Manowar

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MANOWAR

Jan 17, 2015 show Frankfurt (DE) SOLD OUT. For Munich (Jan 16) only FEW tickets left! For tickets go to http://t.co/30qSIS0u7V NOW


Biographie

Contrairement aux nombreuses sagas Nordiques exaltant les valeurs des fiers Vikings dont ils se gargarisent, les membres de Manowar ne sont pas originaires d'une quelconque civilisation perdue de Thulé, mais plus prosaïquement d'Amérique du Nord, au début des années 1980 lorsque le bassiste Joey DeMaio, alors roadie de Black Sabbath, décide de voler de ses propres ailes plutôt que de rester dans l'ombre du combo d'Ozzy Osbourne.

Faisant la connaissance de Ross Friedman, alors guitariste du groupe français Shakin'Street aux côtés de Louis Bertignac et Corine Marienneau, futurs opérateurs de ... Lire la suite

Contrairement aux nombreuses sagas Nordiques exaltant les valeurs des fiers Vikings dont ils se gargarisent, les membres de Manowar ne sont pas originaires d'une quelconque civilisation perdue de Thulé, mais plus prosaïquement d'Amérique du Nord, au début des années 1980 lorsque le bassiste Joey DeMaio, alors roadie de Black Sabbath, décide de voler de ses propres ailes plutôt que de rester dans l'ombre du combo d'Ozzy Osbourne.

Faisant la connaissance de Ross Friedman, alors guitariste du groupe français Shakin'Street aux côtés de Louis Bertignac et Corine Marienneau, futurs opérateurs de Téléphone. DeMaio sympathise avec celui qui fait parfois appeler « Ross The Boss », avec lequel il partage un goût commun pour le heavy metal, les mythes et légendes scandinaves, celtes et grecques, la littérature d'heroic-fantasy et les grosses motos américaines.

Décidant de s'associer au sein d'un groupe qui serait véhicule à la fois d'un « gros son » et d'une imagerie guerrière, les deux hommes fondent Manowar en 1980, recrutant par petite annonce le batteur Karl Kennedy et surtout le soliste Eric Adams dont la formation de chanteur classique et lyrique séduit le duo d'origine.

Après une première tournée aux Etats-Unis, Manowar enregistre son premier album studio en 1982, Battle Hymns sur lequel le groupe parvient à débaucher nul de moins qu'Orson Welles en personne ; le célèbre comédien et cinéaste prête sa légendaire voix de basse pour jouer les narrateurs sur les titres épiques « Dark Avenger » et « Defender ». Si « Dark Avenger » figure bien sur Battle Hymns, « Defender » est laissé de côté et sera retravaillé pour les besoins de l'album Fighting The World (pour les séances d'enregistrement ultérieures et les prestations sur scène, Welles étant décédé dans l'intervalle, c'est l'acteur Britannique Christopher Lee qui prête sa voix au narrateur).

Karl Kennedy ne participe pas à la tournée de promotion de l'album, remplacé par Donny Hamzik, lui-même sur le départ après le show-tour exténuant (Manowar peut jouer plus de quatre heures sur scène sans interruption !) et bientôt remplacé par Scott Colombus, alors solide ouvrier fondeur et fan de hard rock.

nto Glory Ride, en 1983, signé (avec le sang des musiciens !) chez Megaforce Records, annonce le changement d'orientation du groupe qui, s'il reste toujours profondément heavy métal, abandonne progressivement les quelques revendications sociales et politiques de ses textes pour ne se consacrer qu'à la narration de sagas épiques puisées au coeur du folklore européen (et plus particulièrement nordique).

C'est également à partir de cet album que Manowar se défait du carcan de la longueur classique d'un morceau passable en radio, pour produire des titres dépassant allégrement les sept ou huit minutes. L'année suivante sortent coup sur coup deux albums dépassant de quelques titres le format classique de l'EP : Hail To England et Sign Of The Hammer, dans lesquels apparaissent déjà les prémices d'un certain nationalisme paneuropéen et néo-païen que certains coupeurs de cheveux en quatre iront par la suite reprocher à Manowar.

