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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une référence de la littérature grabataire !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Malone meurt (Poche)
Publié en 1951, dans ce deuxième volume de la trilogie débutée avec Molloy et achevée par L'Innommable, Beckett nous invite à faire, avec lui, un pas de plus dans la déchéance de l'homme, d'un homme, qui ne prend plus nom de Molloy, mais de Malone. Le lien entre les deux n'est pas clair, seulement suggéré. Et au fond, qu'importe le nom ? Ce roman est donc écrit par Malone, grabataire dépendant d'une aide extérieure, anonyme et invisible, qui prend sommairement soin de lui. De son lit, Malone attend la fin en couchant sur son journal les pensées qu'il estime suffisamment censées pour être rapportées. Ces bribes d'attente (ou de vie ) sont une alternance de réflexions de Malone, qu'il confie à son journal, où il parle principalement de son état, à la fois physique et psychologique. De conversations avec son lecteur, auquel il explique son environnement, ses plans pour ne pas rater sa sortie, qu'il entend mettre en scène en nous racontant trois histoires, celle d'un homme, d'une femme et d'un objet inanimé. D'histoires, donc, qu'il invente et raconte. Pour meubler le temps, Malone convoque sous nos yeux les personnages de Sapo enfant, chez lui puis chez les Louis qu'il visite régulièrement, puis de Macmann, vieil homme dont on ne sait pas très bien l'âge, et qui passe la majeure partie de son récit à Saint-Jean-de-Dieu, asile ou mouroir dont il est le pensionnaire. Les récits de la femme et de la pierre ne nous sont pas explicitement donnés. Précisons que tous ces récits sont à la première personne, comme dans Molloy, les questionnements sont les mêmes (vie, mort, absurdité de la condition humaine, inadéquation au monde...), et qu'hélas, tout le monde actuellement connait Beckett mais plus personne ne le lit.
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