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Margherita Dolcevita Broché – 26 février 2011


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Extrait

LA DISPARITION DES ÉTOILES

Je suis allée me coucher et il n'y avait plus d'étoiles. J'ai bien nettoyé la vitre de la fenêtre, mais rien à faire. Elles avaient disparu. Sirius avait disparu, et Vénus et Carmille et Altazor. Et aussi Mab et Zelda et Bacbuc et Dandelion et la constellation du Dindon et la croix de Lennon.
Ne me dites pas que certaines de ces étoiles n'existent pas. Ce sont les noms que je leur ai donnés. En effet, je revendique pour chacun, spécialement pour les jeunes filles comme moi, dotées d'imagination, le droit d'appeler les choses non seulement par leur nom dans le dictionnaire, mais aussi par celui du vocabulautre, c'est-à-dire un nom inventé et choisi. Au fond, tout le monde fait ça. Mes parents m'ont appelée Margherita, mais moi j'aime qu'on m'appelle Maggie ou Magicienne. Mes camarades de classe, ironisant sur le fait que je ne suis pas vraiment mince, m'appellent parfois Mégarita ; mon grand-père, qui a un peu d'artériosclérose, m'appelle Margheritina, mais parfois aussi Mariella, Marisella ou Venusta, qui était sa soeur. Mais surtout, quand je suis joyeuse, il m'appelle Margherita Dolcevita.
Le gendarme devant lequel je fonçais à vélo m'appelait Ralentimarg. Les profs m'appellent Silençaufond. Mon premier amour, qui est prati­quement aussi le dernier, m'appelait Minnie. Il vivait chez son oncle et sa tante et avait une vision disneyienne de la vie. A l'époque, nous portions tous les deux un appareil dentaire et échangions des baisers métalliques qui ressemblaient aux combats de l'Iliade. Et pourtant je le regrette. Même à quatorze ans et six mois on peut regretter. C'est trop tôt, dites-vous ? Et si on meurt à quinze ?
Je parlais des étoiles. La chose bizarre, c'est que le ciel était limpide, il n'y a pas longtemps, quand j'ai sorti Roupillon, mon chien, pour sa tournée de soixante minipipis.
Ce ne pouvait donc pas être les nuages qui les cachaient. En effet, j'ai ouvert la fenêtre et j'ai vu que là où se trouvaient, une heure avant, le pré et les arbres, on avait planté un panneau énorme, genre écran de cinéma, d'une cinquantaine de mètres, portant ces mots :

TRAVAUX EN COURS

C'était cet écran gigantesque qui masquait les étoiles. Que se passe-t-il ? me suis-je demandé.
J'ai mis le bout du nez dehors, telle une tortue au printemps, et j'ai vu plusieurs camions. Ils dé­chargeaient des plaques de verre, des tubes et des blocs de ciment, ainsi que des lavabos et des carreaux. Alors, j'ai compris.
Depuis longtemps, je savais que quelqu'un avait acheté le terrain voisin du nôtre afin d'y construire une maison.
J'étais très excitée, j'aurais voulu réveiller maman ou grand-père ou mes frères, mais il était tard : j'ai donc sifflé pour appeler Roupillon, qui est venu. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Le chansonnier polémiste Stefano Benni signe une fable drolatique qui débute dans un champ de fleurs et finit en champ de ruines. Un peu poète, chansonnier et saltimbanque, Stefano Benni se produit sur diverses scènes : les pages des grands quotidiens italiens ou sur les planches des théâtres. Dans ses satires virevoltantes, il ne faut pas s'étonner de voir Achille, qui a pourtant le pied léger, en fauteuil roulant, ou de croiser des pêcheurs qui étudient le langage des poissons (Bar 2000). Benni s'en est pris au foot mercantile (La Compagnie des Célestins), à Berlusconi, son dernier cheval de bataille est la fabrique de désirs et de frustrations inutiles dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Cette jolie fable, qui ne se contente pas d'être une satire politique, débute dans un champ de fleurs et finit dans un champ de poussière. (Astrid Eliard - Le Figaro du 3 janvier 2008) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • Broché: 246 pages
  • Editeur : Actes Sud (26 février 2011)
  • Collection : Babel
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2742796797
  • ISBN-13: 978-2742796793
  • Dimensions du produit: 13,6 x 11 x 2,2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par cathulu TOP 500 COMMENTATEURS sur 26 avril 2008
Format: Broché
Une famille pittoresque habite un reste de campagne au bord d'une ville : un père réparateur d'objets usagés, une mère qui fume des cigarettes virtuelles et ne jure que par le énième épisode de son feuilleton préféré, un fils aîné fou de foot, le plus jeune de sa prof de maths (!), un grand-père qui danse avec un fantôme et surtout l'héroïne qui donne son titre au roman de Stefano Benni : Margherita Dolcevita.Margehrita, quinze ans, quelques kilos en trop, un coeur cahotant mais de l'esprit à revendre.
Tout ce petit monde vit en parfaite harmonie jusqu'à l'arrivée de nouveaux vosins, trop charmeurs pour être honnêtes...
Aidée de son petit frère, Eraclito, Margherita va mener l'enquête et essayer de préserver ce à quoi elle tient le plus.
J'ai été emballée par ce livre qui emprunte la forme policière mais se situe à la croisée de la poésie, de la fable et qui est bourré d'humour.
On pouvait s'attendre au pire car souvent tant de personnages pittoresques s'agitent en vain, tels des marionnettes.Ce n'est pas le cas ci car il y a une réelle structure narrative et parce qu'on s'attache aux personnages.
Mon chouchou ? Bien évidemment le chien Roupillon, "L'un des plus mystérieux composés arcimbaldiens de la nature" dont je vous laisse découvrir la description savoureuse page 13, chien qui s'appelle ainsi car il souffre de narcolepsie hystérique. "Vous voulez connaître d'autres mystères de mon chien ?
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