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J'ai relu une fois de plus la Neuvième Symphonie de Gustav Mahler. Le premier mouvement est la chose la plus merveilleuse qu'il ait écrite. C'est l'expression d'un amour inouï de ce monde, l'aspiration à y vivre en paix, à y savourer la nature jusque dans ses plus intimes profondeurs, avant que la mort ne vienne. Car elle arrive inexorablement.Voilà ce qu'écrivait Alban Berg quelques années après la création de la Neuvième Symphonie de Mahler, en 1912, à Vienne, par Bruno Walter. Comme dans la dernière symphonie de Tchaïkovski les quatre parties sont encadrées par deux mouvements aux tempos lents. Mahler, qui vient d'apprendre sa grave maladie de coeur, signe là (comme dans le Chant de la Terre, du reste) un bouleversant adieu à vie. À la tête de l'Orchestre symphonique de Chicago, Pierre Boulez unifie de manière magistrale les différences entre les diverses parties de la symphonie, et rapproche le final de la musique minimale de Webern. --Pierre Massé
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Entre peur de la mort et amour de la vie,
Par MATHONNET STÉPHANE "Musicophage" (Aix-en-Provence) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
Les dernières décennies ont vu s'imposer une esthétique moins romantique et plus objective qui souligne ce que Mahler avait d'expérimental. Les deux grands représentants de ce style d'interprétation sont Pierre Boulez et Michaël Gielen remarquables à la foix par leur clarté et leur fluidité.1. Pierre Boulez applique à Mahler les techniques qui sont celles des "baroqueux" : il ne joue rien que la partition mais aussi toute la partition. Et c'est cela qui fait la différence. Chaque nuance instrumentale voulue par le compositeur est ainsi restituée (les deux mouvements extrêmes encadrent les mouvements intermédiaires particulièrement tourmentés). On pourra lui reprocher d'accélérer quelque peu les tempos pour faire entrer sa symphonie dans les 80 minutes imparties à ce CD mais, personnellement, une lecture plutôt vive me satisfait pleinement. 2. Il est accompagné par l'excellent orchestre philharmonique de Chicago : les musiciens, rompus à ce style de musique, sont de premier plan et s'adaptent sans difficulté aux exigences du chef. Tout est question d'équilibre, de fluidité, d'attention à la forme. On appréciera d'autant plus cette interprétation qu'elle est magnifiée par une prise de son parfaite, attentive au moindre détail sans que jamais la grande ligne soit absente. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
19 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Emouvant,
Par oliverte "oliverte" (Strasbourg) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
Le fait de disposer de la neuvième symphonie de Mahler, la crépusculaire, sur un seul cd pourrait être trompeur sachant qu'à la baguette ou à la main plus précisémment, il y a Pierre Boulez. Est-ce la un signe de précipitation, de lecture froide, désincarnée mais techniquement impeccable? . Eh Bien non! Malgré les magnifiques versions Karajan, Giulini, Bernstein, même Chailly, celle ci est véritablement bouleversante, d'une intensité rare. Le pied levé sur le rubato, Boulez dirige un somptueux orchestre de Chicago avec une fluidité, un naturel déconcertant qui assure les transitions avec une intense émotion, une compréhension qui porte son geste parmi les plus belles interprétations. La vitesse (relative tout de même: 79'46'') de son exécution confère à l'ensemble un certain sentiment d'urgence poignant.La prise de son de Ulrich Vette est bonne, bien qu'un peu sèche comme à son habitude, et l'on regrette tout de même l'absence sur ce projet de Rainer Maillard qui nous avait avec la première symphonie et le même orchestre, offert une prise de son plus dense, plus charnelle, plus grisante et à la dynamique saisissante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A quand une intégrale Mahler/Barenboim?,
Par Iris Valvert (Suisse) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
Certes Daniel Barenboim, qui fut durant de longues années à la tête du prestigieux orchestre de Chicago, l'a quitté.Ayant eu le bonheur d'assister en Europe à de nombreuses interprétations de Mahler dirigées par le Maestro, j'attends une intégrale des symphonies de Mahler sous la baguette de ce chef d'orchestre sans égal. Par exemple avec la Staatskapelle de Berlin! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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