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Le 22 décembre 1994, Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, est forcé à la démission après seulement 255 jours passés à la tête d'une fragile coalition gouvernementale. En dépit de cette forfaiture et de ses nombreuses mises en accusation par la justice, le cavaliere se retrouve pourtant, aujourd'hui encore, au centre de l'échiquier politique italien. Depuis les années passées dans l'ombre de Prodi et D'Alema, Berlusconi n'hésite désormais plus à afficher ses nouvelles ambitions. Les élections de mai 2001 en ligne de mire de ce prédateur politique. Correspondant à Rome pour le journal Libération, Éric Jozsef analyse ici la stratégie de reconquête du pouvoir mise en place par l'homme d'affaires possédant la première fortune d'Italie. Mais le journaliste dépasse la simple description du populisme et de la démagogie mégalomane du leader de Forza Italia. De l'échec pratique de l'opération "Mains propres" à l'influence toujours déterminante de la mafia sur la vie publique italienne, il peint le portrait d'une démocratie encore bien instable. Une corruption institutionnelle vis à vis de laquelle le "cas" Berlusconi ne serait finalement que le dernier avatar. --J-S Félix
L'Expansion
La résistible ascension de Silvio Berlusconi » : le sous-titre, inspiré de Brecht, en dit long sur les intentions de l'auteur. Autant qu'un portrait du Cavaliere , favori des législatives du 13 mai en Italie, ce livre est une analyse sévère de l'échec des partis classiques. Comment un vendeur d'aspirateurs, devenu troisième fortune européenne, a-t-il monopolisé le débat au point d'imposer ses thèmes comme l'immigration à toute la classe politique ? Et comment la gauche a-t-elle délaissé le terrain des idées ? Une solide description des transformations qui ont bouleversé l'Italie depuis dix ans, par le correspondant de L'Expansion dans la péninsule.