Comme toujours quand on aime un auteur et son héros récurrent, en l'occurrence Michael Connelly et Harry Bosch, le flic solitaire de L.A., on redoute de découvrir que la veine s'est tarie et que la belle époque est révolue. Soulagement... "Lumière morte" est excellent. C'est le premier des "Harry Bosch" écrit à la première personne. J'avais été moins convaincue par cet usage dans "Darling Lilly" ou "La Lune était noire" (de bonne facture mais sans l'étincelle de génie des Bosch) mais ici, il fonctionne fantastiquement bien. L'évolution de Bosch est crédible, jubilatoire et émouvante. Le "je" donne même au personnage un nouveau relief, plus mordant - mais il se joue toujours en sourdine, derrière chaque page, ce blues mélancolique et lucide qu'on aime tant...
C'est très beau, donc, très efficace aussi dans la narration. Bravo.