Les cent dernières années ont vu la composition de plusieurs cycles de Quatuors à cordes de très grande qualité, depuis celui d'Arnold Schönberg (1874-1951) à celui de Nicola Bacri (né en 1961), en passant par celui d'Ottorino Respighi (1879-1936), de Frank Bridge (1879-1941), de Béla Bartok (1881-1945), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), d'Egon Wellesz (1885-1974), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Darius Milhaud (1892-1974), de Jean Absil (1893-1974), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), d'Howard Hanson (1896-1931), de Richard Flury (1896-1967), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Marcel Mihalovici (1898-1985), de Silvestre Revueltas (1899-1940), de Randall Thompson (1899-1984), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Giacinto Scelsi (1905-1988), de Michael Tippett (1905-1998), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), d'Elliott Carter (né en 1908), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), de Vincent Persichetti (1915-1987), de David Diamond (1915-2005), de Mordecai Seter (1916-1994), de Milton Babbitt (né en 1916), d'Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (né en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Mieczysaw Weinberg (1919-1996), de Leon Kirchner (né en 1919), de Robert Simpson (1921-1997), d'Iain Hamilton (1922-2000), de Ned Rorem (né en 1923), de Boris Tchaikovsky (1925-1996), de Betsy Jolas (née en 1926), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), de Donald Martino (1931-2005), de Sofia Gubaidulina (née en 1931), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Philip Glass (né en 1937), de Charles Wuorinen (né en 1938), de Jonathan Harvey (né en 1939), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Brian Ferneyhough (né en 1943), de Péteris Vasks (né en 1946), de Dmitry Smirnov (né en 1948), d'Elena Firsova (née en 1950), de Philippe Fénelon (né en 1952), de Wolfgang Rihm (né en 1952), de Françoise Choveaux (née en 1953), ou bien encore de Pascal Dusapin (né en 1955), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. L'ensemble des sept Quatuors à cordes que nous a laissé Bohuslav Martinü est tout particulièrement remarquable.
Bohuslav Martinü est né en 1890 à Policka, en Bohême (Empire austro-hongrois). Jeune, il entre au Conservatoire de Prague, mais il est deux fois renvoyé. Il poursuit son chemin en autodidacte, est engagé à l'Orchestre philharmonique tchèque en tant que second violon. Sa rencontre avec le compositeur et violoniste Josef Suk (1874-1935) marquera à jamais sa vie. Après l'indépendance de l'État tchécoslovaque, Martinü partit à Paris où il devint le disciple d'Albert Roussel (1869-1937), rencontra Arthur Honegger (1892-1955), et appartint à « L'Ecole de Paris », au coté d'Alexandre Spitzmüller (1894-1962), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Tibor Harsányi (1898-1954), de Marcel Mihalovici (1898-1985), d'Alexandre Tcherepnine (1899-1977), de Conrad Beck (1901-1989) et d'Igor Markevitch (1912-1983). Suite à l'occupation allemande, il passa en zone libre en 1940, puis partit pour les États-Unis. À la fin de la guerre, il se basera en France et en Suisse. Il mourut en 1959 à Liestal (Suisse). Il a été inhumé en 1979 à Policka, Tchécoslovaquie (République tchèque).