Mangez-le si vous voulez et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
EUR 17,50
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 2 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Mangez-le si vous voulez a été ajouté à votre Panier
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 2 images

Mangez-le si vous voulez Broché – 7 mai 2009


Voir les 5 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 17,50
EUR 10,00 EUR 2,93

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Mangez-le si vous voulez + Charly 9 + Le magasin des suicides
Prix pour les trois: EUR 54,50

Certains de ces articles seront expédiés plus tôt que les autres.

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

La demeure de Bretanges

- Une bien belle journée !...
Voilà ce qu'un jeune homme clame en poussant les volets de sa chambre à l'étage d'une bâtisse du XVIIe siècle. Les rideaux de mousseline s'envolent sur les côtés. Le gars embrasse l'horizon d'un regard lent, contemple le paysage - un bout du Limousin rattaché comme par erreur au Périgord. Des chênes échelonnent mille horizons à ce Sahara de prairies. Derrière lui, sur la cheminée, une pendule sonne treize heures et une grosse voix s'élève du jardin, à l'ombre d'un châtaignier centenaire :
- C'est seulement maintenant que tu te lèves, nouveau premier adjoint de Beaussac ? ! Moi, quand j'en étais le maire, je sortais du lit plus tôt !
- Papa, je peaufinais mon projet d'assainissement de la Nizonne...
Dans l'ombre de l'arbre, une autre voix, féminine, intervient :
- Amédée, cesse d'ennuyer notre fils. Et puis, tu vois qu'il est habillé. Il te va bien, ce costume d'été, Alain ! N'oublie pas ton canotier. Il fait encore une chaleur, aujourd'hui !... poursuit la mère, remuant un éventail.
Sur un guéridon en bois de rose, Alain s'empare du chapeau de paille et quitte sa chambre. Le sombre escalier fleure bon l'encaustique. Ses bottines acajou en cuir souple marquent une légère claudication. Au rez-de-chaussée, une tapisserie usée et surannée décore le vestibule. Alain s'arrête devant un dessin encadré. L'image représente la place d'un petit bourg désert.
- Il te plaît, hein, ce village voisin ! s'exclame la mère qui aperçoit son fils par la porte ouverte de la maison.
En sortant rejoindre ses parents, s'apprêtant à déjeuner autour d'une table de jardin, Alain répond :
- Oui, j'aime aussi Hautefaye et ses braves gens. J'espère que mon projet de drainage sera accepté et que, comme ceux de Beaussac, ils en seront heureux.
- Vu l'heure à laquelle tu sors, je pensais que t'avais oublié la frairie annuelle... grommelle le père, lisant le journal local.
- Je n'ai jamais, papa, manqué une foire de Hautefaye. J'y vois tous mes amis.
Tandis qu'il enlace sa mère très brune aux yeux clairs, celle-ci lui caresse une joue :
- Bel enfant fort peu compliqué, de bonne foi, tu es né pour plaire, toujours tout sourires et des cieux attendris dans le regard... --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

Présentation de l'éditeur

Nul n est à l abri de l abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l occasion pour promouvoir son projet d assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l Allemagne et sous la menace d une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d une phrase mal comprise et d une accusation d espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s efforceront d arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d un coup, la justice ne poursuivra qu une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n auront qu une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m a pris. »
Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l une des anecdotes les plus honteuses de l Histoire du XIXe siècle en France.


Détails sur le produit

  • Broché: 144 pages
  • Editeur : JULLIARD (7 mai 2009)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 226001772X
  • ISBN-13: 978-2260017721
  • Dimensions du produit: 13,3 x 2 x 20,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (62 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 28.532 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Jean Teulé est l'auteur de treize romans. Parmi les plus notables, Je, François Villon a reçu le Prix du récit biographique ; Le Magasin des suicides a été traduit dans dix-neuf pays (best-seller à Taïwan !). Son adaptation en film d'animation par Patrice Leconte est en cours de réalisation et sortira sur les écrans en 2012. Darling a été adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet dans les rôles principaux ; Le Montespan, prix Maison de la presse et grand prix Palatine du roman historique, a été élu parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 par le magazine Le Point. Son roman Les lois de la gravité est joué actuellement au théâtre par la Compagnie du Brasier. La totalité de son œuvre romanesque est publiée aux Éditions Julliard. Son dernier roman, Charly 9, a rejoint, dès sa première semaine de parution, la liste des meilleures ventes.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Commentaires client les plus utiles

37 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile  Par PHIL007 COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS le 2 avril 2011
Format: Poche
Après la lecture de ce livre, on est tellement "sonné" que l'on a du mal à croire qu'il s'agit d'une histoire vraie. Et après s'être documenté, on s'apercevra que l'auteur a en partie travesti la réalité pour la rendre encore plus sordide.

Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys se rend à la foire de Hautefaye, village voisin de celui où il vient d'être élu conseiller municipal. C'est un jeune homme apprécié, un philanthrope : s'il se rend à la foire, c'est pour acheter une génisse pour une voisine et trouver un couvreur pour réparer le toit brûlé par la foudre de la grange d'un voisin. Ces deux voisins sont sans ressource.

On est en été et la chaleur est forte, la sécheresse intense, pendant la guerre franco-prussienne engagée imprudemment par Napoléon III et dont l'annonce des premières défaites angoisse les Français.

Tout à coup, on apprend qu'Alain de Monéys aurait dit "A bas les Français !" (ou "vive la république" selon les sources). Jamais il n'a prononcé ces paroles mais la rumeur se propage, s'amplifie.

Pour les paysans, profondément attaché à l'empereur et à la patrie, c'est un crime

Alain est poursuivi, torturé, lynché et immolé. Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler tout le livre.

Jean Teulé veut dénoncer la folie humaine, la bête immonde qui peut surgir en chacun de nous, comment une foule peut se transformer en horde sauvage pour par pas grand chose, justement parce que c'est une foule.
Lire la suite ›
2 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par Brice le 19 novembre 2012
Format: Poche Achat vérifié
Au départ je ne voulais pas trop y croire, à ce roman un peu scandaleux, tiré d'une histoire vraie. Surtout que, vu la finesse de l'ouvrage, je n'étais pas persuadé que l'histoire réussisse à être vivante et exhaustive. Pourtant si la lecture en est rapide, son récit chronographié et circonstancié en fait une histoire quasiment banale et tout à la fois abominable. Véritable roman sur la psychologie des foules, un sujet passionnant par ailleurs, il n'a pas été sans me rappeler Le rapport de Brodeck, de Philippe Claudel.
2 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Format: Format Kindle
Bangeourre, une petite critique issue de mon blog.

Oh, je viens juste de me rendre compte que j'ai oublié de chroniquer « Mangez-le si vous voulez » de l'excellent Jean Teulé. C'est pourtant un foutu bon bouquin. Oh, attends, j'expie ! Que dis-je ! j'exfour ! je sors mon fouet à clous et je me flagelle ! Ah, ça ne suffit pas, je me lacère les testicules au cutter, je me roule dans le sel, et puis je m'immole au vinaigre balsamique, et je me touille les globes oculaires au compas et je m'enfonce des cotons tiges dans les oreilles (ça ça fait bien mal...), bref je suis tout contrit...

Mais je digresse, une fois de plus. Toi tu t'en tamponnes que j'extravague, t'as atterri sur mon blog comme un poil de cul dans un consommé royal : par erreur, porté par le mage Gougoule qui sait mieux que toi ce qui est bon pour toi. Tu veux juste savoir si ça vaut le coup de mettre cinq balles dans ce très petit court bouquin !... 144 pages seulement... Oui tu peux ! C'est pas un acte aussi pertinent qu'acheter une de mes glorieuses œuvres, mais c'est mieux que de claquer vingt boules dans 50 nuances de Gras !

Bien connu pour son humour noir de bon aloi, Jean Teulé n'aime rien tant que passer à la moulinette du roman les plus ténébreuses anecdotes de l'Histoire française, comme il l'a fait pour la vie de François Villon, poète-assassin, ou une des premières tueuses en série, Hélène Jégado, dite Fleur de Tonnerre. Cette fois, il s'attaque à une page les plus honteuses de notre histoire.
Lire la suite ›
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Philippe Albert le 24 juin 2012
Format: Poche
Jean Teulé,d'une écritures presque légère et distanciée, relate étape par étape l'épouvantable chemin de croix parcouru par Alain de Monéys, bon et généreux adjoint de mairie du bled d'à-coté, devenu le temps d'une journée de fête, la malheureuse victime expiatoire des habitants d'un obscur village du Périgord, soudain pris de folie.

Ce qui est effrayant dans cette histoire, c'est la facilité presque banale avec laquelle des individus ordinaires, confrontés à des circonstances exceptionnelles, mais sans plus (canicule, alcool, conflit prusso-français) portés par un ahurissant phénomène de meute, ont pu soudain basculer dans la bêtise et dans la cruauté la plus absurde, au point de renier, d'humilier, de torturer et de brûler vif celui qui fut une figure amie, voire un copain d'enfance, propitiatoirement affublé du masque de l'ennemi. Comment cette amnésie fut-elle possible, et quel sens donner à ce simulacre de cannibalisme ?

Le réveil a bien-sûr été douloureux à Hautefaye...mais là encore sans plus !!

On ne sort pas indemne de ce court roman tant il manque de compassion et d'humanité. La sensibilité du lecteur rétablira l'équilibre...Moi j'ai beaucoup aimé.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Commentaires client les plus récents



Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?