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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
CERTES BERTHE,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 1 "Titan" - Lieder eines Fahrenden Gesellen (CD)
Bon, ce n'est pas au niveau de l'interprétation que cela coince....c'est au niveau de la partition...Je serai bref...cela semble être une musique surfaite, pseudo-moderne, avec quelques élans wagnériens, de grandes plages à la Bruckner et des fausses audaces qui ont dû soulever (enfin, il faut l'espérer) des vagues d'indignation à la création...Bref, c'est creux...Si vous voulez de l'étonnant, de l'épatant, de la Création, voyez chez Stravinsky (Le Sacre, Petrouchka), Bartok (Divertimento, Concerto pour orchestre), Ravel (Toute l'oeuvre orchestrale hors le Boléro qu'est ben bô), Debussy (La Mer), Varese (Amériques). Après les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un "Titan" qui respire à plein poumon,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 1 "Titan" - Lieder eines Fahrenden Gesellen (CD)
Stimulée par l'apparition de la stéréophonie, la discographie des années 1960 vit éclore les premières intégrales des symphonies de Mahler, qui sortirent enfin le compositeur de la mésestime, voire l'opprobre idéologico-religieuse dans laquelle on l'avait tenu jusque là.Leonard Bernstein et Maurice Abravanel enregistraient le corpus de l'autre côté de l'Atlantique, Bernard Haitink à Amsterdam, Georg Solti à Londres et Chicago. Mais c'est Rafaël Kubelik qui eut l'occasion (le courage ?) de venir réhabiliter l'ensemble du cycle dans l'Autriche d'après-guerre, au concert comme au disque, avec l'orchestre de la radio Bavaroise dont il venait de prendre la direction suite à Eugen jochum, un fervent brucknérien mais peu attiré par la démesure mahlérienne. Musicalement, les commentateurs ont souvent loué l'incroyable transparence, la cursivité voire la sécheresse de ces lectures, sans doute aussi grâce à l'exceptionnelle netteté des prises de son de la Deutsche Grammophon de l'époque. Ce n'est pas la présente interprétation de la "Titan" qui contredira ce constat. Mais plutôt qu'une véritable démarche analytique, qui apparaîtra ultérieurement avec les contributions de Michael Gielen, Eliahu Inbal, Klaus Tennstedt ou Pierre Boulez, il me semble que ces vertus sont moins le fruit d'une quête de l'objectivité textuelle que d'une redécouverte de la composante rhapsodique qui situe Mahler non pas comme héritier de la symphonie germanique mais comme musicien d'Europe centrale, fidèlement à son origine bohême. Derrière la clarté du discours, il y a avant tout cette liberté de phraser (violons dans le trio médian du "kräftig bewegt"), cette souplesse de l'inflexion rythmique à l'intérieur des barres de mesure, cette gourmandise à flatter la pétulance des bois, la verve quasi-chorégraphique d'un "stürmisch bewegt" qu'on pourrait presque danser... L'orchestre munichois que Kubelik dirigeait alors depuis 5 ans s'était déjà habitué à la direction subtile et spontanée du chef tchèque, et il déploie ici une splendide palette de couleurs vives. On trouvera dans le catalogue des versions plus poétiques, plus pathétiques, plus titanesques, plus théâtrales... mais peu d'aussi vivantes, positivistes, rayonnant de santé. Sans une once de sentimentalité, voilà un Titan incarné "mens sana in corpore sano". En complément de programme, rien moins que l'absolue version de référence des "Lieder eines fahrenden Gesellen", grâce au timbre inimitable et à l'intelligence empathique de Dietrich Fischer-Dieskau. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
une vision splendide de l'oeuvre en entier,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 1 "Titan" - Lieder eines Fahrenden Gesellen (CD)
Tout d'abord, n'ayez pas peur de l'âge de l'enregistrement - la qualité du son est très bien.Je connais très bien cette symphonie, et j'avais déjà entendu plusieurs versions, sur disque et en concert, avant d'entendre celle-ci. Toutefois, elle m'a beaucoup surprise par son tempo dans le premier mouvement, car elle est très rapide, et Kubelik montre beaucoup de retenu au niveau du drame et du volume. Au lieu d'accentuer chaque pas vers le climax, il le laisse surgir au dernier moment. Cela semble très naturel finalement, et produit un grand effet. En écoutant les mouvements qui suivent, on comprend que Kubelik a vraiment une vue de l'ensemble de la symphonie : chaque mouvement n'a du sens que dans le context de l'oeuvre entier ! C'est une chose malheureusement rare de trouver un chef d'orchestre qui connait si bien une symphonie de Mahler, où les motifs s'entrecroisent si souvent, des symphonies qui representent une évolution dans plusieurs sens, peut-être difficile à saisir dans sa totalité (en plus car ces symphonies sont souvent très longues !). Dans le deuxième mouvement, toute l'énergie voulue est là, sans sacrifier la subtilité et la finesse. Le troisième mouvement est peut-être une des créations les plus audacieuces de Mahler, et les solistes sont superbes ici. On sent à quel point Kubelik connait l'oeuvre intimement, et le resultat est justement un enregistrement essentiel pour tout fan de Mahler. En plus, il y a quelques lieder chanté par le magnifique Dietrich Fischer-Dieskau. Je trouve qu'il manque d'émotion dans le "Wenn mein schatz", mais le "Ging heut' morgen" est impressionant. Quant au "Die zwei blauen Augen", je préfère largement la version de Janet Baker avec John Barbirolli et le Halle Orchestre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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