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Mémoires d'un rouge
 
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Mémoires d'un rouge [Poche]

Howard Fast , Emilie Chaix-Morgiève
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Howard Fast, auteur du célèbre Spartacus et de plus de 80 titres, a signé sous le pseudonyme d'E.V. Cunningham une vingtaine de polars dont son chef-d'oeuvre, Sylvia. Membre du PC américain de 1944 à 1956, il eut à subir durant cette période les persécutions du FBI, et fut condamné en 1950 à trois mois de prison pour outrage au Congrès. Fast rompit avec le communisme en 1956 lorsqu'il prit conscience de l'étendue des crimes staliniens. Le parcours de ce fils d'immigrant juif ukrainien qui vécut une enfance new-yorkaise misérable est une histoire peu commune dont on peut lire les principaux épisodes dans ces passionnants mémoires.

Cette autobiographie intéressera en premier chef ceux qui apprécient l'oeuvre de ce romancier, qu'il s'agisse de ses nombreux ouvrages historiques ou de ses polars. Mais il captivera au-delà de ce cercle d'admirateurs, car ce livre, témoignage de première main sur la chasse aux sorcières, fournit quelques jalons inédits sur l'histoire du mouvement ouvrier américain. --Claude Mesplède --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

« … je passai neuf nuits à écouter, deux étages au-dessous de nous, huit condamnés à mort attendant d’être transférés dans une autre prison pour leur exécution. Je recommande l’expérience aux partisans de la peine capitale ! »

La prison. Expérience cruciale dans la vie de Howard Fast. Son seul crime : avoir été membre du Parti communiste américain. Son seul chef d’accusation : avoir refusé de livrer des noms et des documents à la Commission des Activités antiaméricaines. Ecrivain de renom, qui avait combattu le nazisme, Fast se vit traité en criminel alors qu’il n’avait enfreint aucune loi.

Récit intime d’une période troublée, Mémoires d’un rouge est l’un des témoignages les plus lucides que nous ayons eus sur la folie qui s’empara des dirigeants d’un pays démocratique, symbole des libertés. C’est l’histoire émouvante d’un homme, de ses doutes, mais aussi et surtout de son courage, un homme qui resta, en dépit de l’adversité, fidèle à ses idéaux. C’est, enfin, un voyage littéraire, en compagnie d’une des voix marquantes des lettres américaines.

Quatrième de couverture

" ... je passai neuf nuits à écouter, deux étages au-dessous de nous, huit condamnés à mort attendant d'être transférés dans une autre prison pour leur exécution. Je recommande l'expérience aux partisans de la peine capitale ! ... Essayez donc de passer la nuit dans une minuscule cellule à ècouter des hommes prier Dieu parce qu'ils ne veulent pas mourir, supplier Dieu de leur accorder une autre chance, gémir leurs confessions sans prêtre pour les entendre, demander à Dieu de comprendre la haine, les blessures, les erreurs et la cruauté qu'on leur a fait subir, si bien que leur chemin vers l'enfer est tracé avant même qu'ils fassent le premier pas, vous apprendrez alors sur la condition humaine des choses qui ne s'enseignent pas autrement. " La prison. Expérience cruciale dans la vie de Howard Fast. Son seul crime : avoir été membre du Parti communiste américain. Son seul chef d'accusation : avoir refusé de livrer des noms et des documents à la Commission des Activités antiaméricaines. Howard Fast, écrivain de renom, qui avait été la " Voix de l'Amérique " dans la lutte contre le nazisme pendant la guerre, vit peu à peu ses éditeurs le lâcher, ses livres disparaître des librairies et son téléphone mis sur écoute. Jamais il ne put pardonner au gouvernement de son pays de le traiter en criminel alors qu'il n'avait enfreint aucune loi. Mémoires d'un rouge, récit intime d'une période troublée, est l'un des regards les plus pénétrants que nous ayons jamais eus sur le fonctionnement du Parti communiste américain et sur la folie qui s'empara des dirigeants d'un pays démocratique, symbole des libertés, au point d'y faire régner l'arbitraire et l'intolérance. C'est l'histoire d'un homme qui combattit pour défendre ses idéaux, mais aussi d'un intellectuel suffisamment lucide pour quitter le parti qui avait déshonoré ces mêmes idéaux. C'est l'histoire émouvante d'un homme dont le parcours est un exemple éclairant aujourd'hui, à l'époque de la mondialisation, des guerres médiatiques et de la fin annoncée des idéologies. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

L'auteur vu par l'éditeur

L’auteur de Sylvia (Rivages/Noir n° 85), L’Ange déchu (Rivages/Noir n° 106), Un homme brisé (Rivages/Noir n° 523) et du célèbre Spartacus s’est éteint le 12 mars 2003.
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