Si l'inspiration se trouve toujours du côté du monde celte et scandinave, Manowar n'hésite pas à traiter quelque peu de l'actualité récente en évoquant, par exemple, le suicide collectif des adeptes du révérend Jim Jones dans le morceau « Guyana ». Si le son s'épure de plus en plus, au point de « claquer » comme une charge de cavalerie (sur le titre « Kill With Power », notamment), la mainmise du duo DeMaio/Adams sur la direction artistique de Manowar devient patente. Si le bassiste est compositeur reste aux manettes de la formation, le charisme du chanteur l'impose également comme un élément décideur de premier plan sur le destin du groupe.  

Fighting The World, en 1987, plaît bien moins aux fans de Manowar que la production précédente du groupe. En effet, seuls quelques morceaux de qualité surnagent au milieu d'une programmation très « hard FM », comptant plusieurs chansons sur lesquelles Manowar (et, au-delà, DeMaio) règle ses comptes avec les détracteurs du groupe, en premier lieu desquels la chaîne MTV accusée d'être un repaire de « poseurs » diffusant du « false metal ».

Une accusation pas infondée, mais un brin ridicule lorsque qu'on la compare aux tenues de scènes un rien kitsch et aux pochettes des albums du groupe. Car en cette fin des années 1980, qui voit progressivement disparaître le power métal au profit de styles plus urbains, Manowar fait figure de groupe un peu ancré dans un passé artistique, certes glorieux, mais légèrement déphasé d'avec la scène contemporaine.

S'il conserve son public, le groupe de DeMaio a du mal à se renouveler et ce n'est pas un Kings Of Metal ultra basique en 1988 qui change la donne, tant Manowar se contente de ce qu'il sait faire de mieux : du heavy bien pêchu entrecoupé de slows poétiques sur lesquels Adams peut donner toute sa mesure, notamment lorsqu'il chante en Français (« Courage ») ou Allemand (« Hertz Auf Stahl »).

De plus, la fascination pour les Vikings, des pochettes de plus en plus provocatrices (un clone de Conan le Barbare piétinant les drapeaux européens en brandissant le Star Spangled Banner, sur fond de champ de bataille) et des paroles controversées évoquant positivement la guerre et les massacres de masse sont autant de détails ne contribuant pas réellement à donner une image progressiste au groupe.

Alors, facho, Manowar ? Pas vraiment. S'ils avouent jouer volontairement de la provocation avec des symboles interdits (comme le fait Slayer en brandissant un drapeau nazi lors d'un concert ou comme le fera Rammstein en jouant sur les codes de l'Übermenschlichkeit), il est évident que certaines prises de positions « identitaires » de DeMaio n'aident pas à déterminer où se situe la provoc par rapport à la profonde conviction.  

Avec le tournant des années 1990, Manowar vivote. Le public (surtout Britannique et Allemand) est toujours fidèle au rendez-vous, mais l'inspiration n'est plus là. En 1992, Colombus, dont le fils est gravement malade, annonce son départ du groupe pour devenir papa à plein temps. Il est remplacé à la batterie par le colossal Keanny Earl Edwards, dit « Rhino ». Ce n'est pas d'ailleurs le seul changement dans le line-up puisque l'un des deux membres historiques de Manowar, Ross The Boss, laisse sa place à la guitare à David Shankle.

Doté de cette nouvelle composition, Manowar livre en 1992 ce qui constitue probablement le meilleur album du groupe à ce jour : The Triumph Of Steel, un album conceptuel puisque son premier morceau, « Achilles Agony and Ecstasy In Eight Parts » dure près de trente minutes et constitue quasiment un petit opéra-rock évoquant la Guerre de Troie et la destinée du héros Grec Achille, ce qui permet à Eric Adams de donner toute la dimension de ses capacités de chanteur lyrique et à Rhino d'entamer un solo de batterie du tonnerre de Zeus.

