Présentation de l'éditeur
1. Ce roman de J.M. Coetzee se déroule en Russie, à Saint-Pétersbourg, en 1869. Le personnage central du livre n'est autre que Dostoïevski : un écrivain, un exilé de retour dans un pays où il ne peut plus vivre, un homme seul en proie à la fois aux affres de la création et à un drame personnel. Tout le roman joue sur le rapport subtil et angoissant entre l'écriture et la vie, entre l'invention et le réel - d'autant plus subtil dans ce cas précis que Coetzee a pris pour protagoniste un personnage illustre, en conservant certains éléments authentiques de la vie de Dostoïevski, tout en en transformant d'autres, passés au crible de ses propres hantises. Pathétique, lucide, maladroit et parfois cruel, l'écrivain vieillissant part sur les traces d'un jeune mort, un beau-fils qu'il n'a pas cherché à bien connaître, qu'il a certainement négligé.
2. Dostoïevski est revenu clandestinement à Saint-Pétersbourg, où ses créanciers le recherchent, pour y reprendre les effets de son beau-fils Pavel, dont il vient d'apprendre la mort - officiellement, un suicide. Il s'installe dans l'ancienne chambre de Pavel, chez une séduisante logeuse, Anna, qui vit seule avec sa fille Matriona, âgée de 12 ou 13 ans. Très vite, une relation amoureuse se noue entre Anna et lécrivain qui entre en contact avec le groupe terroriste que fréquentait Pavel, dirigé par Netchaïev, personnage grossier mais fascinant qui réussit, grâce à son charisme et ses discours grandiloquents, à séduire la petite Matriona. Dostoïevski, que la police tracasse, tente alors de sauver Matriona. En se laissant entraîner par Netchaïev dans les bas-fonds de Pétersbourg, il décoouvre que son beau-fils Pavel navait été quun être méprisable, tué, peut-être de la main de Netchaïev.
Un ouvrage profond, subtil, grave, où l'on retrouve le style austère de Coetzee, mais aussi un univers intérieur trouble et émouvant, porté par des images récurrentes à forte charge sensorielle (le costume du jeune mort, que revêt Dostoïevski comme pour absorber l'âme de Pavel ; la douceur sèche d'Anna opposée à la fluidité fuyante de sa fille ; l'angoisse du dépècement - Orphée, Osiris - opposé à l'espoir vainement poursuivi d'une réunion-rédemption). Un récit captivant qui se lit d'une haleine.
Octobre 1869. Un exilé revient à Pétersbourg. Son beau-fils Pavel vient d'être victime d'un accident fatal : il doit reprendre les affaires du jeune mort. Le voyageur est un écrivain nommé Dostoïevski. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
2. Dostoïevski est revenu clandestinement à Saint-Pétersbourg, où ses créanciers le recherchent, pour y reprendre les effets de son beau-fils Pavel, dont il vient d'apprendre la mort - officiellement, un suicide. Il s'installe dans l'ancienne chambre de Pavel, chez une séduisante logeuse, Anna, qui vit seule avec sa fille Matriona, âgée de 12 ou 13 ans. Très vite, une relation amoureuse se noue entre Anna et lécrivain qui entre en contact avec le groupe terroriste que fréquentait Pavel, dirigé par Netchaïev, personnage grossier mais fascinant qui réussit, grâce à son charisme et ses discours grandiloquents, à séduire la petite Matriona. Dostoïevski, que la police tracasse, tente alors de sauver Matriona. En se laissant entraîner par Netchaïev dans les bas-fonds de Pétersbourg, il décoouvre que son beau-fils Pavel navait été quun être méprisable, tué, peut-être de la main de Netchaïev.
Un ouvrage profond, subtil, grave, où l'on retrouve le style austère de Coetzee, mais aussi un univers intérieur trouble et émouvant, porté par des images récurrentes à forte charge sensorielle (le costume du jeune mort, que revêt Dostoïevski comme pour absorber l'âme de Pavel ; la douceur sèche d'Anna opposée à la fluidité fuyante de sa fille ; l'angoisse du dépècement - Orphée, Osiris - opposé à l'espoir vainement poursuivi d'une réunion-rédemption). Un récit captivant qui se lit d'une haleine.
Octobre 1869. Un exilé revient à Pétersbourg. Son beau-fils Pavel vient d'être victime d'un accident fatal : il doit reprendre les affaires du jeune mort. Le voyageur est un écrivain nommé Dostoïevski. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
L'auteur vu par l'éditeur
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.