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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Jusqu'où nous mène la passion!,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manon Lescaut (Poche)
Manon Lescaut a été écrit au XVIIIème siècle mais garde tout son intérêt. Ce roman montre la force que possède la passion, jusqu'où elle peut mener un jeune noble destiné à être chevalier de Malte( écclésiaste) et une jeune courtisane.Ce roman est très touchant du fait de la focalisation interne de Des Grieux et des évènements tragiques qu'il doit affronter. Cependant, ce qu'il y a de plus intéressant dans ce livre est la double lecture que l'on peut en faire. Si nous suivons le point de vue de Des Grieux nous avons affaire à une histoire fabuleuse et tragique, alors que si on s'en détache, la vérité de cette histoire apparaît: l'histoire de Manon et Des Grieux peut se résumer à l'incompréhension d'un jeune noble pour la femme aimée.Des Grieux ne comprenant pas qu'ils appartiennent à deux mondes différents, elle dans la crainte de son néant social et de la pauvreté et lui à l'abri de toutes les craintes matérielles, Manon restera un mystère pour lui.Ce livre stigmatise également l'importance de l'argent et l'injustice existant entre la façon de traiter les riches et les pauvres et par conséquent reste d'actualité.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Les infortunes de la vertu.,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manon Lescaut (Poche)
Quel étrange paradoxe. La tradition a retenu pour titre "Manon Lescaut" alors que l'auteur l'avait intitulé, certes un peu longuement, "Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut". Paradoxe en ce sens que l'auteur place en premier le chevalier et que c'est effectivement lui le personnage principal, et que la belle Manon, personnage clé, il est vrai, n'est que le personnage secondaire. On a bien retenu Tristan ET Iseult, pourquoi pas des Grieux ET Manon Lescaut?Bref, vous aurez compris qu'il s'agit d'une histoire d'amour, que le mot du titre "histoire de" suggère un récit, celui-là même est à la première personne. Pour ce qui est du contenu, notre chevalier est un preux chevalier, par contre, sa dulcinée, sans être une nymphomane, aime un peu trop le confort et le luxe pour accepter stoïquement son sort lorsque sa bourse est vide. N'ignorant pas ses atours, la belle Manon, n'hésite jamais à faire crépiter le cœur d'un riche mécène quitte à faire rugir de jalousie le brave des Grieux. Celui-ci emploie donc toute sa chevalerie pour faire échec aux amants et récupérer sa frivole amante. Les riches souteneurs bernés ont souvent le bras assez long pour créer des embarras au malheureux couple, lesquels embarras se traduisent souvent par des séjours en prison, lesquels séjours appellent à leur tour des évasions rocambolesques. Notre pauvre chevalier, tiraillé entre un amour immodéré et les appels du pied de la morale ne sait trop quelle conduite tenir et récolte moult mésaventures à vouloir s'accrocher à la venimeuse Manon. Le tour de force de l'auteur réside dans le fait qu'il parvient à nous la rendre tout de même attachante, car, bien que notoirement infidèle, elle n'en est pas moins amoureuse de son chevalier et présente par moments une noblesse de caractère indéniable. D'un point de vue de l'histoire de la littérature, cette œuvre marque indéniablement quelque tournant car on nous maltraite le sens moral avec ces deux amants, mais d'un point de vue purement contemporain, je ne sais pas si l'on peut encore l'élever au rang de chef-d'œuvre absolu, le chevalier, amoureux éperdu et naïf à souhait, annonce le romantisme, mais reste quand même un brin cul-cul la praloche, la fin étrange de Manon demeure un expédient facile de la littérature et l'on ne se satisferait peut-être plus d'une telle pirouette à l'heure actuelle. Un peu comme en biologie, il convient probablement de la lire dans un processus ontologique, c'est-à-dire assez jeune, comme une forme immature d'un style et d'un genre appelé à s'épanouir par la suite dans l'histoire littéraire par d'autre œuvres plus marquantes encore. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
AH Manon,
Par Tiboo (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manon Lescaut (Poche)
Je suis actuellement en Hypokhâgne, j'ai étudié ce livre durant 2 mois en littérature. Alors à la première lecture..."Bof! Ouais c'est sympathique, un classique à lire c'est sûr, mais un peu cucul non?"...En gros, avec la délicatesse d'un catcheur ça donne ça : Il était une fois un jeune noble amoureux d'une fille qui est censée l'aimer aussi, mais qui le pousse à jeter sa soutane aux orties, le transforme en escroc, en gigolo, l'envoie en prison, l'accable de chagrin... Et tout ça parce qu'elle n'a qu'une peur, le manque d'argent. Durant l'étude de cette oeuvre..."Mouais c'est vrai que y'a des bonnes choses". Mais en vue d'un futur devoir sur Manon je relis l'oeuvre dans son ensemble ainsi que des commentaires sur elle. Et là le samedi matin, 7h30 en vue de 5h de dissertation sur « Manon chef d'aeuvre d'ambiguïté » c'est le coup de foudre ; Plus je réfléchissais, plus j'écrivais, plus je me rendais compte bah que oui c'est vraiment un CHEF D'OEUVRE. Une aeuvre où la passion est décrite avec tellement de justesse, une oeuvre où les personnages sont si profonds qu'on regrette presque d'avoir ouvert ce livre tant les questions que l'on se pose sur eux sont nombreuses et les réponses insatisfaisantes. C'est à la fois une apologie et une mise de garde de la passion, une oeuvre qui a su faire pleurer Diderot, Goethe et le marquis de Sade. Donc bien entendu, indispensable dans une bibliothèque, à posséder. Merci l'Abbé! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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