Si les autres titres de l'album sont plus classiques, certains sont de vraies leçons de technicités à l'image de « Ride The Dragon ». Grâce à ce Triumph Of Steel, Manowar revient par la porte des grands et démontre que le bon vieux heavy est loin d'être enterré.

En dépit de la sortie de plusieurs lives et d'une compilation (Hell of Steel), Manowar ne revient qu'en 1996, avec Karl Logan à la guitare et Scott Colombus à la batterie. Ce nouvel opus, Louder Than Hel, s'avère très décevant après le fantastique The Triumph Of Steel.

Rattrapé par ses vieux démons hard FM, Manowar ne parvient pas vraiment à convaincre et ce n'est pas le Warriors Of The World de 2002 qui rattrape le coup tant ses titres, à l'exception d'une reprise de l'opéra Turandot, sentent le réchauffé et le déjà-vu. En dépit d'albums globalement médiocres et de la mégalomanie galopante de Joey DeMaio qui en énerve plus d'un, le groupe est encore capable de soulever les foules lors de ses prestations en public, multipliant les happenings (ils débarquent sur scène en Harley, se battent avec des épées en mousse, exhibent des pectoraux huilés...) mais surtout grâce aux efforts d'Eric Adams, obligé de compenser le répertoire un peu poussif du groupe par ses prises de risques vocales.

Souhaitant devenir le groupe de tous les records, Manowar en bat deux : celui de la formation jouant le plus fort en poussant l'une de leurs performances jusqu'à 139 décibels - soit l'équivalent d'un avion au décollage et celui du groupe s'étant produit le plus longtemps d'affilée sur scène avec plus de cinq heures de présence non-stop. Records dûment homologués par le Guinness Book.

En 2005 se tient en Allemagne la première convention de fans de Manowar au cours du festival Earthshaker Fest. Si l'affiche est alléchante (démonstrations de combats Vikings, reconstitutions historiques, ateliers musicaux...), le public est déçu par l'organisation toute orwellienne du show, qui voit les membres du groupe encore moins disponibles qu'un politicien en campagne.

Si le méga-concert est bien évidemment un immense succès (au cours duquel Adams rend hommage à Richard Wagner en qui Manowar voit l'inventeur du heavy metal - sic - ), la plus grande standing ovation est réservée par le public à Christopher Lee qui, souffrant, diffuse en direct un message audio dans lequel il présente ses excuses pour son absence.

À cette occasion, par ailleurs, Rhino revient interpréter quelques titres de The Triumph Of Steel face au public. Un festival sonnant le retour gagnant d'un groupe que plus grand monde n'attendait qui revient dans les bacs en 2007 avec Gods Of War, un opus pas forcément indispensable, mais qui laisse beaucoup de champ libre à Adams pour donner libre cours à toute sa puissance vocale. Le batteur Scott Colombus quitte Manowar en 2008 et est remplacé en 2010 par Donny Hamzik pour l'enregistrement de Battle Hymns MMXI. Ce nouvel album sort en novembre 2010 et est en fait un ré-enregistrement du Battle Hymns de 1982. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Contrairement aux nombreuses sagas Nordiques exaltant les valeurs des fiers Vikings dont ils se gargarisent, les membres de Manowar ne sont pas originaires d'une quelconque civilisation perdue de Thulé, mais plus prosaïquement d'Amérique du Nord, au début des années 1980 lorsque le bassiste Joey DeMaio, alors roadie de Black Sabbath, décide de voler de ses propres ailes plutôt que de rester dans l'ombre du combo d'Ozzy Osbourne.

