en Belgique et en Suisse, comme en Allemagne, du Portugal aux pays scandinaves, par une multitude d'animations qui ont trouvé leur couronnement à Paris le 10 Septembre 1997 : soit jour pour jour, 50 ans après que Morris eut créé le fameux dessin emblématique du lonesome cow-boy qui s'éloigne vers le soleil couchant de l'Ouest. Le 20 Octobre 1998, le Ministre français de la Culture et de la Communication nomme Morris au grade d'Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres. On peut encore signaler que le choix de l'appellation « Neuvième Art » pour la bande dessinée lui revient, tout comme l'expression « plus vite que son ombre » (Le Robert -Dictionnaire des Expressions) abondamment utilisée dans des contextes aussi multiples que variés. Morris s'éteint le 17 juillet 2001, à l'âge de 77 ans.

Né le 14 août 1926 à Paris, René Goscinny passe son enfance en Argentine, entre Buenos Aires et la pampa. Après des débuts prometteurs de sous-aide-comptable d'un aide-comptable dans une usine de récupération de vieux pneus, il entre comme apprenti dessinateur dans une agence de publicité. À 19 ans, il part à la conquête de l'Amérique et, plus précisément, des studios Walt Disney. Très vite promu chômeur, il ne rencontrera jamais le maître, mais tombe par hasard sur la bande du futur magazine ‘Mad' - Harvey Kurtzman, Jack Davis et Will Elder – et se sent beaucoup moins seul : l'humour anglo-saxon coïncide parfaitement avec sa propre manière d'envisager les choses. Il rencontre Morris à New York, Jean-Michel Charlier à Bruxelles et Albert Uderzo à Paris, dans les locaux de la World Press, petite agence belge dont il dirige le bureau parisien créé en 1951. Les auteurs de l'époque étant payés avec un lance-pierre, le stakhanovisme s'impose : Goscinny, qui a compris que son talent s'épanouissait plus efficacement dans le scénario que dans le dessin, met en chantier une multitude de bandes dessinées (parmi lesquelles "Oumpah-Pah", "Strapontin" et "Luc Junior"). Il tape des kilomètres d'articles et de nouvelles (pour le ‘Pariscope' et ‘L'Os à moelle', entre autres) et tient même un temps la rubrique de savoir-vivre dans l'hebdomadaire féminin ‘Bonnes Soirées'. En 1955, il reprend le scénario de "Lucky Luke" et anime, avec Sempé, une version en bande dessinée du "Petit Nicolas"... Ce personnage connaîtra sa véritable notoriété sous la forme de textes illustrés qui seront publiés quelques années plus tard dans ‘Sud Ouest', puis dans ‘Pilote'. En 1956, un désaccord brutal et irréversible se produit avec la World Press : Goscinny, Charlier et Uderzo, désireux de promouvoir ce métier qui n'en est pas encore un, rédigent une très sulfureuse charte des auteurs, qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain - et sur la liste noire de tous les éditeurs. En compagnie de Jean Hébrard, un des responsables commerciaux de la World Press, ils fondent alors Édifrance, une petite agence de presse. En 1959, ils prennent une part active dans le lancement de l'hebdomadaire ‘Pilote'. Avec Uderzo, Goscinny y signe le premier épisode des aventures d'Astérix ; il partagera ensuite la rédaction en chef du magazine avec Charlier. En 1962, il crée "Iznogoud", une série mise en images par Jean Tabary. En 1965, il invite Marcel Gotlib à collaborer aux "Dingodossiers" de ‘Pilote'. Après Mai 1968, il installe les inoubliables pages d'actualités dans le magazine, puis anime, sur Europe no 1, "Le Feu de camp du dimanche matin", avec Gébé, Fred et Gotlib. Entre-temps, sans la moindre promotion, mais par le bouche à oreille, le petit Gaulois connaît une irrésistible ascension : en 1965, le premier satellite français est baptisé "Astérix" et, quelques années plus tard, les albums sont traduits dans une trentaine de langues, dont l'espéranto et le latin... Pendant que le boom "Astérix" secoue la bande dessinée, la faisant passer du statut d'amusement enfantin à celui d'art respectable, Goscinny, qui n'a pas son pareil pour reconnaître et cultiver les talents, fait de ‘Pilote' un laboratoire de création où s'épanouit la nouvelle bande dessinée, avec Gotlib, Fred, Jean Giraud, Reiser, Cabu, Claire Bretécher, Mandryka, Jean-Claude Mézières, Philippe Druillet, Jacques Tardi, F'Murrr, Enki Bilal... En 1973, et tandis que le trio Mandryka-Bretécher-Gotlib s'éloigne de ‘Pilote' pour prendre en charge le tout nouvel ‘Écho des savanes', il offre la rédaction en chef du journal à Guy Vidal. En 1974, il crée, avec Uderzo et Georges Dargaud, les studios Idéfix. En 1976, alors que les studios donnent naissance aux "Douze Travaux d'Astérix", le 23e album du petit Gaulois sort, tiré à 1 300 000 exemplaires. Goscinny nourrit une foule de projets : l'édition, la télé (malgré son "atmosphère de bureau de poste en faillite") et, surtout, le cinéma. Scénariste de l'irrésistible "Viager", réalisé en 1972 par Pierre Tchernia, il s'enthousiasme pour cette autre façon de faire rire, puisque là est sa vocation. Mais l'histoire s'arrête le 5 novembre 1977, tandis que l'équipe des studios Idéfix travaille sur "La Ballade des Dalton", perpétuant son rêve le plus ancien : après tout, c'était pour conquérir les studios Walt Disney qu'il était parti en Amérique...

