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Mal de pierres (cc) Poche – 7 janvier 2009


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Extrait

Grand-mère connut le Rescapé à l'automne 1950. C'était la première fois qu'elle quittait Cagliari pour aller sur le Continent. Elle approchait des quarante ans sans enfants, car son mali de is perdas, le mal de pierres, avait interrompu toutes ses grossesses. On l'avait donc envoyée en cure thermale, dans son manteau droit et ses bottines à lacets, munie de la valise avec laquelle son mari, fuyant les bombardements, était arrivé dans leur village.

Elle s'était mariée sur le tard, en juin 1943, après les bombardements américains sur Cagliari, à une époque où une femme pas encore casée à trente ans était déjà presque vieille fille. Non qu'elle fût laide, ou qu'elle manquât de soupirants, au contraire. Mais un moment venait où les prétendants espaçaient leurs visites, puis disparaissaient de la circulation, toujours avant d'avoir demandé officiellement sa main à mon arrière-grand-père. Chère Mademoiselle, des raisons de force majeure m'empêchent ce mercredi, ainsi que le prochain, defai visita afustetti*, comme c'était mon voeu le plus cher, mais hélas irréalisable.

Ma grand-mère attendait alors le troisième mercredi, mais chaque fois se présentait une pipiedda, une fillette, qui lui apportait une lettre repoussant encore, et puis, plus rien. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

On lit. Et l'on est pris (épris ?) d'une fièvre maléfique, mélange de plaisir et de spasmes. Abasourdi. Ravi d'être piégé par tant de finesse, de prise de risques, de liberté. Milena Agus, que l'on imagine écrivant sagement dans un coin de sa Sardaigne, fait de l'entourloupe du grand art - de la littérature. Ses menteries et ses boniments crachent, avec violence et mélancolie, une histoire d'amour, de sexe et de folie, tous unis. La narration, elle, style et construction, est simplement hypnotique...
Agus passe à la moulinette l'amour, le sexe, la tendresse, le rêve et n'oublie pas bien sûr la littérature, cet art du mensonge, ou de la vérité. Allez savoir. (Martine Laval - Télérama du 3 janvier 2007 )

Les romans d'amour ne sont jamais aussi prenants que lorsqu'ils nous parlent du malheur d'aimer, ou, variante, de comment une vie aimante ne peut être admise qu'au prix de sa dénégation la plus obstinée. Parce que l'amour, justement, est si important (sûrement la chose la plus belle du monde) qu'il ne pourra jamais être celui que l'on vit soi-même. Ce sont les délices et les tourments d'un tel amour que nous donne à goûter Mal de pierres, un petit bijou de roman, poli comme une pierre précieuse et délicieux, pour ne pas dire entêtant, comme certains gâteaux sardes, tout miel et tout anis. (Jean-Baptiste Marongiu - Libération du 4 janvier 2007 )

Ce livre est un bijou. On voudrait en rester là, de crainte de trahir sa construction insolite, de déflorer sa sensibilité...
Mal de pierres est le deuxième roman de Milena Agus, originaire de Sardaigne, où elle vit toujours, mais le premier à être traduit en français. Cela n'en reste pas moins une révélation. (Delphine Peras - L'Express du 4 janvier 2007 )

Mal de pierres montre aussi qu'un «fou», en mettant du jeu dans le tissu social, en assure la stabilité : «Dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui paie son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas.» Sans parler de l'étrangeté des gens normaux, ici incarnée par de beaux personnages secondaires, notamment le grand-père, qui jusqu'au bout garde son mystère, en particulier celui de la sollicitude infinie dont il fait preuve à l'égard de sa femme : une autre manière d'amour «fou». L'idée maîtresse du livre, dont les dernières lignes donnent la clé, est que la folie est mortifère tant qu'elle est considérée comme un handicap, contenue ou forcée à se conformer ; elle devient féconde, réellement féconde, quand l'imaginaire envahissant d'une personne trouve un sujet de dilection autour duquel se cristalliser, et un art pour s'exprimer. C'est en écrivant un roman que grand-mère est rendue à la vie... (Astrid de Larminat - Le Figaro du 11 janvier 2007 )

