Dans ce film, manifestement low budget,les actrices sont moyennes, pas très crédibles (cf les baisers du bout des lèvres qui dénotent pas vraiment de la passion torride censée exister entre ces deux femmes), Maggie n'a pas la gueule de l'emploi: Annie lui dit "que tu es belle" , on se demande si elle parle de beauté intérieure. Techniquement, la lumière est inexistante, les mouvements de caméra semblent être improvisés (cf dans la boite de nuit: Oh, et si je faisais un gros plan de la boule multicolore? Elle me rappelle l'arbre de Noel avec toutes ses décorations de quand j'étais petite. Tiens, où sont passées mes actrices? Non, pas là. Pas là. Ah, ici...); la musique ne colle absolument pas aux scènes (lors du premier baiser, elle semble avoir été composée pour une course de moto) et les autres morceaux sortent manifestement de la discothèque de la réalisatrice; le découpage nous demande une gymnastique mentale pour faire la liaison entre les scènes; un micro se balade en haut de l'écran (à moins que ce ne soit une mouche? Mais alors une très grosse mouche et vachement poilue). La fin politiquement très correcte est téléphonée par un ralenti qui dure une éternité et sauve la réalisatrice d'un épineux dénouement à la "Jules et Jim". Seule surnage la fraîcheur d'Amy Thiel. Dans la série "Femme mariée séduite par lesbienne", regardez plutôt "When Night's Falling" ou "Imagine Me and You".