Maxime Ossipov - médecin cardiologue et écrivain - est issu d'une famille d'intellectuels. Après un voyage d'étude d'un an aux États-Unis, il préfère quitter Moscou pour s'établir à Taroussa, une ville située à cent kilomètres de la capitale.
Le choc avec la réalité quotidienne dans l'exercice de son métier l'amène à écrire le premier récit de cet ouvrage. Il y fait une description sans concession de l'état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l'après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national.
Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l'égard des personnages de La Rencontre, le second récit du recueil, oeuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles - entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d'action responsables...
Dans ce livre si attachant et sensible, un féroce refus de l'impuissance se manifeste à travers ce qu'Ossipov désigne comme le temps réel, celui du moment opportun qu'il faut savoir saisir, celui de l'intant présent, imparfait et incertain, mais qui seul est à même d'accomplir ce que d'autres appellent des miracles.
Maxime Ossipov est né en 1963 à Moscou. Issu d'une famille d'intellectuels, il fait des études de médecine et, en 1991 (encore sous le régime soviétique), il soutient une thèse de doctorat : «un chemin tout à fait traditionnel», écrit-il.
Il fait ensuite un voyage d'étude d'un an aux États-Unis. Mais il ne souhaite pas prolonger son séjour, revient en Russie, travaille dans différents instituts, fonde une maison d'édition spécialisée dans la traduction en russe d'ouvrages scientifiques étrangers. «Mon père était écrivain. Je l'ai vu se débattre toute sa vie entre éditeurs censeurs et correcteurs soviétiques. Peut-être est-ce de là que m'est venu le désir, non d'avoir un pouvoir sur les mots, mais du moins d'en disposer librement.»
En 2005, le besoin de retrouver le contact direct avec des patients s'impose, il décide alors de partir en province. «Mon grand-père était médecin. Envoyé en 1932 au Belomorkanal, puis libéré en 1945, il est toutefois interdit des 100 km. Il s'est donc installé à 117 km au sud ouest de Moscou, à Taroussa où il est mort en 1968.» (Il était en effet interdit, pour les anciens prisonniers du Goulag, de vivre à moins de 100 km d'une grande ville.)
Maxime Ossipov s'établit donc à son tour à Taroussa. Le premier des récits de Ma province évoque les débuts de son expérience.
Le choc avec la réalité quotidienne dans l'exercice de son métier l'amène à écrire le premier récit de cet ouvrage. Il y fait une description sans concession de l'état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l'après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national.
Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l'égard des personnages de La Rencontre, le second récit du recueil, oeuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles - entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d'action responsables...
Dans ce livre si attachant et sensible, un féroce refus de l'impuissance se manifeste à travers ce qu'Ossipov désigne comme le temps réel, celui du moment opportun qu'il faut savoir saisir, celui de l'intant présent, imparfait et incertain, mais qui seul est à même d'accomplir ce que d'autres appellent des miracles.
Maxime Ossipov est né en 1963 à Moscou. Issu d'une famille d'intellectuels, il fait des études de médecine et, en 1991 (encore sous le régime soviétique), il soutient une thèse de doctorat : «un chemin tout à fait traditionnel», écrit-il.
Il fait ensuite un voyage d'étude d'un an aux États-Unis. Mais il ne souhaite pas prolonger son séjour, revient en Russie, travaille dans différents instituts, fonde une maison d'édition spécialisée dans la traduction en russe d'ouvrages scientifiques étrangers. «Mon père était écrivain. Je l'ai vu se débattre toute sa vie entre éditeurs censeurs et correcteurs soviétiques. Peut-être est-ce de là que m'est venu le désir, non d'avoir un pouvoir sur les mots, mais du moins d'en disposer librement.»
En 2005, le besoin de retrouver le contact direct avec des patients s'impose, il décide alors de partir en province. «Mon grand-père était médecin. Envoyé en 1932 au Belomorkanal, puis libéré en 1945, il est toutefois interdit des 100 km. Il s'est donc installé à 117 km au sud ouest de Moscou, à Taroussa où il est mort en 1968.» (Il était en effet interdit, pour les anciens prisonniers du Goulag, de vivre à moins de 100 km d'une grande ville.)
Maxime Ossipov s'établit donc à son tour à Taroussa. Le premier des récits de Ma province évoque les débuts de son expérience.