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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un livre bienvenu., 2 août 2008
Devant tant de malhonnêteté intellectuelle qui règne en permanence de la part de manipulateurs sans complexes qui inventent, exploitent ou magnifient les souffrances de pseudo-victimes dont ils se font les défenseurs (leur nuisant souvent tout au contraire), en réalité dans leur propre intérêt ou pour se donner de l'importance, voici un essai parfaitement bienvenu.
Dans les manifestations de rue, les médias, plateaux de télévision, à l'école et tous les autres endroits où il est possible de débusquer des victimes potentielles, les « martyrocrates » s'emparent des opportunités qui se présentent pour mettre en oeuvre leurs actions tapageuses.
Et, comme toujours, on crée des démons pour servir d'épouvantails aux mauvais instincts du peuple. Georges Bush, Ariel Sharon, Hitler ou Le Pen en coupables idéals, quand ce n'est pas le capitalisme dans son ensemble, moyen selon l'auteur de mieux taire les crimes communistes. En ne faisant jamais dans la nuance.
Le mérite de Gilles William Goldanel est, une fois de plus, de nous permettre de rentrer dans l'histoire contemporaine pour analyser ces dérives préoccupantes, véritables impostures au quotidien qui nuisent davantage à la recherche de la vérité et de l'objectivité qu'ils ne rendent effectivement service aux personnes sensées être aidées.
Face aux moralisateurs et idéologues de toutes espèces, le célèbre avocat essayiste cherche à éveiller les esprits contre ce qui altère le jugement et fausse les rapports humains.
Détestation de soi (et déjà la fameuse repentance), confusions et excès en tous genres, postures antiracistes, détestation de la civilisation occidentale, voire de la population blanche et chrétienne, fantasmes multiples, tels sont les constats que l'on peut effectuer au quotidien et qu'il est bon de voir exprimés clairement.
Un ouvrage qui met en avant de nombreuses vérités que peu osent avouer face au déchaînement de mépris ou de haines.
A titre d'illustration, je ne résiste pas à l'idée de citer quelques-uns des passages que j'avais repérés à l'époque de la lecture de ce livre :
- le rappel de l'attitude de ceux qui, à propos de la révélation des horreurs communistes que l'on ne parvenait plus à cacher dirent, en grandes consciences qu'ils se considéraient être, qu'ils « préféraient avoir tort avec Sartre que raison avec Aron » (p.66).
- ou un peu dans le même style : "On remarquera que si, dans le Nouveau Monde, la martyrocratie islamiste rencontre une opposition déterminée, il n'en est pas ainsi au sein de la Vieille Europe. Des intellectuels en vue, tel Jean Baudrillard, reconnaissent avoir ressenti une manière d'exultation lors de l'écroulement des jumelles américaines : "Nous l'avons tous rêvé, Ben Laden l'a fait", avoue-t-il dans Le Monde." (p.95)
- et enfin, sur l'antiaméricanisme (très) primaire : "Pour revenir aux organisations professionnelles "anti-racistes" qui poursuivent systématiquement les critiques contre l'islam, il ne leur sera pas non plus venu à l'idée de réclamer des comptes à l'inénarrable et populaire Siné (...) et qui, pour commémorer à sa manière le 11 septembre, écrivait tranquillement, sans que nul, à commencer par le parquet de la République, s'en émeuve :
"Faut vraiment être bouché comme un Amerloque pour désigner le 11 septembre de cette façon ! 9-11 signifie chez tous les gens civilisés : 9 novembre et pas 11 septembre. Il n'y a que ce peuple obèse et simpliste pour inverser les chiffres de cette façon idiote. Il faut être solide ces jours-ci pour résister à la tentation d'être injuste et grossier envers cette bande de pignoufs patriotards. On a souvent une envie irrépressible de se torcher avec leur drapeau étoilé...
"Ces bouffis ont toujours eu tendance à avoir le nombril plus gros que le ventre mais, depuis que deux de leurs tours leur sont tombées sur le coin de la gueule, leur égocentrisme a encore enflé, et ils aimeraient voir le monde entier se prosterner à leurs pieds et, si possible, leur lécher le cul simultanément" (Charlie Hebdo, 11 septembre 2002).
On imagine sans peine l'émotion de nos ligues bien-pensantes si on avait raillé avec la même méprisante dérision les défauts physiques ou les événements douloureux survenus à des peuples plus dignes de leur vigilante protection." (p.97)
Un ouvrage courageux, qui ne changera pas du jour au lendemain l'état d'esprit de nos « martyrocrates », mais dont on peut penser qu'il est une contribution utile à l'évolution lente des mentalités.
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6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Exceptionnel, 2 mars 2005
Une analyse brillante sur cette nouvelle tendance qu'est la victimisation à outrance.L'auteur met l'accent sur toutes les dérives actuelles de cette tendance à savoir notamment le terrorisme intellectuel sévissant en France. La thèse de l'auteur permet de comprendre la position de notre société en matière de racisme, de délinquance voire de politique. Cela permet de comprendre pourquoi l'Occident a une telle haine de soi-même et pourquoi certaines catégories ont le statut de victimes et pas d'autres. Un ouvrage clé pour comprendre notre société.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Intéressant..., 9 mai 2006
Je ne partage pas tous les points de vue du livre mais force est de constater que la vision de l'auteur sur la victimisation à outrance et sur la différenciation de la prise en compte d'un acte selon la personne responsable, vise juste.
A lire.
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