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| Titre | Artiste | Durée | Prix | |||
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| Lecture | 1. Symphony No.9 In D - 1. Satz | Leonard Bernstein | 27:37 | EUR 4,99 | ||
| Lecture | 2. Symphony No.9 In D - 2. Satz | Berliner Philharmoniker | 15:54 | EUR 2,49 | ||
| Lecture | 3. Symphony No.9 In D - 3. Satz | Berliner Philharmoniker | 12:05 | EUR 1,99 | ||
| Lecture | 4. Symphony No.9 In D - 4. Satz | Berliner Philharmoniker | 26:11 | EUR 4,99 |
Détails sur le produit
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Commentaires client les plus utiles
30 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un hymne émotionnel,
Par Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
Voici donc, disponible à prix doux, le concert de Léonard Bernstein exceptionnellement invité à la Philharmonie de Berlin en octobre 1979.
Lorsque Mahler composa ce chef d'oeuvre absolu, il était accablé par la perte de sa fille. Bernstein, à l'heure de ce concert, était tourmenté par la perte de son épouse Félicia, disparue après de longs mois de calvaire. Il fait sienne la partition de Mahler avec un attachement poignant, un sens évident de la contemplation, du mystère et de la perte de l'être cher. Affichant une science aigüe de la transparence, de la clarté et de l'équilibre, Bernstein sonde avec spontanéité et un lyrisme extraordinaire les tréfonds des sentiments humains. Il tire des couleurs superbes des cordes de Berlin, bâtit une cathédrale sonore; les lignes mélodiques sont marquées au fer, tendues, intenses, profondes. Jusqu'à l'Adagio final, porté à l'incandescence, riche, intense, chaleureux, à fleur de peau. Bernstein respire amplement, développe jusqu'à l'apoplexie une atmoshpère émotive faite d'un puissant sentiment d'accablement et de désespérance solitaire; une sorte d'hystérie dépressive, un hymne émotionnel bouleversant. Quelques imperfections techniques ça et là (quelques grognements et soupirs de Lenny notamment) nous rappellent que nous sommes en live et que l'engagement du chef est total. Un concert déchirant, une performance extraordinaire au sens propre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Uné réédition à prix réduit bienvenue d'un monument,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
D'abord, première surprise, cette Neuvième de plus de 1h20 tient maintenant sur un seul CD !
Il s'agit de la seule et unique rencontre entre le chef américain et le Philharmonique de Berlin. Le résultat est détonant. Bernstein use (et abuse diront certains) de brusques variations de tempo qui entrainent à plusieurs reprises l'orchestre vers des phrasés déchirés, au bord de la rupture, et forçant les Berliner à dénicher des sonorités torturées. C'est un des plus grands enregistrements de la Neuvième symphonie de Mahler, car Bernstein sait en faire ressortir ses gouffres, ses extases, ses horreurs et son amour avec une franchise touchante. La superbe prise de son nous fait entendre à plusieurs reprises ses gesticulations, ses cris, Bernstein se donnant entièrement. Rien n'est laissé au hasard dans cette lecture passionnée et passionnante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un interprétation bouleversante,
Par Ploix Jean-louis "melimelomane" (Valréas France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 9 (CD)
Une interprétation bouleversante
Mon premier contact avec l'univers de Mahler remonte à une cinquantaine d'années. A cette époque, je trouve esseulé dans le bac du disquaire un seul album consacré à cet auteur : la 9ème dirigée par Jacha Horenstein dirigeant les Wiener Symphoniker. C'est une plongée brutale dans un monde où l'horreur, le grotesque, le militaire, côtoient avec génie le spirituel, le sublime. Un vrai choc à l'époque ! Et j'avoue que la vision d'Horenstein, d'ailleurs un des plus grands malherien, souvenons nous de sa 3ème, véritable icône, rendait bien cet état de conflit permanent. Mahler est devenu très, très populaire et une multitude d'interprétations ont suivi Arrive Bernstein avec Berlin et c'est un nouveau choc, une nouvelle découverte. Ce dernier a déjà enregistré cette oeuvre avec New York en décembre 1965 Il l'immortalise en DVD avec les Wiener Philarmoniker en mars 71 Quelques années plus tard il se trouve face au Berliner exactement en octobre 1979. Il gravera encore cette oeuvre avec le Concertgebouw en juin 1985. De toutes ces versions la plus impressionnante est à mon sens celle de Berlin. Il semblerait que le contact avec la phalange merveilleuse de Karajan, qui enregistra cette même 9ème en 1982,( dans une optique toute différente) fut assez tourmenté. Et cette tension est sensible de la première à la dernière note. Bernstein pousse l'orchestre dans ses derniers retranchements gommant volontairement tout legato, obligeant cette formidable phalange à des orgasmes paroxystiques auxquels elle n'était guère habituée. Nous pourrions même avancer que la résistance de l'orchestre au charme, à la séduction de Leny a obliger le chef a une introspection encore plus radicale de la partition. Toute l'interprétation est tournée vers la Mort. Gustav Mahler n'écrivait-il pas sur la dernière page du manuscrit orchestral initial : « Ô Monde adieu ! » Pour faire un rapprochement avec la peinture, pourquoi pas ? Une oeuvre d'Art n'est-elle pas le reflet de notre Condition Humaine? Le 1er mouvement sous la baguette de Bernstein peur faire penser au « Cri » de Edvard Munch symbolisant la peur que l'on peut ressentir à l'approche de la Camarde côtoyant fulgurances et abymes où apparaissent encore quelques rayons de vie. Le 2ème à du Jhieronimus Bosch tel le « Portement de Croix » avec ses gueules grimaçantes et grotesques, où le démon de la dérision se déchaîne avec une sauvagerie encore jamais rencontrée chez Mahler. Le 3ème à « La nuit étoilée » de Van Gogh où tout bascule dans un mouvement cosmique perpétuel. Et le 4ème à « l'île des morts » de Arnold Bocklin évoquant une ambiance mystérieuse et sombre, vision de passage presque serein vers l'au-delà.qui comme le dit Henry-Louis de La Grange « couronne dans la ferveur et le recueillement cette chronique pleine de bruit et de fureur. ». Une vision qui nous rappelle la fragilité mais aussi la beauté de la Vie et qui pour cette raison est bouleversante ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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