Faisant la connaissance de Ross Friedman, alors guitariste du groupe français Shakin'Street aux côtés de Louis Bertignac et Corine Marienneau, futurs opérateurs de Téléphone. DeMaio sympathise avec celui qui fait parfois appeler « Ross The Boss », avec lequel il partage un goût commun pour le heavy metal, les mythes et légendes scandinaves, celtes et grecques, la littérature d'heroic-fantasy et les grosses motos américaines.

Décidant de s'associer au sein d'un groupe qui serait véhicule à la fois d'un « gros son » et d'une imagerie guerrière, les deux hommes fondent Manowar en 1980, recrutant par petite annonce le batteur Karl Kennedy et surtout le soliste Eric Adams dont la formation de chanteur classique et lyrique séduit le duo d'origine.

Après une première tournée aux Etats-Unis, Manowar enregistre son premier album studio en 1982, Battle Hymns sur lequel le groupe parvient à débaucher nul de moins qu'Orson Welles en personne ; le célèbre comédien et cinéaste prête sa légendaire voix de basse pour jouer les narrateurs sur les titres épiques « Dark Avenger » et « Defender ». Si « Dark Avenger » figure bien sur Battle Hymns, « Defender » est laissé de côté et sera retravaillé pour les besoins de l'album Fighting The World (pour les séances d'enregistrement ultérieures et les prestations sur scène, Welles étant décédé dans l'intervalle, c'est l'acteur Britannique Christopher Lee qui prête sa voix au narrateur).

Karl Kennedy ne participe pas à la tournée de promotion de l'album, remplacé par Donny Hamzik, lui-même sur le départ après le show-tour exténuant (Manowar peut jouer plus de quatre heures sur scène sans interruption !) et bientôt remplacé par Scott Colombus, alors solide ouvrier fondeur et fan de hard rock.

nto Glory Ride, en 1983, signé (avec le sang des musiciens !) chez Megaforce Records, annonce le changement d'orientation du groupe qui, s'il reste toujours profondément heavy métal, abandonne progressivement les quelques revendications sociales et politiques de ses textes pour ne se consacrer qu'à la narration de sagas épiques puisées au coeur du folklore européen (et plus particulièrement nordique).

C'est également à partir de cet album que Manowar se défait du carcan de la longueur classique d'un morceau passable en radio, pour produire des titres dépassant allégrement les sept ou huit minutes. L'année suivante sortent coup sur coup deux albums dépassant de quelques titres le format classique de l'EP : Hail To England et Sign Of The Hammer, dans lesquels apparaissent déjà les prémices d'un certain nationalisme paneuropéen et néo-païen que certains coupeurs de cheveux en quatre iront par la suite reprocher à Manowar.

Si l'inspiration se trouve toujours du côté du monde celte et scandinave, Manowar n'hésite pas à traiter quelque peu de l'actualité récente en évoquant, par exemple, le suicide collectif des adeptes du révérend Jim Jones dans le morceau « Guyana ». Si le son s'épure de plus en plus, au point de « claquer » comme une charge de cavalerie (sur le titre « Kill With Power », notamment), la mainmise du duo DeMaio/Adams sur la direction artistique de Manowar devient patente. Si le bassiste est compositeur reste aux manettes de la formation, le charisme du chanteur l'impose également comme un élément décideur de premier plan sur le destin du groupe.  

Fighting The World, en 1987, plaît bien moins aux fans de Manowar que la production précédente du groupe. En effet, seuls quelques morceaux de qualité surnagent au milieu d'une programmation très « hard FM », comptant plusieurs chansons sur lesquelles Manowar (et, au-delà, DeMaio) règle ses comptes avec les détracteurs du groupe, en premier lieu desquels la chaîne MTV accusée d'être un repaire de « poseurs » diffusant du « false metal ».

Une accusation pas infondée, mais un brin ridicule lorsque qu'on la compare aux tenues de scènes un rien kitsch et aux pochettes des albums du groupe. Car en cette fin des années 1980, qui voit progressivement disparaître le power métal au profit de styles plus urbains, Manowar fait figure de groupe un peu ancré dans un passé artistique, certes glorieux, mais légèrement déphasé d'avec la scène contemporaine.