Ce bref roman, son deuxième en Italie, a quelque chose de la pierre, en effet : compact, lisse en apparence et cependant plein d'anfractuosités, de retenue, de secrets. A cause de la folie qui l'infuse et l'emporte dès le commencement, sans que le lecteur n'en sache rien. A cause, aussi, d'un style sobre et poétique, concentré, sans ornement, semblable aux murs de granit des maisons sardes. A cause enfin d'une narration en spirale, qui ne dévoile que progressivement et presque fortuitement le motif central du roman. Comme si le récit rechignait d'abord à dire la vérité sur la femme dont il est question, cette jeune Sarde aux cheveux sombres, semblables à un "nuage noir et luisant" quand elle ôte ses épingles...
Où est la folie ? Où est le mensonge, dans cette société sarde pleine de replis bien cachés ? Certainement pas sur la lune. (Raphaëlle Rérolle - Le Monde du 12 janvier 2007 )

Quel est ce «mal de pierres» dont souffre l'héroïne de ce livre venu de Sardaigne et qu'on brûle, dès les premières pages, de faire connaître ? Ces coliques néphrétiques ne cachent-elles pas un mal plus obscur qui expliquerait mieux pourquoi les prétendants de cette belle célibataire, âgée pour l'époque (la trentaine), finissent tous par la fuir, au grand dam de sa famille ?.. Le récit de l'héritière-confidente distille peu à peu, comme un suc, les éléments qui composent le destin d'une femme désirante où folie et écriture se rejoignent en une seule et dernière page... (Valérie Marin La Meslée - Le Point du 25 janvier 2007 )

L'autre héroïne de ce livre est la Sardaigne : un pays sec, rugueux qui rend les femmes un peu cinglées et les hommes en décalage avec le reste du monde. Milena Agus est de cette île qui tourne les sens. Elle y vit, y enseigne et écrit. Son roman débute comme une biographie familiale, se poursuit en aventure fusionnelle, fait un tour par l'Histoire, porte un regard sur la société italienne et ses injustices de classe, n'oublie jamais de glisser une pointe d'humour. Le bilan est déjà assez brillant, mais l'auteur ne s'arrête pas là : la romancière aime les mensonges de la fiction et nous offre un retournement de dernière minute. En fait, les Sardes doivent être comme ça : séduisants et imprévisibles, libres de tout réinventer et avec un sacré talent. (Christine Ferniot - Lire, février 2007 )

C'est elle qui écrit «Mal de pierres», l'histoire de sa grand-mère, aujourd'hui disparue, dont on ne saura pas le prénom. Avec minutie, elle reconstitue le destin de cette femme sinon dérangée, du moins décalée, que le manque d'amour mettait au supplice, chez qui la musique provoquait d'insupportables émotions et pour qui l'écriture était un exutoire...
La vie magmatique et l'île volcanique de cette Bovary sarde étaient trop étroites pour contenir ses rêves. Fabuler était sa seule manière de survivre. Ce récit sans doute autobiographique, d'une sensibilité à fleur de page, devient ainsi un très bel éloge de l'imagination qui a raison de la réalité, un fervent art du roman. Lisez-le, faites passer, c'est du vif-argent. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 8 février 2007 ) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


Détails sur le produit

  • Poche: 152 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (7 janvier 2009)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 225312284X
  • ISBN-13: 978-2253122845
  • Dimensions du produit: 10,9 x 1,3 x 17,5 cm
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Milena Agus, cette inconnue sarde, enthousiasme la presse, les libraires et le public français avec Mal de pierres en 2007. Les droits cinéma sont achetés par Nicole Garcia. Le succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les 21 pays où elle est aujourd'hui traduite. Lauréate du prix Relay et du prix des Libraires du Livre de Poche, Milena Agus poursuit sa route d'écrivain avec Battement d'ailes et tout récemment La Contessa di ricotta.

