Déconseillé sauf pour voir ce qu'il ne faut pas faire,
Voici la liste des principaux manquements, absurdité, ou insinuations graves se trouvant dans le livre de Gilles Manceron (qui rappellons le, contrairement à ce qu'il prétend, n'a AUCUN DIPLOME D'HISTORIEN NI FAIT AUCUNE ECOLE DE JOURNALISME. En revanche il a toujours très bien su se servir de son seul nom de famille comme un label qualité, grace à son oncle, le grand historien Claude Manceron, spécialiste de la révolution) qui ne cite bien sur aucun historiens spécialisés sur la colonisation. Partant de ce fait la VISION MAL INFORMEE, POST-DEUXIEME GUERRE MONDIALE ET RETROSPECTIVE de monsieur Manceron donne les erreurs suivantes (si vous ne voulez pas tous lire la meilleure illustration de la gravité de ses propos se trouvent EN FIN DE PAGE)
_1) La vision d'une colonisation positive reste MARGINALE
_2) les enseignants lisent les historiens universitaires spécialistes de ces questions, G Pervillé, D Lefeuvre, D Rivet, M Michel ce qui leur permet de présenter les faits coloniaux de manière nuancée, comme ils le font pour la Révolution française ou le nazisme, contrairement à ce que dit M.Manceron
_3) G Manceron parle du paradoxe de la République à savoir l'invention des droits de l'homme et leur négation dans les colonies. Or L'Habeas corpus est anglais, la question est en fait politique, comment passer de l'idéal à la réalité.
_4)G Manceron voit parle de pratiques génocidaires lors de l'expansion européenne mais l'objectif des Européens est le travail forcé et non la destruction des hommes pour ce qu'ils sont.
_5)tout esclave africain a d'abord été capturé par un autre Africain qui le réduit en esclavage et le vend aux Européens, car aucun de ces derniers n'osait s'aventurer dans les régions inexplorées d'Afrique.
_6)les Arabes par leur pratique de la traite ont déportés 4 millions de personnes selon l'auteur, qui ne cite pas l'historien spécialiste de la question G Petre-Grenouilleau qui donne des chiffres tout à fait différents.
_7)selon G Manceron et les maîtres d'esclavent usent des pires atrocités pour les contraindre au travail, fouet, mutilations en cas de fuite. Or un esclave coûte cher, c'est une force de travail, le mutiler ou le tuer c'est perdre de l'argent; cela revient à dire que les maitres d'esclaves sont des masochistes qui détruisent leur principale source de revenus.
_8) G Manceron pointe du doigt Rochembeau qui pendant la révolte d'Haiti met en aeuvre une politique de massacres et de terreur qui n'obéit pas aux mêmes règles que celles des guerres européennes, comme la noyade de 1800 noirs dans la ville du Cap quand celle-ci est assiégée par Dessalines. Mais dans ce cas que dire de la répression vendéenne, les massacres de la Terreur pendant la Révolution?
_9)dans la partie sur les ambiguités du discours abolitionnistes, G Manceron critique Schaelcher et les abolitionnistes de la monarchie de Juillet soucieux de ménager les intérêts des colons ; et qui dans son premier article de « Abolition de l'esclavage. Examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des sang-mêlé » de 1830, ne demande pas l'abolition, mais la fin de la traite, dans son livre de 1833, il cherche à limiter la traite. Or c'est une solution politique, la praxis n'est pas la morale.
_10)Manceron s'étoonne que les républicains conservateurs de la IIe République soutiennent la conquète de l'Algérie, commencée par Charles X et continuée sous Louis-Phillipe. Or les républicains conservateurs sont les anciens monarchistes orléanistes qui veulent poursuivre la politique coloniale en Algérie.
_11)Pour G M, l'abolition de 1848 est une régression par rapport à celle de 1794; en 1794 il s'agissait de rétablir des droits qui avaient été niés, en 1848 il s'agit d'octroyer des droits, et d'indemniser les maîtres « lésés ». On ne voit plus l'esclave comme un égal, acteur de son émancipation, mais un inférieur que des sentiments de charité et d'humanité poussent à affranchir ( Que dire du patron de la 1°RI envers ses prolétaires dont le salaire ne permet pas de se nourrir).