S'il conserve son public, le groupe de DeMaio a du mal à se renouveler et ce n'est pas un Kings Of Metal ultra basique en 1988 qui change la donne, tant Manowar se contente de ce qu'il sait faire de mieux : du heavy bien pêchu entrecoupé de slows poétiques sur lesquels Adams peut donner toute sa mesure, notamment lorsqu'il chante en Français (« Courage ») ou Allemand (« Hertz Auf Stahl »).

De plus, la fascination pour les Vikings, des pochettes de plus en plus provocatrices (un clone de Conan le Barbare piétinant les drapeaux européens en brandissant le Star Spangled Banner, sur fond de champ de bataille) et des paroles controversées évoquant positivement la guerre et les massacres de masse sont autant de détails ne contribuant pas réellement à donner une image progressiste au groupe.

Alors, facho, Manowar ? Pas vraiment. S'ils avouent jouer volontairement de la provocation avec des symboles interdits (comme le fait Slayer en brandissant un drapeau nazi lors d'un concert ou comme le fera Rammstein en jouant sur les codes de l'Übermenschlichkeit), il est évident que certaines prises de positions « identitaires » de DeMaio n'aident pas à déterminer où se situe la provoc par rapport à la profonde conviction.  

Avec le tournant des années 1990, Manowar vivote. Le public (surtout Britannique et Allemand) est toujours fidèle au rendez-vous, mais l'inspiration n'est plus là. En 1992, Colombus, dont le fils est gravement malade, annonce son départ du groupe pour devenir papa à plein temps. Il est remplacé à la batterie par le colossal Keanny Earl Edwards, dit « Rhino ». Ce n'est pas d'ailleurs le seul changement dans le line-up puisque l'un des deux membres historiques de Manowar, Ross The Boss, laisse sa place à la guitare à David Shankle.

Doté de cette nouvelle composition, Manowar livre en 1992 ce qui constitue probablement le meilleur album du groupe à ce jour : The Triumph Of Steel, un album conceptuel puisque son premier morceau, « Achilles Agony and Ecstasy In Eight Parts » dure près de trente minutes et constitue quasiment un petit opéra-rock évoquant la Guerre de Troie et la destinée du héros Grec Achille, ce qui permet à Eric Adams de donner toute la dimension de ses capacités de chanteur lyrique et à Rhino d'entamer un solo de batterie du tonnerre de Zeus.

Si les autres titres de l'album sont plus classiques, certains sont de vraies leçons de technicités à l'image de « Ride The Dragon ». Grâce à ce Triumph Of Steel, Manowar revient par la porte des grands et démontre que le bon vieux heavy est loin d'être enterré.

En dépit de la sortie de plusieurs lives et d'une compilation (Hell of Steel), Manowar ne revient qu'en 1996, avec Karl Logan à la guitare et Scott Colombus à la batterie. Ce nouvel opus, Louder Than Hel, s'avère très décevant après le fantastique The Triumph Of Steel.

Rattrapé par ses vieux démons hard FM, Manowar ne parvient pas vraiment à convaincre et ce n'est pas le Warriors Of The World de 2002 qui rattrape le coup tant ses titres, à l'exception d'une reprise de l'opéra Turandot, sentent le réchauffé et le déjà-vu. En dépit d'albums globalement médiocres et de la mégalomanie galopante de Joey DeMaio qui en énerve plus d'un, le groupe est encore capable de soulever les foules lors de ses prestations en public, multipliant les happenings (ils débarquent sur scène en Harley, se battent avec des épées en mousse, exhibent des pectoraux huilés...) mais surtout grâce aux efforts d'Eric Adams, obligé de compenser le répertoire un peu poussif du groupe par ses prises de risques vocales.

