- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Captivant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manafon (CD)
Dès le premier morceau, « Small Metal Gods », une chanson de six minutes illuminée par la maîtrise du phrasé et le timbre de voix de David Sylvian, on reconnait la double orientation qui s'est installée au fil de la discographie du chanteur, pour le moins éclectique : simplicité et pureté mélodiques du chant, superbe, et expérimentations dépouillées, parfois radicales, ici à travers un accompagnement minimaliste, volutes de guitare et de contrebasse, saupoudrées d'une pincée de sonorités électroniques, réduites à des tintements et chuintements...On pense alors aussi bien au sombre Blemish qu'au polychrome Gone to Earth, deux albums marquants de Sylvian. Après ce titre prometteur, qui s'achève sur des chaeurs fantomatiques, on espère un album tout de pépites sonores, comme sait en concocter ce personnage atypique et fécond, entouré comme à son habitude de personnalités fortes. Par le passé, le chanteur a croisé le fer avec Bill Frisell, Kenny Wheeler, ou Ryuichi Sakamoto. Sur Manafon, on croise notamment Evan Parker, figure du free jazz, pour un solo de saxophone soprano déchirant dans « Emily Dickinson ». On va de surprise en surprise avec « The Rabbit Skinner », une ballade glacée aux atours de musique ultra-contemporaine, dans laquelle violoncelle, piano, guitare et saxophone entament une conversation chargée de mystère, étrange écrin à la voix racée de Sylvian. « Random Acts of Senseless Violence » poursuit dans cette esthétique bruitiste et entremêle brillamment piano, électronique et guitare acoustique (dans un style de jeu qui rappelle Marc Ducret). La suite du disque confirme ce souci de créer une musique aussi créative qu'exigeante, pleine de spontanéité mais réclamant une attention totale de la part de l'auditeur. Des partis-pris radicaux adoucis par une science du détail bienvenue. Dans « Snow White on Appalachia », une nouvelle ballade décharnée, un piano lunaire vient s'immiscer et colorer de manière sublime le texte chanté par Sylvian. Dans « The Greatest Living Englishman », on est frappé par l'entrée en matière, fascinante, portée par un travail sur le son et le mixage époustouflant. Plus loin, c'est le choix d'insérer un titre purement instrumental qui retient l'attention : « The Department of Dead Letters », miniature de chambre aussi belle qu'angoissante. Quoi qu'il en soit, on perçoit au fil de ces pièces enregistrées à Londres, Vienne et Tokyo, le désir intact et plus vivace que jamais d'expérimenter à tout va, de travailler la matière sonore de façon quasiment clinique. La quête protéiforme de David Sylvian, parfois austère mais néanmoins captivante, est apparemment loin d'être terminée. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le silence,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manafon (CD)
En musique, c'est un cliché : le silence qui suit les dernières notes d'une oeuvre sont encore de cette oeuvre.Exceptionnellement, le cliché devient réalité tangible. Manafon est à classer dans les musiques exceptionnelles. Les quelques heures de silence qui ont suivi ma première écoute appartenaient encore à David Sylvian. Un fait rare qui me permet de poser cet album en chef d'oeuvre de la musique contemporaine. Cet album est aussi l'un des meilleurs plaidoyers pour le disque. Il ne faut surtout pas le télécharger en mp3 : ce serait se priver du son extraordinaire (même sur ma petite chaîne moyennement fidèle) et du travail d'illustration de Ruud Van Empel, Atsushi Fukui et Chris Bigg. Un travail qui mériterait à lui seul une édition vinyl, avec plus de surface pour l'admirer. Pour dire les choses clairement, Samadhisound, petit label, ridiculise les gesticulations hadopiennes de certaines majors. En ce 30 décembre 2009, je ne pouvais mieux finir l'année qu'en m'offrant Manafon. Merci, maître Sylvian : pour les 49 minutes et 53 secondes de voyage, et les quelques heures de silence qui ont suivi. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Bon album,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manafon (CD)
Après "Blemish" , David Sylvian nous offre son nouvel opus "Manafon"Cet album est superbe mais il faudra plusieurs écoutes pour réellement l'apprécier (c'est mon humble avis) Je vous avoue que j'attends avec impatience un nouvel album plus "chanté et musical" comme David Sylvian peut le faire. Mon avis pourra vous sembler un peu "dur" mais cela fait une trentaine d'années que j'écoute David Sylvian dans ses différents projets alors, même si l'on peut dire que sa musique évolue, j'ai quand même entendu mieux. Je reste toutefois un fan inconditionnel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|