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Malher : Symphonie N° 1 - Prokofiev : Concerto Pour Piano N° 3 [Blu-ray]

Blu-ray
4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
Prix : EUR 28,88 LIVRAISON GRATUITE Détails
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Détails sur le produit

  • Format : Classique, NTSC, Cinémascope
  • Langue : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Euroarts Music Inter
  • Date de sortie du DVD : 25 octobre 2010
  • Durée : 93 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • ASIN: B0040Y7EUQ
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 57.229 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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4.0 étoiles sur 5 Pour Abbado et pour Mahler 6 août 2010
Par Stéphane B. TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Enregistré en août 2009 à Lucerne, ce beau concert a déjà fait l'objet d'une diffusion sur Arte et Mezzo, je m'autorise donc un commentaire par anticipation.
Après une année de transition, Abbado reprenait au cours de l'été 2009 son cycle Mahler avec cette 1ère symphonie et une 4ème qui sera probablement diffusée un jour ou l'autre.
Pierre après pierre, le chef milanais construit un monument qui fera date et l'on est d'autant plus stupéfait de la qualité qu'il s'agit de prises de concerts avec tous les aléas que cela comporte surtout dans des oeuvres d'un tel foisonnement.
Cette 1ère symphonie ne déroge donc pas et l'on retrouve toutes les qualités qui ont mené au triomphe les précédents opus : extraordinaire équilibre entre architecture et détail, perfection instrumentale, l'orchestre est d'une immense plénitude tout en sonnant parfois comme de la pure musique de chambre et l'art d'Abbado pour maintenir une animation constante, relancer en permanence ses musiciens et tout simplement confondant.
Le complément de programme laisse plus circonspect, alors qu'aux débuts de l'aventure lucernoise Abbado dialoguait avec Pollini ou Brendel, c'est ici le dernier prodige estampillé « made in china » qui nous est proposé.
L'usine du monde qu'est la Chine est aussi une usine à pianiste, après Lang Lang, voici Yuja Wang. Premier constat, la demoiselle est très jolie à regarder et sait se tenir devant un piano, nous épargnant les grimaces et mimiques dont son ainé est friand.
On ne peut cependant pas oublier qu'Abbado a déjà enregistré ce concerto de Prokofiev il y a quarante ans avec Martha Argerich, la comparaison s'impose donc inévitablement et elle n'est pas favorable à la jeune chinoise. Non que celle-ci ne dispose pas des moyens pianistiques requis bien au contraire, mais avoir une technique infaillible et des doigts en acier ne suffit pas, il lui manque la musicalité racée, l'intensité mise dans chaque mesure, la liberté de respiration, bref tout ce qui fait que la pianiste argentine, pourtant âgée d'à peine cinq ans de plus au moment de l'enregistrement, nous donne l'impression d'inventer la partition au fur et à mesure qu'elle se déroule.
De surcroit, malgré toute sa technique, Yuja Wang a beaucoup de mal à ne pas être recouverte par l'orchestre et l'on se dit que les spectateurs n'ont pas du entendre beaucoup de piano, Abbado ne s'y trompe pas et jette régulièrement des regards inquiets à sa jeune partenaire, mais bon, Mlle Wang suit comme elle peut et ce curieux attelage arrive finalement à bon port sans accidents ce qui est une forme d'exploit compte tenu de l'inexpérience de la jeune pianiste.
Que l'on ne se méprenne pas sur mon commentaire, il ne s'agit nullement de dénigrer Yuja Wang qui a d'immenses moyens et un grand potentiel mais le star system lui laissera-t-il le temps de développer ses dons ou l'exploitera-t-il jusqu'à ce qu'un nouveau prodige préfabriqué ne vienne la remplacer ? Je crains que la réponse ne soit contenue dans la question ! Il fut un temps ou un Pollini vainqueur du concours Chopin à 18 ans se retirait pendant dix ans pour travailler, époque bien révolue. A l'heure de la concurrence libre et non faussée un pianiste se juge à son potentiel commercial et non à ses qualités artistiques, Yuja Wang est donc l'instrument idéal pour pénétrer le marché asiatique.
Dans une interview accordée à un quotidien suisse en marge du Verbier Festival, la jolie Yuja avouait passer plus de temps sur Facebook qu'à étudier ses partitions, tout est dit !
Il n'en demeure pas moins que ce DVD est indispensable pour Abbado et pour Mahler, en espérant que le temps et la maladie laissent le chef milanais achever son monument Mahler
Un DVD à classer à la lettre M, bien évidemment.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une quasi intégrale qui séduit l'oreille et les yeux 15 juillet 2011
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
A l'exception - provisoire, j'espère - de la 8ième, Abbado aura gravé, avec le festival de Lucerne, toutes les symphonies complètes (donc pas l'adagio de la 10ième) de Mahler et tout cela est sorti désormais en blu-ray. La qualité du son et de l'image est particulièrement élevée en blu-ray. Quant à Abbado, il atteint à la fin de sa vie une profondeur et une intensité extraordinaires. Les enregistrements de la 9ième et de la 1ère sont sortis à peu près en même temps et montrent que de bout en bout de cette quasi intégrale, la qualité est exceptionnelle. Le dernier mouvement de la 9iè est absolument extraordinaire: le son baisse lentement jusqu'au silence que Abbado garde pendant trois minutes les yeux fermés et sans qu'on entende une mouche voler dans la salle. C'est impressionnant ...même si ce silence n'est pas une innovation de Abbado, si j'en crois ce qu'écrit Douglas Kennedy dans son dernier roman, "The moment", pas encore traduit en français: le héros assiste à Berlin, en 1984, à une exécution de la 9iè dirigée par Karajan et admire qu'à la fin il garde un long temps de silence avant de se retourner vers la salle pour les applaudissements. Mystique dans la 9ième, Abbado est impérial dans la symphonie "Titan" dont il fait ressortir toute la richesse et les rythmes. Le public ne s'y trompe pas et alors qu'il avait applaudi poliment la charmante Yuja Wang dans le concerto n° 3 de Prokofieff, virtuose sans plus, il laisse éclater son enthousiasme à la fin de l'exécution magistrale de la symphonie.