Né en 1931, Greg est l'un des grands maîtres de la bande dessinée franco-belge. De son vrai nom Michel Régnier, il était belge d'origine mais naturalisé français. Auteur prolifique, il a produit plus de 250 albums et est, notamment, le créateur depuis 1963 de la série Achille Talon et de son héros éponyme. Il s'est éteint en 1999, à l'âge de 68 ans. Greg, de son vrai nom Michel Regnier, naît le 5 mai 1931 à Ixelles, une commune de Bruxelles. Il est cependant de nationalité française. Dès l'école communale, dans un quartier « à risques », où ses petits camarades ne pensent qu'à castagner leur prochain, il sauve sa peau en racontant des histoires : chaque matin, on l'attend sur le chemin de l'école pour savoir la suite, et il a tout intérêt à se montrer talentueux. Cette vocation, bien qu'un peu forcée au départ, ne le quittera jamais. Par ailleurs, il dessine pour le plaisir des Pieds Nickelés et des Tarzan. À 16 ans, il signe les mésaventures humoristiques de Nestor et Boniface, puis du cow-boy Ted Aclak dans le quotidien belge Vers l'Avenir, mais ses talents de dessinateur ne sont guère saisissants et une bonne âme lui conseille d'aller consulter Franquin - autant dire Dieu lui-même. À chaque entrevue, Franquin le félicite chaleureusement pour les progrès accomplis, tout en lui suggérant d'améliorer le nez, les oreilles, les pieds, et aussi le monsieur qu'on voit derrière. Récupérant sa page gribouillée du haut en bas, Greg hésite entre sauter de joie et se flinguer tout de suite. Pourtant, il progresse... En 1953, pour le magazine Héroïc-Albums, il crée Le Chat, une sorte de Batman dont il n'est pas spécialement fier, mais qui fait maintenant courir les collectionneurs. En 1954, le Journal Spirou publie ses aventures de Caddy («Le Temple aux Tigres»), puis de Dopy et Badino («La grande Corrida»). En 1955, il fonde le Journal de Paddy dont, sous divers pseudonymes, il est pratiquement l'unique rédacteur-dessinateur. Confronté à de sordides problèmes d'argent, le périodique ne vivra que 5 numéros. Il entre ensuite à l'agence International Press, où Goscinny et Uderzo viennent de se faire virer après avoir osé réclamer une augmentation... En 1957, tandis que pour le supplément «Junior» de La Libre Belgique, il conte entre autres les histoires de Fleurette et assure, après Uderzo, la reprise de Luc Junior créé par Sirius, Franquin lui confie l'invention de gags de Modeste et Pompon. (Pour la petite histoire, Goscinny a créé dans cette série le voisin Dubruit et Greg, le voisin Ducrin - lesquels ne se rencontrent jamais : on sait ainsi à qui appartient chaque gag, ce qui facilite la comptabilité...) En 1958, tout en écrivant pour Franquin quelques albums de Spirou et Fantasio, dont la fameuse série des Zorglub, Greg couvre l'Exposition universelle de Bruxelles et propose ses excédents d'information au Journal Tintin. Malgré sa totale ignorance du sujet, on lui confie une rubrique automobile et il devient ainsi l'un des collaborateurs réguliers de l'hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans. En 1963, pour le magazine Vaillant (puis Pif-Gadget), il lance Les As et illustre leurs exploits (édités en albums chez Dargaud). C'est au Journal Tintin (dont il sera le rédacteur en chef et le grand rénovateur de 1964 à 1973) qu'il s'impose comme l'auteur le plus éclectique et le plus prolifique de la BD francophone : plus de 250 albums au total! En plus de ses propres publications comme auteur dessinateur, telles Rock Derby et Babiole et Zou, il produit des scénarios pour Tibet (Chick Bill, Les Peur-de-Rien), Cuvelier (Corentin, Flamme d'Argent, Line), Chéret (Domino), Aidans (Les Panthères), Mittéï (Rouly-la-Brise), Derib (Go West), Auclair (Les Naufragés d'Arroyoka), Fährer (Cobalt), Dupa (Chlorophylle), Turk et de Groot (Clifton), Maréchal (Prudence Petitpas) et bien d'autres... Pour Le Lombard, il écrit surtout 