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| 1. Symphony no 2 in c minor/c moll/en ut mineur resu |
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| 2. Sym n2 ut min/andante moderato (deuxième mvt) (remast) |
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| 3. Sym n2 ut min/in ruhig (troisième mvt) (remast) |
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| 4. Symphony no 2 in c minor/c moll/en ut mineur resu - Schwarzkopf Elisabeth |
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| 5. Sym n2 ut min/im tempo des (cinquième mvt) (remast) |
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| 6. Sym n2 ut min/wieder sehr (cinquième mvt) (remast) |
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| 7. Sym n2 ut min/ritardando (cinquième mvt) (remast) |
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| 8. Sym n2 ut min/wieder zuruckalt (cinquième mvt) (remast) |
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| 9. Sym n2 ut min/langsam misterioso(cinquième mvt)(remast) |
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| 10. Sym n2 ut min/etwas bewegter (cinquième mvt)(remast) |
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| 11. Sym n2 ut min/mit aufschwung (cinquième mvt)(remast) |
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Klemperer dirige la "Résurrection" : un monument mystique qui frôle le sentiment d'éternité,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n°2 'Résurrection' (CD)
Comme la plupart des créations de Mahler, la symphonie "Résurrection" illustre l'inquiétude de l'homme face au sens de la vie, oscillant entre l'abattement moral, le sentiment de l'absurde, et la foi en un pouvoir rédempteur.Cette oeuvre nécessite des effectifs gigantesques : grand orchestre symphonique avec groupe de cuivres à distance, deux solistes vocaux, orgue et choeur ! La composition s'étala sur six années. L'allegro maestoso initial provient d'une partition intitulée "Totenfeier" (rites funéraires) esquissée dès 1888. Il s'agit moins d'une marche funèbre que d'une méditation qui tente de trouver une signification aux tourments existentiels. L'andante moderato est un gracieux menuet d'humeur viennoise, évoquant des moments heureux, dissipés par un épisode plus sombre, avant que le thème insouciant ne revienne en pizzicato. Le célèbre "In ruhig fliessender Bewegung" est un scherzo qui relate la scène biblique de Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons, que Mahler avait déjà illustrée dans son "Knaben Wunderhorn" d'après des textes de Von Arnim. Mêlant exaltation religisuese et ironie grinçante, dans le style des danses macabres du Moyen-Âge, le vain sermon s'exaspère de la frivolité des penchants humains. Chantée par une alto, le "Urlicht" (lumière originelle) provient du même recueil et évoque une aspiration à la béatitude. Le dernier mouvement déploie une vaste fresque structurée comme une succession de vitraux, alternant des visions tour à tour angéliques et apocalyptiques, dans un sentiment de profond mysticisme. D'après une ode de Klopstock que Mahler entendit en 1894 aux obsèques de Hans Von Bülow, le choeur final justifie le titre de l'oeuvre et en oriente la perception vers l'optimisme d'une renaissance. Otto Klemperer fut un disciple et grand interprète historique de Mahler, au même titre que Bruno Walter. Il laissa plusieurs enregistrements de la "Résurrection", dont un pour Decca avec le Concertgebouw d'Amsterdam, mais son plus insigne témoignage demeure celui-ci, en 1961-62 avec le Philharmonia de Londres. Sa conception marmoréenne et hiératique met en place une architecture inébranlable. Sur un tempo qui ne traîne pas, les phrasés en ritardando habitent pleinement le cérémonial du "Totenfeier". Et la solennité implacable du scherzo est vraiment anthologique : à l'encontre de la plupart des chefs, l'apogée s'enfle crescendo sans jamais accélérer l'allure. Une cosmogonie s'invente en quelques secondes, où l'instant devient éternité Dans la dernière partie, la mélopée de flûte à laquelle répond en écho les effets de spatialisation des cuivres est un moment tout aussi magique : un mystère d'une poésie insondable. Taillé dans le roc, sévère mais juste comme le Jugement dernier, voilà un des disques les plus miraculeux et indispensables de la discographie mahlérienne. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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