Souhaitant devenir le groupe de tous les records, Manowar en bat deux : celui de la formation jouant le plus fort en poussant l'une de leurs performances jusqu'à 139 décibels - soit l'équivalent d'un avion au décollage et celui du groupe s'étant produit le plus longtemps d'affilée sur scène avec plus de cinq heures de présence non-stop. Records dûment homologués par le Guinness Book.

En 2005 se tient en Allemagne la première convention de fans de Manowar au cours du festival Earthshaker Fest. Si l'affiche est alléchante (démonstrations de combats Vikings, reconstitutions historiques, ateliers musicaux...), le public est déçu par l'organisation toute orwellienne du show, qui voit les membres du groupe encore moins disponibles qu'un politicien en campagne.

Si le méga-concert est bien évidemment un immense succès (au cours duquel Adams rend hommage à Richard Wagner en qui Manowar voit l'inventeur du heavy metal - sic - ), la plus grande standing ovation est réservée par le public à Christopher Lee qui, souffrant, diffuse en direct un message audio dans lequel il présente ses excuses pour son absence.

À cette occasion, par ailleurs, Rhino revient interpréter quelques titres de The Triumph Of Steel face au public. Un festival sonnant le retour gagnant d'un groupe que plus grand monde n'attendait qui revient dans les bacs en 2007 avec Gods Of War, un opus pas forcément indispensable, mais qui laisse beaucoup de champ libre à Adams pour donner libre cours à toute sa puissance vocale. Le batteur Scott Colombus quitte Manowar en 2008 et est remplacé en 2010 par Donny Hamzik pour l'enregistrement de Battle Hymns MMXI. Ce nouvel album sort en novembre 2010 et est en fait un ré-enregistrement du Battle Hymns de 1982. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Contrairement aux nombreuses sagas Nordiques exaltant les valeurs des fiers Vikings dont ils se gargarisent, les membres de Manowar ne sont pas originaires d'une quelconque civilisation perdue de Thulé, mais plus prosaïquement d'Amérique du Nord, au début des années 1980 lorsque le bassiste Joey DeMaio, alors roadie de Black Sabbath, décide de voler de ses propres ailes plutôt que de rester dans l'ombre du combo d'Ozzy Osbourne.

Faisant la connaissance de Ross Friedman, alors guitariste du groupe français Shakin'Street aux côtés de Louis Bertignac et Corine Marienneau, futurs opérateurs de Téléphone. DeMaio sympathise avec celui qui fait parfois appeler « Ross The Boss », avec lequel il partage un goût commun pour le heavy metal, les mythes et légendes scandinaves, celtes et grecques, la littérature d'heroic-fantasy et les grosses motos américaines.

Décidant de s'associer au sein d'un groupe qui serait véhicule à la fois d'un « gros son » et d'une imagerie guerrière, les deux hommes fondent Manowar en 1980, recrutant par petite annonce le batteur Karl Kennedy et surtout le soliste Eric Adams dont la formation de chanteur classique et lyrique séduit le duo d'origine.

Après une première tournée aux Etats-Unis, Manowar enregistre son premier album studio en 1982, Battle Hymns sur lequel le groupe parvient à débaucher nul de moins qu'Orson Welles en personne ; le célèbre comédien et cinéaste prête sa légendaire voix de basse pour jouer les narrateurs sur les titres épiques « Dark Avenger » et « Defender ». Si « Dark Avenger » figure bien sur Battle Hymns, « Defender » est laissé de côté et sera retravaillé pour les besoins de l'album Fighting The World (pour les séances d'enregistrement ultérieures et les prestations sur scène, Welles étant décédé dans l'intervalle, c'est l'acteur Britannique Christopher Lee qui prête sa voix au narrateur).