_12)Quand Manceron désigne comme raciste le discours de Jules Ferry justifiant la colonisation par l'idée de "races inférieures", mais il oublie qu'à l'époque le mot NB race renvoie à une notion culturelle et non biologique, en fait au retard de développement économique, cf le décret Crémieux de 1870 qui parle de la régénération de la race juive en Algérie.
_13)Manceron dénonce le fait que les textes constitutionnels de la III° République ne se prononcent pas sur l'applicabilité des lois métropolitaines dans les colonies, celles-ci relevant ainsi de « lois particulières ». Il oublie le fait qu'elles sont un compromis laborieux entre orléanistes et républicains conservateurs en 1875, suite de textes constitutionnels et non constitution dotée d'un préambule.
_14)Manceron considère que Les images, les récits et les émotions vont construire une représentation du sauvage, suggérant l'inégalité des races, donnant à voir la supériorité de la race blanche, justifiant la non-reconnaissance des droits de l'homme aux colonisés. La dérision est une arme efficace pour nier aux Malgaches tout droit en tant que peuple : rendre ridicule pour exclure de l'humanité. (NB la dérision est une arme politique certes, dénie-t-elle toute humanité ?, la déshumanisation de l'Allemand, devenu le Boche sera bien plus systématique en 1914)
_15)pour Manceron montrer des nègres à moitié nus serait une monstration de leur sauvagerie. Or c'est l'essor de la culture de masse, de l'organisation de foires, de spectacles : aller à ces spectacles ne signifie pas y souscrire.
_16)Manceron dénonce le fait qu'un millier d'indigènes participent à l'exposition coloniale de 1931 de Paris dont de nombreux anciens combattants de la 1° GM. Or ce sont des figurants rétribués qui jouent un rôle, le cannibale est un étudiant de la Sorbonne !
_17)Selon GM les exhibitions de « sauvages », en particulier dans les spectacles de music hall, aurait pour but de tenir un discours muet sur la hiérarchie des races. (NB faire parler les muets n'est cependant pas très rigoureux, les figurants jouent leur rôle de plein gré, en connaissance de cause afin de gagner de l'argent comme pour ceux du Puy du Faou)
_18)Manceron prétend que Relayées par la presse populaire, ces exhibitions participent d'une certaine construction du sauvage, par la mise en scène qui prétend reproduire la réalité. Ceci est à la limite du non sens, le soldat colonisé est depuis la 1°GM est un frère de sang, très estimé dans une société française structurée par les anciens combattants.
_19) l'auteur pose la question de Comment enseigner l'histoire de la colonisation de l'Algérie, avec admiration, ou au contraire en la dénonçant car elle ne pouvait mener qu'à la guerre d'indépendance ; pour GM il faut choisir entre ces deux options. Or ces deux options sont A-HISTORIQUES, elles relèvent d'un jugement subjectif, anachronique, apparemment moral, le Bien et le Mal, or les historiens de l'Algérie récusent ce providentialisme, au profit de l'analyse d'un processus dialectique; GM nous invite à juger et non à analyser et comprendre, à juger dans un cadre politique actuel et français. La dénonciation n'a de sens qu'au moment des faits, ce qui a été fait, au péril de leur vie, par des gens très courageux cf J P Vernant)
_20) selon GM, le « Manifeste des intellectuels français pour la défense de l'Occident et la paix en Europe », rédigé par Henri Massis, publié dans Le temps le 4 octobre 1935 et signé par 12 Académiciens, des personnalités du monde des lettres (Marcel Aymé, Georges Blond, Pierre Drieu La Rochelle, Pierre Gaxotte, Thierry Maulnier, Pierre Mac Orlan) NB GM confond opinion et presse, H Massis est membre de l'Action Française, les personnalités mentionnées sont le plus souvent d'extrême droite, courant qui représente 0,5% de l'opinion, est-ce représentatif de l'opinion républicaine, assurément non)
_21)selon l'auteur, une des clés pour débloquer les phénomènes de discrimination de la société française consisterait à sortir la période coloniale de l'obscurité.(NB IL s'agit d'un processus de victimisation, donc politique, qui ne se place pas dans le cadre de l'étude d'un processus historique)
_22)G M.
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