| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le cynisme de la boutade aura beaucoup fait pour la fâcheuse réputation de Marie-Antoinette. Des Parisiens affamés, elle aurait dit : « Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! » Mot très certainement apocryphe, mais révélateur du portrait de femme futile et débauchée qui fut fait de l’ « Autrichienne » après la Révolution. Zweig, s'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien, retrace avec pénétration l'évolution de cette trop jeune reine de 15 ans, que la faiblesse de Louis XVI va précipiter dans un tourbillon de fêtes avant de la vouer à la guillotine.
La lecture de Laurent Jacquet, mêlant sensibilité et rigueur, rend pleinement justice aux exceptionnelles qualités de biographe de Stefan Zweig.
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
39 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très beau livre,
Par Robert Redford (Québec) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marie-Antoinette (Poche)
Je n'aime pas particulièrement les livres d'histoire, et c'est pour cette raison que j'aime celui-ci.Zweig n'oublie jamais que derrière les évenements, il y a des femmes et des hommes, leurs caractères et leurs psychologies. Ainsi, sans jamais se sentir loin d'une époque pourtant révolue, on parcourt les pages de ce très beau livre avec l'impression d'en ressortir grandi, plein d'un savoir qui nous manquait jusqu'ici. Zweig sait faire aimer l'histoire, car il sait qu'elle est humaine. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
73 internautes sur 77 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A lire,
Par Catheline (Newton, MA United States) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marie-Antoinette (Poche)
Zweig est sans doute un des biographes que j'admire le plus, son grand travail de recherche s'allie toujours à une analyse sérieuse des personnages choisis, tout dans sa plume transpire la sensibilité, le désir profond de compréhension de l'humain, de sa vie, son parcours, sa déchéance, sa réussite. La biographie de Marie-Antoinette n'est pas une exception et est une merveilleuse façon de se familiariser non seulement avec cette reine, mais avec son entourage et son temps. Le livre commence avec l'arrivée de Marie-Antoinette encore adolescente en France. Sa popularité est grande auprès du peuple français, qui met dans cette belle fille blonde des espoirs d'une royauté sereine et bénéfique, mais déjà des problèmes se font pressentir : le roi Louis XVI est un jeune homme silencieux, introverti et complexé car dû à un problème physique qui ne sera soigné que sept ans après son mariage, il ne peut pas faire l'amour à son épouse. Marie-Antoinette, fille vive et sensible aux jolies choses et au beau monde, frustrée par le manque et la déception, par les commérages de la cour qui vont bon train, se réfugie dans les mondanités et les grandes dépenses. Elle est une jeune femme délicate et intelligente qui ne prendra jamais le temps d'exploiter ses possibilités intellectuelles quand il le faudra, sauf quand il sera trop tard. C'est ainsi que Zweig, très influencé par les écrits de Freud, voit cette suzeraine, délicate, intelligente, belle et fidèle mais malheureusement faite à l'image de son temps, légère jusque dans la pensée, excessive jusque dans ses coiffures, roccoco à souhait. Elle dépensera une fortune dans l'aménagement du Trianon, son petit château meringué en dehors du grand palais de Versailles, elle couvrira ses courtisans les plus vils et les plus flatteurs d'or, se fera détester du peuple en l'ignorant totalement (la reine, légère et inconsciente, ne s'intéressera jamais aux petites gens de son pays ) et se fera prendre dans les filets d'une affaire sordide, la célèbre affaire du Collier, trop longue et compliquée pour la résumer ici, mais toujours est-il que c'est, selon Zweig, ce complot qui sera la goutte qui fera déborder le vase et mènera la reine et le roi à l'échaffaud. Il semble qu'à chaque opportunité de prendre un autre chemin, de renverser les choses en sa faveur, Marie-Antoinette, qui exerce un considérable pouvoir de persuasion sur l'ambivalent Louis XVI, à chaque occasion donc, Marie-Antoinette choisit la mauvaise voie, écoute ceux qu'elle ne devrait pas. On a envie de s'interposer, on est frustré par le manque de clairvoyance, de lucidité. L'arrestation du roi et sa famille, leur séjour forcé aux Tuileries, puis leur emprisonnement au Temple, la condamnation à mort du roi, le procès de la « veuve Capet » et la fin tragique de Marie-Antoinette, trahie par ses proches et la noblesse au sens large, on vit tout cela dans un suspens terrible avec Zweig, cette vie surpasse une vie de roman, et on se demande à quel point Zweig s'est laissé prendre à aimer Marie-Antoinette, à quel point il nous la rend plus sympathique qu'elle ne l'était, quelle part de roman il apporte dans son analyse du personnage vénal que l'on a étudié à l'école... Et pourtant, pour cette biographie, Zweig s'est appuyé essentiellement sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du seul homme que Marie-Antoinette a aimé passionnément, le comte Axel de Fersen, homme noble et droit s'il en est un. Zweig fut le premier à avoir accès à cette correspondance entre la reine et son amant, correspondance cachée très longtemps par les descendants de Fersen. C'est surtout cette correspondance qui fera comprendre au lecteur l'analyse de Zweig, sa façon de voir la reine. Quand on ne s'en doute pas encore, la sensibilité que Zweig prête à la reine peut paraître exagérée, romancée. Apres lecture de certaines lettres envoyées par Marie-Antoinette au comte de Fersen, on se rend compte que l'exagération de Zweig est moindre, la souveraine déchue était une femme de la noblesse de son temps, fragile, belle, sensible, mais trop légère et trop longtemps inconsciente pour les changements qui guettaient la France. C'est une histoire tragique que nous rapporte Zweig, une vie d'excès dans l'opulence et d'excès dans l'horreur à la fin de tout... A lire... ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
35 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
BRILLANTISSIME, INCONTOURNABLE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marie-Antoinette (Poche)
Tout le talent de Stephan SWEIG, c'est de réussir à décortiquer la psychologie de ses personnages, à analyser le pourquoi et le comment de chacun de ses actes. Sa biographie de Marie Antoinette est brillante, historiquement parfaitement documentée, se lit comme un roman historique, et on rentre dans la peau du personnage. Si vous ne devez lire qu'un livre sur ce personnage, ça doit être celui-là. Je vous engage pourtant à lire également "Marie-Antoinette, l'insoumise" de Simone Bertière, qui apporte un éclairage un peu différent et pasionnant également, faisant d'ailleurs souvent référence à cet ouvrage.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|