Karl Kennedy ne participe pas à la tournée de promotion de l'album, remplacé par Donny Hamzik, lui-même sur le départ après le show-tour exténuant (Manowar peut jouer plus de quatre heures sur scène sans interruption !) et bientôt remplacé par Scott Colombus, alors solide ouvrier fondeur et fan de hard rock.

nto Glory Ride, en 1983, signé (avec le sang des musiciens !) chez Megaforce Records, annonce le changement d'orientation du groupe qui, s'il reste toujours profondément heavy métal, abandonne progressivement les quelques revendications sociales et politiques de ses textes pour ne se consacrer qu'à la narration de sagas épiques puisées au coeur du folklore européen (et plus particulièrement nordique).

C'est également à partir de cet album que Manowar se défait du carcan de la longueur classique d'un morceau passable en radio, pour produire des titres dépassant allégrement les sept ou huit minutes. L'année suivante sortent coup sur coup deux albums dépassant de quelques titres le format classique de l'EP : Hail To England et Sign Of The Hammer, dans lesquels apparaissent déjà les prémices d'un certain nationalisme paneuropéen et néo-païen que certains coupeurs de cheveux en quatre iront par la suite reprocher à Manowar.

Si l'inspiration se trouve toujours du côté du monde celte et scandinave, Manowar n'hésite pas à traiter quelque peu de l'actualité récente en évoquant, par exemple, le suicide collectif des adeptes du révérend Jim Jones dans le morceau « Guyana ». Si le son s'épure de plus en plus, au point de « claquer » comme une charge de cavalerie (sur le titre « Kill With Power », notamment), la mainmise du duo DeMaio/Adams sur la direction artistique de Manowar devient patente. Si le bassiste est compositeur reste aux manettes de la formation, le charisme du chanteur l'impose également comme un élément décideur de premier plan sur le destin du groupe.  

Fighting The World, en 1987, plaît bien moins aux fans de Manowar que la production précédente du groupe. En effet, seuls quelques morceaux de qualité surnagent au milieu d'une programmation très « hard FM », comptant plusieurs chansons sur lesquelles Manowar (et, au-delà, DeMaio) règle ses comptes avec les détracteurs du groupe, en premier lieu desquels la chaîne MTV accusée d'être un repaire de « poseurs » diffusant du « false metal ».

Une accusation pas infondée, mais un brin ridicule lorsque qu'on la compare aux tenues de scènes un rien kitsch et aux pochettes des albums du groupe. Car en cette fin des années 1980, qui voit progressivement disparaître le power métal au profit de styles plus urbains, Manowar fait figure de groupe un peu ancré dans un passé artistique, certes glorieux, mais légèrement déphasé d'avec la scène contemporaine.

S'il conserve son public, le groupe de DeMaio a du mal à se renouveler et ce n'est pas un Kings Of Metal ultra basique en 1988 qui change la donne, tant Manowar se contente de ce qu'il sait faire de mieux : du heavy bien pêchu entrecoupé de slows poétiques sur lesquels Adams peut donner toute sa mesure, notamment lorsqu'il chante en Français (« Courage ») ou Allemand (« Hertz Auf Stahl »).

De plus, la fascination pour les Vikings, des pochettes de plus en plus provocatrices (un clone de Conan le Barbare piétinant les drapeaux européens en brandissant le Star Spangled Banner, sur fond de champ de bataille) et des paroles controversées évoquant positivement la guerre et les massacres de masse sont autant de détails ne contribuant pas réellement à donner une image progressiste au groupe.

Alors, facho, Manowar ? Pas vraiment. S'ils avouent jouer volontairement de la provocation avec des symboles interdits (comme le fait Slayer en brandissant un drapeau nazi lors d'un concert ou comme le fera Rammstein en jouant sur les codes de l'Übermenschlichkeit), il est évident que certaines prises de positions « identitaires » de DeMaio n'aident pas à déterminer où se situe la provoc par rapport à la profonde conviction.  

Avec le tournant des années 1990, Manowar vivote. Le public (surtout Britannique et Allemand) est toujours fidèle au rendez-vous, mais l'inspiration n'est plus là. En 1992, Colombus, dont le fils est gravement malade, annonce son départ du groupe pour devenir papa à plein temps. Il est remplacé à la batterie par le colossal Keanny Earl Edwards, dit « Rhino ». Ce n'est pas d'ailleurs le seul changement dans le line-up puisque l'un des deux membres historiques de Manowar, Ross The Boss, laisse sa place à la guitare à David Shankle.

