maginer la brume envahir un port q uelconque juché dans le nord de l'angleterre, un régiment de sept musiciens à la fois juvénile et géniaux investir la scene d'un pub bondé, une bande son idéale pour vos soirées et virées éthyliques nocturnes hebdonadaires en terrain pop.
Ce deuxième effort des frêres Skelly est tout simplement renversant, sorti il y a déjà quatre ans (Ce qui nous rajeunis pas!).
Ils se débarrasent du côté « pataud et maladroit » contracté lors de l'élaboration du premier opus pour se métamorphoser en une magnifique machine à fabriquer de belles vignettes attachantes et rigolote un peu comme l'éclosion d'un papillon, leurs Talents additionnés s'affirment au profit d'une pop légère et généreuse, authentique et mirifique, nostalgique et nordiste....Un peu comme une bierre, âpre, gouteuse et bienfaisante (ouh lalala Weller calme toi! Ton travers alcolo remonte!) que l'on déguste en compagnie de ses meilleurs pôtes autour d'une tablée enfumée et grouillante de vie.
Ce septet originaire de la grande Liverpool, (ville habritant le plus gros vivier de musicien de la région) la scene Mersey Beat (branche locale de cette musique farouchement britanique), comprenez un son hérité des débuts des Beatles, Searchers, Swinging blue jeans etc.... soit un art parfaitement entrainant fait de mélodies fédératrices de guitares omniprésentes et de profondes vocalises melodiques....c'est pour la vision d'époque! A cette inspiration il convient de vous parlez de l'apport d'un autre grand orchestre de pop Love de feu Arthur Lee, Les corals semblent avoir écouté attentivement leur Forever change...Puis enfin comme pour rester fidèle à leur devise « vaut mieu suprendre que rester clouer à nos modèles d'une facon statique » ils se sont pris d'amitier pour les trames mélodiques typiques des musiques de films de ennio Morricone... Vous savez « il était une fois dans l'ouest » avec son gimmick d'harmonicat que tous le monde connait!
En somme Magic And the medecine est en quelque sorte une guérison, un chant du cigne capable de rivaliser avec le classique du genre La's par The La's....Un disque comme il en sort en moyenne un par decennis, une oeuvre faite pour durer, son ecclectisme et la folie douce de ses géniteurs impressionne par la maîtrise de son environnement et son audace à vouloir faire de simples petites chansons de pop de réel miracle sonore !
Un peu comme les disques des Stones roses, le premier Bluetones, toujours de bon goûts ces chansons habillés de guitares pétillante, d'arrangements frais unique voir fédérateur sont exceptionnelles car la magie d'un tel truc opère une profonde reflection dans le paysage sonore anglo saxon,.....
Qui peut résister à des tracks « imparable » comme Pass it on...avec son piano de saloon deglingué ses accords cristallins de cordes acoustiques, c'est un mid tempos avec une batterie martellant une rythmique efficace mais jamais envahissante, le texte touchant récité avec application par une voix d'un chanteur à l'accent à couper au cordeau typiquement liverpuldien (vous savez les syllabes coupé et la phonétique déformé par les racines prolo indisociable de cette population). Le single Don't think you're the first, sorte de réquisitoire adressé à une petite amie est un must avec ses échos appliqués aux accords de guitares, une trompette et un mélodica renforcant le côté un brin revanchard d'un tel sujet... On se croirait planter entre un Lee Van clief et un clint Eastwood en pleine séance d'intimidation virile mutuelle......Flippant et de toute beautée....Son rythme binaire rappelle les longues et alletantes chevauchée des westerns spaghettis.
Lieza paie son tribut à l'inévitable ballade, une mélodie bien senti qui nous prouve l'étendue du talent de ce groupe unique...un peu de repos dans ce monde juvénile et dynamique, efficace et attendrissant, confortable et inquiétant!
Bref cette deuxième gallette aura finis par leur rendre justice... Merci the coral!