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Vanessa Paradis a 16 ans quand, avec ce premier album, elle fait une entrée remarquée dans la cour des grands. Forte de l'énorme succès de "Joe le taxi", qui va jusqu'à caracoler à la seconde place des charts anglais, elle poursuit sa fructueuse collaboration avec le parolier Etienne Roda-Gil (Julien Clerc) et le compositeur Franck Langolff (Renaud), qui taillent à la mesure de son charme enfantin et de sa voix délicieusement acidulée huit nouvelles chansons. Elle chante ainsi "Manolo Manolete", sur la corrida et la mort du matador dans l'arène, "M & J", la touchante ballade célébrant les amours de Marilyn Monroe et de John Kennedy, "Maxou", dédié à James Dean, ou encore "Scarabée", en référence à l'ex-Beatles John Lennon. Et nous enjôle avec les rythmes dansants de "Coupe coupe" et de "Mosquito". L'intrigant "Joe le taxi", au tempo mambo, fait bien sûr partie du voyage. Au final, un album d'une belle tenue dont les climats diversifiés ne gâtent en rien la cohérence.
--Sylvie Devilette
Critique
Il y a déjà ce -M- qui l’accompagne. M comme
« Manolo Manolete » ? Le titre mal perçu (il aborde le thème de la
corrida), n’a pas été retenu sur l’album. J comme Johnny ? Il est encore trop tôt. C'est donc bien de
Marilyn et John qu'il s'agit.
Franck Langolff et Etienne Roda-Gil, les orfèvres de
« Joe le taxi » sont aux commandes de ce premier disque réussi. A l’époque, Vanessa Paradis fait partie de la même vague de chanteuses adolescentes qu’Elsa, mais ne vante pas les bienfaits de l’amitié. Certes, elle chante des textes enfantins et surannés (
« Mosquito »,
« Chat Ananas »), mais elle fait aussi revivre des personnalités mythiques, Monroe et Kennedy (
« Marilyn et John », la version française en ouverture et anglaise pour la clôture), James Dean (
« Maxou ») et John Lennon (
« Scarabée »). L’ode acidulée aux amours de
M&J passe toujours le filtre du temps.
Paula Haddad - Copyright 2012 Music Story