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5.0 étoiles sur 5
Je ne savais pas qu'on pouvait écrire comme ça !, 28 mars 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mères (Broché)
J'ai refermé le livre « mères » hier soir. C'est bouleversant. Au début j'étais un peu dérouté par l'écriture, tant le rythme est effréné, tant il bouscule les codes de style et de ponctuation. Et très vite, une évidence : le style de Dimova sert parfaitement ce qui est raconté. Ce que les personnages disent, pensent, espèrent, craignent, est traduit par cette écriture fébrile, comme une envie de hurler, de s'échapper, d'exister.
Dans une société en reconstruction morale et sociale, (la Bulgarie post-totalitaire), des adolescents, en rupture avec leurs parents, tentent de rêver leur vie. Ils se heurtent à l'égoïsme, la faiblesse, la culpabilité, la veulerie, la tristesse de leurs parents, eux-mêmes brisés ou trop lâches. Des parents, des mères surtout, dont l'héritage est lourd à porter, si lourd qu'on se demande quels échappatoires auront leurs enfants. Comment peut-on survivre dans la peur ou le manque d'amour ?
Mais c'est déjà en dire beaucoup. Simplement, Dimova parle de l'enfance, de l'adolescence, du passage à l'âge adulte, de la vieillesse, avec beaucoup de sagesse. Elle s'appuie sur les ressorts de la psychanalyse, qui lui permettent de traduire le tumulte intérieur de chaque personnage de façon cohérente et extrêmement vivante. « Mères » atteint une dimension carrément poétique : les mots, simples, acquièrent sous cette plume un sens universel.
L'histoire est passionnante, le procédé original, c'est une révélation pour moi. C'est surprenant, poignant. Savoir qu'on peut écrire ça, et l'écrire comme ça... !!!
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5.0 étoiles sur 5
Grand Prix de la littérature européenne de l'est. A lire !, 19 juillet 2006
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Theodora Dimova fait partie de la jeune géneration d'écrivains bulgares qui nous bouleversent par la force de leur écriture. Son roman Mères a remporté le Grand prix de littérature européenne de l'Est, décerné pour la première fois par un jury international réuni à Vienne.
Voici ce qu'en dit Nassima Nogerot sur le site Evene :
"Mères' est un cri d'alerte dans nos sociétés où les parents ne prennent plus leurs responsabilités et laissent leurs enfants à la dérive. 'Mères' est un roman si subtil qu'il pourrait être un témoignage. Difficile de reprendre son souffle : les points se font rares, les mots s'enchaînent, se bousculent, s'attirent et se déchirent. Le texte est musique ; l'auteur est virtuose. Virtuose des mots/maux, Théodora Dimova trouble nos habitudes de lecture pour nous imposer son rythme oppressant. Sept adolescents. Le chaos de leurs vies. Yavora. L'espoir. L'abandon. Et la haine. Chacun des huit chapitres peut se lire comme une nouvelle sur la Bulgarie postcommuniste et ses familles perdues mais c'est ensemble qu'ils font sens et déstabilisent. L'écriture est violence ; telle une blessure qui ne peut cicatriser, la prose de l'écrivain bulgare saigne, souille, souffre. Le lecteur est happé, impuissant. Voyeur, il tourne les pages en présageant le pire. Et le pire arrive. A chaque paragraphe, l'horreur guette, attend son heure. Les fins de chapitres sont des parenthèses poétiques au milieu des vies déstructurées, mais ces phrases lumineuses créent un malaise à la fois palpable et indéfinissable. Pris de vertige, on referme ce livre étourdi, fasciné."
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FRESQUE FAMILIALE, 11 février 2012
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Fresque familiale dans la bulgarie d'aprés guerre à nos jours,Mausolée se lis facilement et on s'attache rapidement à cette famille qui va de désilusion en désilusion dans une Bulgarie écrasè par le poid du communisme et du culte forcé de ces dirigeants.Aprés la chute du mur même parcours avec la mafia.
Milena a un oeil avisé et critique sur le monde qui l'entoure et malgré tout suis sa trajectoire comme sa famille l'a toujours fait.Connaissant un peu la bulgarie se livre m'a beaucoup parlé et je le conseille vivement.
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