19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un album culte, 21 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Madcap Laughs (CD)
Figure de l'underground des 60' et 70', Syd Barrett livre ici son meilleur album solo (1970) qui rappelle ses compositions moins rock du premier Pink Floyd. Les séquences semblent parfois improvisées, les paroles et mélodies sont souvent imprévisibles, décadentes, juvéniles mais terriblement accrocheuses. Des morceaux comme "She Took A Long Cold Look" ou "If It's In You" n'ont ni queue ni tête, "Feel" s'arrête sur une converstion de studio... Le reste est simplement magnifique à l'image de "No Good Trying", "Octopus", "Golden Hair" et surtout "Late Night" et sa somptueuse mélodie. Drogué notoire, poète innovateur, peu importe. Le charisme de Syd Barrett s'impose avec The Madcap Laughs. Incontournable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Des questions en suspens ..., 31 octobre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Madcap Laughs (CD)
Ainsi, si l'on en croit les commentaires précédents, Syd Barrett aurait « quitté » le Floyd, serait « parti volontairement » du groupe ? Curieux révisionnisme. Dès 1968, Barrett « oublie » régulièrement d'aller aux concerts de son groupe, et quand il y est, reste le plus souvent scotché sur scène, incapable de sortir la moindre note de sa guitare. A tel point que le Floyd « embauche » un de ses amis, David Gilmour, pour le remplacer. Syd Barrett, électrocuté au LSD, va dès lors alterner phases végétatives et séjours en hôpital psychiatrique.
Alors, après avoir laissé tourner les magnétos pendant plusieurs mois en studio, sort en 1970 « The Madcap Laughs », collage de bric et de broc de « morceaux » enregistrés par Barrett. A l'origine uniquement guitare acoustique et voix, les musiciens de Soft Machine ou les futurs frères ennemis Waters - Gilmour, ajoutent à grand peine des orchestrations minimalistes sur ces titres.
Le résultat ? Stupéfiant, est-il facile de dire. On retrouve à l'état brut tout ce qui faisait la qualité du 1er disque de Pink Floyd, l'indispensable « The Piper at the Gates of Dawn », disque crucial d'une époque qui a produit beaucoup de chefs-d'oeuvre. « Terrapin », « Octopus », « Love You », « Late Night » sont des folks hallucinés, comme peu de gens en ont produit.
A mi-chemin entre le purisme ascétique d'un Bert Jansch et le sens du dénuement d'un Nick Drake, elles laissent entrevoir ce qu'aurait pu être le « vrai » second album du Floyd conçu par Barrett.
Rarement (plus jamais ?) un auditeur ne se retrouvera ainsi en prise directe avec l'esprit torturé et malade d'un auteur de chansons.
Un disque bizarre, minimaliste, d'une beauté étrange qui laisse comme l'impression malsaine d'une séance de voyeurisme sur un cerveau tourmenté.
Dernière question : Syd Barrett a-t-il eu réellement conscience un jour d'enregistrer ou d'avoir enregistré ce disque ?
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Chronique d'un chaos, 14 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Madcap Laughs (CD)
Quand en janvier 1968, Syd Barrett quitte le Floyd, tous les espoirs lui sont permis. Il a écrit la majorité des titres du premier album, leur 3 premier 45 tours et a, au cours de l'année 67, fait l'objet d'une immense créativité.
Mais c'est compter sans le bonhomme qui s'éteint progressivement. Syd, à 21 ans, est déjà usé par ses experimentations, ses problemes personnels. Les séances sont un chaos sans nom. Rappelé à la rescousse, c'est David Gilmour, son remplacant au sein du Floyd qui produit l'album.
Compte tenu de telles contraintes (un chanteur qui ne parle à personne, s'endort sur sa guitare, ne tient pas le tempo), David Gilmour réussi un prodige en produisant un album magique qui fait honneur à Syd Barrett. A l'écoute des prises "séches" dans les bonus, on se rend compte de la valeur ajoutée de son producteur et ami.
Le disque est une recueil de chanson où transparait l'oeuvre de Tolkien, James Joyce, etc.. qu'a adapté ce poete déchu qu'était Syd Barrett, et l'on regrette qu'il ait perdu confiance en lui tant le résultat est magique.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non