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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par Bibliophilette TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 6 janvier 2008
Format: Broché
Le récit de Milena Agus nous captive, nous entraine dans l'imaginaire et les émotions que seule la littérature peut nous offrir. Une fois ouvert, impossible de refermer le livre.
Immédiatement plongé dans l'apreté des époques et des lieux et la singularité de l'héroine, on est comme suspendu, ennivré par cette vie d'apparence si simple et pourtant si intense. On est alors captivé jusqu'à la dernière page et cette fin, surprenante, inattendue, ultime rebondissement. Le style, très rythmé, est à la fois d'une incroyable simplicité et d'une grande poésie. La candeur qui s'en dégage fait qu'on ne sait plus vraiment si c'est une enfant ou une adulte qui parle, si c'est la petite-fille de l'héroine ou si c'est la grand-mère elle-même. C'est peut-être à cela que l'on reconnait un vrai talent littéraire. Sans conteste, une belle réussite.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Angélique H. sur 20 février 2012
Format: Poche
Ce roman, qui n'est pas loin de la nouvelle tant le nombre de pages est restreint, présente de multiples qualités qui en font une véritable "pépite" :
une belle écriture, fluide, sensuelle, et sans affectations, un histoire captivante en dépit de son apparence "classique" (le thème : "je raconte l'histoire de ma grand-mère" n'est pas particulièrement original), des passages érotiques non dénués de charme, une narration extrêmement bien maîtrisée couronnée d'une chute qui laisse sans voix... Si quelque chose me dit que c''est davantage un livre "pour femmes", je le recommande néanmoins à tous les amateurs de textes sensibles et émouvants.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Véro sur 21 septembre 2008
Format: Broché
L'histoire n'est pas sans rappeler « Un amour noir » de Joyce Carol Oates où la narratrice relate les méandres de l'existence parfois singulière de sa grand-mère. Ici aussi, la petite-fille dévoile l'identité plus intime de son aïeule, ce qu'elle n'était pas parvenue à asseoir de son vivant au sein d'une famille convaincue de son aliénation, de cette folie qui éloigne l'amour. Le récit nous conduit en grande partie dans la Sardaigne d'après guerre où sa situation insulaire revêtait peut-être un caractère encore plus communautaire à ces époques. Ainsi, être quelque peu différent pouvait prendre des proportions telles qu'elles conduisaient à une mise en marge du reste de la communauté.
« Dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui paie son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas. »
Ce serait ainsi sa grand-mère qui dans sa famille aurait payé pour les autres car, selon certaines certitudes, le désordre doit s'emparer d'un des membres pour que les autres soient préservés.

La narration, à grands coups de retours sur le passé, couvre la vie d'une famille sarde sur trois générations depuis la seconde guerre mondiale.
Avec son mal de pierres (qui désigne les calculs rénaux), la personnalité « atypique » de la grand-mère conduit son entourage à considérer qu'elle doit venir de la Lune car ses aspirations, ses comportements se distinguent un tant soit peu du commun des habitants de l'île.
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29 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile  Par Véro sur 18 mars 2007
Format: Broché
L'histoire n'est pas sans rappeler « Un amour noir » de Joyce Carol Oates où la narratrice relate les méandres de l'existence parfois singulière de sa grand-mère. Ici aussi, la petite-fille dévoile l'identité plus intime de son aïeule, ce qu'elle n'était pas parvenue à asseoir de son vivant au sein d'une famille convaincue de son aliénation, de cette folie qui éloigne l'amour. Le récit nous conduit en grande partie dans la Sardaigne d'après guerre où sa situation insulaire revêtait peut-être un caractère encore plus communautaire à ces époques. Ainsi, être quelque peu différent pouvait prendre des proportions telles qu'elles conduisaient à une mise en marge du reste de la communauté.

« Dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui paie son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas. »

Ce serait ainsi sa grand-mère qui dans sa famille aurait payé pour les autres car, selon certaines certitudes, le désordre doit s'emparer d'un des membres pour que les autres soient préservés.

La narration, à grands coups de retours sur le passé, couvre la vie d'une famille sarde sur trois générations depuis la seconde guerre mondiale.

Avec son mal de pierres (qui désigne les calculs rénaux), la personnalité « atypique » de la grand-mère conduit son entourage à considérer qu'elle doit venir de la Lune car ses aspirations, ses comportements se distinguent un tant soit peu du commun des habitants de l'île.
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