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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Ultimes spéculations,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie No.5 (CD)
Les premiers enregistrements mahlériens de Leonard Bernstein pour CBS révélaient déjà d'évidentes affinités avec cet univers ambivalent, mais les témoignages gravés dans les années 1980 exacerbent encore ses composantes dichotomiques, ce qui est le cas de cette "Cinquième" captée live à Vienne.Comparée à la version new-yorkaise de 1963, les durées de chaque mouvement sont allongées, ce qui permet de détailler les lignes contrapunctiques et d'exacerber le contraste rythmique. Au sein même de l'apparat funèbre et de la véhémence contestataire, l'interprétation de la « Trauermarsch » et du « Stürmich bewegt » distille des ambiances méditatives, comme pour en atteindre le sens profond au-delà des apparences. De telles interrogations, quasiment philosophiques, s'instillent même au coeur du Scherzo où sa baguette élégante semble mettre en abyme des relents de valse emblématique, idéalisés pour en exorciser la déshérence. Tissé par les inimitables cordes des Wiener Philharmoniker, nacrées et soyeuses, l'Adagietto confirme cette perception réminiscente où se filigranent les glorieux vestiges de la tradition musicale austro-allemande que Mahler a quintessenciée. Pour en livrer un avatar aussi subtil et attendri, on devine l'intense recueillement qui dut animer le chef américain lors du concert. Au-delà d'une exubérance de façade, le Finale poursuit la même émotion secrète, tel un cortège de souvenirs heureux qui luttent pour s'imposer à la conscience. Qui d'autre que Bernstein sut à ce point saisir et faire sentir toutes les facettes esthétiques du compositeur autrichien ? Et tendre à son oeuvre un tel miroir de vérité... La prise de son offre beaucoup de relief et de réalisme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Les tableaux d'une exhibition (Mahler et moi, et moi, et moi),
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie No.5 (CD)
Est-ce que l'orchestre philharmonique de Vienne joue admirablement ? Oui. Est-ce qu'il y a un chef à bord, avec une conception ? Oui, évidemment. Et pourtant. Question au hasard : interpréter, est-ce solliciter en permanence l'émotion en ralentissant, en grossissant chaque détail à la loupe et en soulignant chaque effet au crayon rouge ? Mahler est-il si ennuyeux qu'il faut le RENDRE intéressant? Le tempo de base de la tératologique «Trauermarsch » initiale (14'32 pour 11'54 avec Solti et Chicago en 1970, 13' pour Rattle avec Berlin) permet d'étirer la phrase à plaisir. Il y a certes des passages «abyssaux » dans le Scherzo (le mouvement le plus captivant à mon sens), où le cor est extraordinaire, les cordes chavirantes et où la stratégie finit par porter ses fruits (par endroit, on valse sur le pont du Titanic). Mais je ne me ferai jamais complètement à une interprétation où le chef semble en permanence se tourner vers le public, et lui demander: avez-vous entendu comme c'est INTENSE ? La part de jubilation, d'effervescence et d'espièglerie du finale (voir Hermann Scherchen et son concert « maudit » avec le National de 1965Symphonie N. 5, ou Chailly avec un orchestre du Concertgebouw des plus grands joursMahler - Symphonie No.5) est ici absente.Le résultat est effectivement énorme (`hénaurme', aurait dit Flaubert). Mais tout ce qui est possible n'est pas souhaitable, et encore moins nécessaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
recommandation des musicologues de France-Musiques (radio FM,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie No.5 (CD)
Emission de tribune de disques le pavé dans la marre, du dimanche de 15 heures à 18 heures. Frédéric Lodéon présentateur. Superbe version ! Bernstein s'identifie parfaitement ici à Mahler et dirige l'orchestre du compositeur. Etonnante vision du 1er mouvement en plus, comme si s'est de la musique de chambre. Jugement des musicologues avec l'appui de la partition en main.
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