Après trois ans passés au sein du groupe UPA Dance (le groupe ultra opportuniste et commercial issu de la série "Un, dos, tres", Miguel Angel Muñoz, alias le beau Roberto, sort son album en solo. Même si celui-ci était attendu depuis des lustres, on peut être amené à se demander, à juste titre : Pourquoi cet album ? D'autant plus que MAM ne chantait pratiquement jamais dans le groupe UPA Dance, se contentant de s'occuper des raps au sein des chansons, laissant à ses camarades plus doués que lui en chant tout le loisir de s'affairer aux parties nécessitant plus de voix...
C'est donc avec une certaine curiosité que je me suis penché sur ce fameux disque qui, au-delà du charme indéniable de son interprète, me laissait perplexe malgré tout. Première écoute un peu décevante, je dois dire. L'album est très commercial et répond parfaitement au cahier des charges stéréotypé que le public pouvait attendre du petit Roberto : un son qui oscille entre la variété, la pop pour ado, le r'n'b commercial et quelques guitares par-ci par là pour le côté "madrilène". Passons sur les ballades un peu fadasses qui manquent d'intensité pour réellement toucher...
Au niveau de la voix, MAM pêche par son manque de puissance vocale. Il nous offre ainsi quelque chose se situant entre un susurrement suave (agréable, au demeurant...) et un chant ténu qui s'étouffe un peu dans les aigus. Mais bon, on lui pardonne car les mélodies sont entraînantes, entêtantes parfois et le disque remplit bien son rôle de "divertissement musical"... on ne lui en demande pas plus. Ses capacités vocales réduites le rendent finalement assez touchant si on le compare à son personnage un peu rustre de la série télévisée. MAM nous montre qu'il sait aussi être sensible parfois, maladroitement certes, mais le résultat est là. Espérons qu'il saura trouver un style un peu plus personnel pour son deuxième album... si deuxième album il y a.