Présentation de l'éditeur
Je me retournai. Je vis Inina nous regarder partir… Ses cheveux blonds illuminaient le gris de Trapzone et des larmes coulaient sur ses joues… ou était-ce des gouttes de pluie ? A contresens dans la foule émaciée, je lui fis un dernier signe, et tout s’assombrissait, et elle disparaissait. Je sentis mon enthousiasme contrarié, mon corps, lourd, s’engluer dans une fange pétrie par le flot des migrants. Jim peinait juste devant moi, frayait le chemin. Mais, emportés par la masse compacte, nous étions parfois ramenés en arrière. Alors, à l’autre bout du tunnel, effleurant les millions de chevelures sombres, la tâche de lumière rose diminuait, puis regrossissait. Kaléido-trombinoscope mastoc, bourdonnements de respirations, effluves de gaz et de transpirations, nausées et mal de tête… la traversée parut durer des jours, ce fut peut-être le cas. Le mur passé, nous fûmes submergés par un flash de lumière saturée, criante. Sa violence émettait des surimpressions de roses, de blancs et de transparences. Une dernière longue poussée, et nous nous extirpions des paquets humains empilés au goulet. Je sentis alors un léger chatouillement aux pieds, baissai la tête et vis le sol lisse d’orichalque lécher, sucer et absorber la boue de mes chaussures : nous étions de retour en Atlantide, ou plutôt, dans ce qu’il était convenu d’appeler le Projet.
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Mur parle de tunnels et de chocs culturels, d'interprétations ratées, produites par des lectures via le prisme de sa propre culture. Mur parle de murs technologiques, dos au mur, du passage - ou non - de l’humain au transhumain.
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Mur parle de tunnels et de chocs culturels, d'interprétations ratées, produites par des lectures via le prisme de sa propre culture. Mur parle de murs technologiques, dos au mur, du passage - ou non - de l’humain au transhumain.
