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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L'or, et maintenant l'eau,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Même la pluie (DVD)
Une équipe de cinéma tourne à Cochabamba en Bolivie un épisode de la vie de Christophe Colomb et de Bartolomé de Las Casas, l'homme de la Controverse de Valladolid, prêtre dominicain espagnol qui se fit l'avocat de la cause amérindienne.Le film raconte les péripéties de ce tournage. L'équipe est dirigée par un jeune réalisateur Sébastian, passionné par l'histoire de la Conquista, et par un producteur mercantile, Costa, bien content de trouver sur place les figurants, à 2$ par jour. Parmi eux, Daniel, le héros indien, qui va mettre en péril le tournage du film. Car une décision politique, la distribution d'eau confiée à une Multinationale, va mettre la ville à feu et à sang. Daniel crie dans un porte-voix : « Ils veulent nous faire payer l'eau, même la pluie. » Hier la bataille pour l'or, aujourd'hui la bataille pour l'eau. Ce film reprend une révolte réelle de l'année 2000 au cours de laquelle les boliviens ont gagné leur combat. Cette mise en abyme permet à la réalisatrice de poser un miroir entre deux époques, qui par moment semblent se confondre au point de dérouter volontairement le spectateur, qui ne sait plus s'il est dans le film ou dans la réalité sociale du présent. Car les mots changent à peine... La réalisation est parfaite. On voit bien qu'il s'agit d'une oeuvre de cinéma, d'une fiction qui nécessite un peu de romanesque pour atteindre le spectateur. Mais la vision est ample et réaliste. La transformation des héros, celle de Sébastian, de Costa, et même celle de Daniel/Hatuey, l'indien meneur des deux révoltes, est un message simple de fraternité et une tentative de réconciliation. A la fin, Daniel offre à Costa un cadeau magnifique, dans un petit écrin en bois... Le film taquine aussi la morale de la création artistique. Je vous recommande de le voir en VO, surtout si vous comprenez l'espagnol, car il y a des subtilités de langage que la traduction ne peut pas restituer. Les voix aussi sont importantes. Costa est joué par un acteur espagnol (Luis Tosar) qui a une gueule de cinéma comme on en voit peu. Découvert dans Cellule 211, il a une voix qui fait baisser les têtes. Un des meilleurs films de ce début d'année. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Genial,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Même la pluie (DVD)
Association entre le scenariste Paul Laverty et la realisatrice Iciar Bollain, je n'ai jamais vu aucun autre film comme celui-ci auparavant, tres bonne idee ce scenario ou sont mis en parallele les faits historiques racontes et les faits contemporains...On apprend aussi des aspects peu connus de la facon dont Christophe Colomb et son administration traitait les indigenes...et aussi un hommage a Bartolome de las Casas, grand personnage ecclesiastique qui eu le courage d'aller a l'encontre de la vision monarchique de l'epoque...Que des acteurs de talent, Il est explique dans le making of que l'acteur qui joue Athuey, le personnage principal Bolivien n'est meme pas acteur de profession, incroyable qu'il ait reussi un tour de force pareil !!! A voir Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Quand la réalité rattrape la fiction...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Même la pluie (DVD)
Le tournage d'un film sur les violences faites aux Indiens par les premiers conquistadors est perturbé par la révolte de l'eau en Bolivie. L'histoire et l'actu se percutent, forçant chacun à réagir et à évoluer.Un beau film qui joue constamment sur une mise en abyme : le film historique, le film du film (le making of si l'on veut) et l'actu qui lui répond. Les Indiens qui font les figurants sont auxxi ceux qui se battent, qui sont torturés et parfois meurent dans leur lutte contre une multinationale qui veut les priver d'eau. Et le réalisateur (Gael García Bernal) et son producteur (Luis Tosar, remarquable) sont confrontés à un dilemme : leur vision artistique humaniste peut-ele se concilier avec la nécessité d'avancer dans le tournage coûte que coûte. Peut-on rester aveugle quand la révolte est en marche ? Peut-on être courageux artistiquement et lâche politiquement ? Chacun est confronté au choix difficile de mettre sa vie en conformité ou non avec ses prises de position. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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