Doté de cette nouvelle composition, Manowar livre en 1992 ce qui constitue probablement le meilleur album du groupe à ce jour : The Triumph Of Steel, un album conceptuel puisque son premier morceau, « Achilles Agony and Ecstasy In Eight Parts » dure près de trente minutes et constitue quasiment un petit opéra-rock évoquant la Guerre de Troie et la destinée du héros Grec Achille, ce qui permet à Eric Adams de donner toute la dimension de ses capacités de chanteur lyrique et à Rhino d'entamer un solo de batterie du tonnerre de Zeus.

Si les autres titres de l'album sont plus classiques, certains sont de vraies leçons de technicités à l'image de « Ride The Dragon ». Grâce à ce Triumph Of Steel, Manowar revient par la porte des grands et démontre que le bon vieux heavy est loin d'être enterré.

En dépit de la sortie de plusieurs lives et d'une compilation (Hell of Steel), Manowar ne revient qu'en 1996, avec Karl Logan à la guitare et Scott Colombus à la batterie. Ce nouvel opus, Louder Than Hel, s'avère très décevant après le fantastique The Triumph Of Steel.

Rattrapé par ses vieux démons hard FM, Manowar ne parvient pas vraiment à convaincre et ce n'est pas le Warriors Of The World de 2002 qui rattrape le coup tant ses titres, à l'exception d'une reprise de l'opéra Turandot, sentent le réchauffé et le déjà-vu. En dépit d'albums globalement médiocres et de la mégalomanie galopante de Joey DeMaio qui en énerve plus d'un, le groupe est encore capable de soulever les foules lors de ses prestations en public, multipliant les happenings (ils débarquent sur scène en Harley, se battent avec des épées en mousse, exhibent des pectoraux huilés...) mais surtout grâce aux efforts d'Eric Adams, obligé de compenser le répertoire un peu poussif du groupe par ses prises de risques vocales.

Souhaitant devenir le groupe de tous les records, Manowar en bat deux : celui de la formation jouant le plus fort en poussant l'une de leurs performances jusqu'à 139 décibels - soit l'équivalent d'un avion au décollage et celui du groupe s'étant produit le plus longtemps d'affilée sur scène avec plus de cinq heures de présence non-stop. Records dûment homologués par le Guinness Book.

En 2005 se tient en Allemagne la première convention de fans de Manowar au cours du festival Earthshaker Fest. Si l'affiche est alléchante (démonstrations de combats Vikings, reconstitutions historiques, ateliers musicaux...), le public est déçu par l'organisation toute orwellienne du show, qui voit les membres du groupe encore moins disponibles qu'un politicien en campagne.

Si le méga-concert est bien évidemment un immense succès (au cours duquel Adams rend hommage à Richard Wagner en qui Manowar voit l'inventeur du heavy metal - sic - ), la plus grande standing ovation est réservée par le public à Christopher Lee qui, souffrant, diffuse en direct un message audio dans lequel il présente ses excuses pour son absence.

À cette occasion, par ailleurs, Rhino revient interpréter quelques titres de The Triumph Of Steel face au public. Un festival sonnant le retour gagnant d'un groupe que plus grand monde n'attendait qui revient dans les bacs en 2007 avec Gods Of War, un opus pas forcément indispensable, mais qui laisse beaucoup de champ libre à Adams pour donner libre cours à toute sa puissance vocale. Le batteur Scott Colombus quitte Manowar en 2008 et est remplacé en 2010 par Donny Hamzik pour l'enregistrement de Battle Hymns MMXI. Ce nouvel album sort en novembre 2010 et est en fait un ré-enregistrement du Battle Hymns de 1982. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


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