Je voudrais toutefois souligner que le DVD et plus encore le blu-ray permettent d'entendre des excellentes interprétations des symphonies de Mahler dans des conditions idéales pour les yeux et les oreilles. Ces conditions ne sont pas aussi bonnes pour les DVD de l'intégrale de Bernstein: image 4/3, ce qui n'est pas encore trop grave, mais aussi images plus fades moins nettes et, pour le son, un souffle que l'on regrette particulièrement pour des mouvements lents et surtout, dirai-je car c'est une musique sublime, dans le final de la 9ième. Cela dit, ce sont des interprétations de très grande qualité et Bernstein a une présence phénoménale. De plus, malgré tous les mérites de l'orchestre réuni à Lucerne, l'écoute comparée, notamment pour le final de la 9ième, est assez cruelle pour ces sympathiques musiciens tant ceux de Berlin sont souvent un cran au dessus.
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5.0 étoiles sur 5 une merveille 11 septembre 2012
Format:Blu-ray|Achat authentifié par Amazon
La perfection peut-elle exister?A l'écoute de ce merveilleux bluray on peut le penser.A cause de Claudio Abbado qui,sans partition et sans baguette,semble sculpter la musique,un peu à la manière de Carlos Kleiber.Tout y est,de l'architecture d'ensemble au détail le mieux pensé,du silence au déchaînement spectaculaire.
Et quel orchestre!Chaque musicien est un soliste potentiel;on remarque davantage les cuivres et les bois,mais on admire aussi un alto ou une contrebasse au passage.Karajan avait crée un "son Karajan",je pense qu'il y a ici un son Abbado.
Emouvant ces musiciens qui s'embrassent à l'issue du concert et qui quittent le plateau pour permettre à Abbado de recevoir une ovation debout,ovation qu'il reçoit presque timidement.
Bluray parfait. Un disque à emporter sur une île déserte.
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