16 albums de Luc Orient pour Paape, 11 albums de Bruno Brazil pour Vance, 13 albums de Bernard Prince pour Hermann et 2 pour Dany, 10 albums de Comanche pour Hermann, 11 albums d'Olivier Rameau (sa série préférée) pour Dany... Sans oublier, bien sûr, les 42 albums publiés chez Dargaud consacrés aux états d'âme alambiqués d'Achille Talon qui, lui, est né dans Pilote de la façon suivante: en 1963, alors que Greg vient de reprendre (pour 5 albums) le Zig et Puce d'Alain Saint-Ogan, Goscinny lui téléphone. Il a besoin de gags en une page, susceptibles de sauter à la dernière minute pour laisser la place à une pub. C'est le genre de faveur qu'on ne peut demander qu'à un copain... Greg s'y colle et crée Achille Talon. Quelques mois plus tard, Goscinny le rappelle et lui dit en substance: «Depuis que ton imbécile est dans le journal, tout le courrier des lecteurs parle comme lui, maintenant tu as deux pages et quinze jours de retard.» C'est ainsi qu'Achille passa du statut peu enviable de bouche-trou à celui de star ! Dans le même temps, les Américains souhaitent lancer une série de télé-dessins animés dont le héros serait Tintin. Comme Hergé ne manie pas bien l'anglais, il demande à Greg de l'accompagner à la projection du film-pilote. La lumière s'éteint, un type avec un gros T sur son tee-shirt envahit l'écran et braille: «My name is Tintin» (prononcer Tine-Tine). Hergé dit sobrement «Coupez!» et exige un scénariste qui travaille pour lui. Voilà comment en 1969, pour les Studios Belvision à Bruxelles, Greg adapte Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil en un seul long métrage d'animation, puis écrit le scénario original d'un second film de cinéma, Tintin et le Lac aux Requins, en 1971. Directeur littéraire aux éditions Dargaud depuis 1975, Greg s'installe à New York dans le but d'y promouvoir la bande dessinée européenne, en tant que responsable du bureau américain des éditions Dargaud. Il travaille aussi aux scénarios de quelques séries télévisées, en tant que spécialiste du «pittoresque» français vu de l'Amérique... Comme il lui reste du temps libre, il écrit six polars pour Le Fleuve Noir, où il mêle ce qu'il sait de la PJ et de la police new-yorkaise. Récompensé des prix internationaux les plus prestigieux pour ses diverses productions, lauréat du Grand Prix des Arts graphiques décerné à Angoulême en 1987 et consacré «Géant de la BD» en 1992 par la Chambre belge des Experts en Bande dessinée, Greg est par ailleurs promu Chevalier des Arts et Lettres par le ministre français de la Culture François Léotard en 1988, et Chevalier de l'Ordre de Léopold par le roi Baudouin Ier de Belgique la même année, puis Officier des Arts et Lettres en 1999 par la ministre Catherine Trautmann. En 1991, Greg entame la série Colby avec Michel Blanc-Dumont et relance Comanche avec Michel Rouge chez Dargaud. En 1992, Aidans illustre un 16e album de Bernard Prince pour les éditions Blanco et Paape met en images les aventures de Johnny Congo créées pour les éditions Lefrancq. En 1995, réédition de Zig et Puce chez Glénat. En 1993, le trentième anniversaire de son héros culte Achille Talon est l'occasion de nombreuses festivités à travers toute la France et la Belgique. Dès 1994, Le Lombard réédite ses prodigieuses aventures de Bernard Prince dessinées par Hermann et de Bruno Brazil dessinées par Vance. Greg revend les droits d'Achille Talon aux éditions Dargaud en 1997, la même année où Canal+ diffuse la série animée, dont Greg a écrit l'adaptation française. En janvier 1999, le festival d'Angoulême célèbre son talent en lui consacrant une exposition rétrospective, intitulée « ABCDEF... Greg ! ». Le mois suivant, Dialogue sans bulles paraît aux éditions Dargaud : un important recueil d'entretiens recueillis et illustrés par Benoît Mouchart. Greg est décédé le 29 octobre 1999.

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